L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

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Le 29 mai, chers amis Français, tous les amoureux de la liberté vous ont applaudis


Le dernier vrai gaulliste vient-il d'outre-Manche ? On pourrait le croire, en ouvrant le blog de Daniel Hannan et sa fameuse chronique "Ici Londres" illustrée du microphone dans lequel le général de Gaulle lança son appel depuis la BBC le 18 juin 1940. Réveillant un vieux et beau mot oublié de la langue française - "résistance" - cet appel "venu du fond des âges" n'aurait pu être lancé sans l'aide du Premier ministre Winston Churchill qui dût imposer à son secrétaire d'Etat Hallifax que de Gaulle accède au micro de la BBC Internationale. Hallifax était alors conseillé par un certain...Jean Monnet. Le futur "père de l'Europe" qui conseillera trois ans plus tard au Président Roosevelt de "détruire" le même de Gaulle. En vain, heureusement. Deux visions de l'Europe allaient alors s'affronter pendant plusieurs décennies : celle de Monnet, fédéraliste, technocratique et atlantiste ; celle de de Gaulle, l'Europe des nations, des coopérations et de l'indépendance. Hannan est clairement un militant de l'autre Europe. Il n'est à ce titre pas tout à fait inconnu du monde politique français, surtout des milieux souverainistes. Le jeune député issu du parti de David Cameron, est un grand amoureux de l'Histoire européenne et, par voix de conséquence, un vrai et solide ami de la France. Pas n'importe quelle France, celle qui ne s'abandonne pas devant les forces liberticides, celle qui illumine le monde, celle qui résiste et donne aux Hommes le goût de résister.
Hannan était naturellement à la tribune du grand meeting du Non que tenait Philippe de Villiers le 21 mai 2005 au palais des sports de la porte de Versailles, comble, une semaine pile avant que la France ne disent franchement "non" à cette "Europe de Bruxelles", cette Europe de Monnet. Il avait fallu laisser les portes ouvertes, pour que la foule amassée à l'extérieur puisse entendre les voix européennes du "non"... "Dan" comme tout le monde l'appelle dans les couloirs du Parlement européen, a été de tous les meetings nationaux de son "cher ami" Philippe. En ce dixième anniversaire du "non", il a tenu a adresser, depuis Strasbourg, un vibrant message, très gaullien et gaulliste, à cette France qui, le 29 mai 2005, a porté la voix des peuples privés de référendum, dont le sien.




Message de Daniel Hannan, député au Parlement européen, secrétaire général de l'Alliance des conservateurs et réformistes européens

Voilà dix ans que la France a rejeté la constitution européenne. 
15 millions de Français courageux ont voté par procuration, au nom des 500 millions d'Européens privés de référendum. 
Vous avez voté pour que vive la démocratie, la liberté et oui - pour que vive l'Europe : la seule, la vraie, celle de nos vieilles et belles nations, porteuses d'une civilisation millénaire. 
Vous avez voté pour l'Europe des nations souveraines, 
contre cet Empire de la norme piloté par Bruxelles. 
Ce jour-là, 29 mai 2005, c'est l'honneur de la France qui a rayonné, partout. 
Dans tous les pays, les amoureux de la liberté vous ont applaudis. 
Car, sachez-le, chers amis Français, dans le monde entier, on se fait "une certaine idée de la France" 
L'idée d'une France confiante, souveraine, française et donc libre. 
Ce jour-là, cette "certaine idée" s'est exprimée haut et fort. 
Les peuples croyaient alors en avoir fini avec l'empire des technocrates apatrides. 
Dix ans plus tard, que s'est-il passé ? 
Mise à la porte par les peuples, cette Constitution est revenue par la fenêtre du traité de Lisbonne, avec : 
 - Un Président européen. 
- Un ministre des affaires étrangères et son armée de diplomates 
- Une liste illimitée de pouvoirs entre les mains des commissaires 
 - La majorité qualifiée, sans droit veto pour protéger les intérêts vitaux. 
 - La subordination de nos Constitutions nationales 
 Les technocrates ne construisent pas l'Europe des nations. 
 Ils essaient de fusionner nos peuples, malgré eux.
Le choix démocratique a donc été simplement annulé.
 Le "non" du peuple français a été effacé. 
 Comme celui des Pays-Bas et de l’Irlande.
 Comme le "non" de tous les peuples, dont le mien, réduits au silence, parce que leurs dirigeants étaient trop lâches, pour leur demander leur avis.
Le projet supranationaliste est comme un mort-vivant. 
Vous pensiez l'avoir tué, il parvient à arracher le pieu de son coeur et à reprendre sa route. 
Criblez-le de balles, il titube à peine. 
Rien ne l’arrête : ni le droit, ni la volonté des peuples européens.
Mes chers amis, vous n'avez pas mérité cela. 
Nous méritons tous d'être respectés, dans notre expression démocratique et dans nos singularités nationales. 
Le jour approche où les Européens, les vrais, auront à rebâtir, au milieu des débris. 
Refonder l’Europe de la dignité, de la souveraineté et de l'indépendance des nations. 
Une Europe où nous pourrions vivre non en mauvais colocataires, mais en excellents voisins. 
 Une Europe où la loi, l’impôt seront décidés par vos représentants, et personne d’autre. 
 Une Europe dans laquelle, votre pays comme le mien, pourront de nouveau être eux-mêmes.
 Vive la démocratie ! Vive la République ! Et vive la France !

Daniel Hannan
Député au Parlement européen
Groupe des Conservateurs et Réformistes européens

Voir aussi
http://www.hannan.co.uk/
http://www.observatoiredeleurope.com/Hannan-chez-Villiers-Vous-ne-manquerez-jamais-d-amis-_a998.html
 

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