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Derniers articles
Revue de presse
19/06/2013
Le Commissaire Rehn rappelle aux élus français les effets du droit européen qu'ils ont signé
"Dieu rit de ceux qui maudissent les conséquences dont ils chérissent les causes" écrivait Bossuet. Dieu doit donc rire beaucoup devant le tollé général provoqué au sein des élites françaises lorsqu'un membre de l'exécutif européen, en l'espèce son Président Barroso traite (non sans raisons) de "réactionnaires" ceux qui refusent la mondialisation libérale, consacrée par tout le droit communautaire voulu, chéri et célébré par ces mêmes élites françaises. Dieu a sans doute encore rit en observant les indignations parlementaires françaises devant le Commissaire Olli Rehn, invité à s'expliquer à l'Assemblée, trois semaines après les recriminations de Bruxelles à Paris sur les réformes structurelles à engager, notamment celle des retraites, une réforme bien différente de celle qui se prépare à Paris. Les questions des députés français trahissaient une défiance de plus en plus nette à l'égard de l'exécutif européen, de la part de groupes (PS, UMP, UDI) ayant pourtant indexé depuis trente ans tout leur discours et leurs actes sur l'impératif quasi-religieux d'unification européenne sous l'égide du libre-échange mondial. L'ancienne ministre socialiste Élisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères, a affirmé de sa douce (et naïve ?) voix que l'Union européenne peut « recommander mais pas commander ». L'ancienne Ministre des affaires européennes qui a dit "oui" à tout ce qui est labellisé "européen" depuis toujours, a-t-elle lu son cher traité de Maastricht de 1992 et le traité sur la stabilité, la coopération et la gouvernance (TSCG) ? « Votre recommandation très détaillée sur les retraites était très intrusive ! », a estimé la non moins naïve Danielle Auroi, elle-même présidente de la commission des affaires européennes. « Cette recommandation fait partie de la stratégie globale de l'UE pour sortir de la crise», a répondu calmement le Commissaire Olli Rehn. « Sur les retraites, nous faisons la même recommandation depuis trois ans. Cette année, nous allons un peu plus dans les détails et nous ajoutons une dimension d'urgence », a expliqué le commissaire. Olli Rehn n'a pas faibli sur son message. « Il faut agir vite pour assurer la soutenabilité du système à moyen et long terme », a-t-il insisté, rendant plusieurs fois hommage au rapport de Yannick Moreau.
15/06/2013
Devant la Cour de Karlsruhe, le gouverneur Draghi (BCE) se défend
Le président de la Banque centrale européenne (BCE ), Mario Draghi, a défendu avec véhémence jeudi le programme de rachat d'obligations de son institution, "nécessaire", "efficace" et "conforme à (son) mandat", au lendemain d'auditions devant les juges suprêmes allemands. "La décision" de mettre sur pied ce programme baptisé OMT de rachats illimités de titres de dette des pays en difficultés de la zone euro "était nécessaire. Elle a été efficace. Et elle était conforme à notre mandat", a affirmé M. Draghi dans un discours mis à disposition par la BCE. La simple annonce du programme à l'été dernier avait suffi à apaiser les marchés, sans même qu'il ait à être mis en oeuvre. La décision en faveur de l'OMT "a bénéficié à tout le monde", a argué M. Draghi, "aux obligations d'Etat, aux entreprises, aux banques mais aussi aux particuliers, et elle a bénéficié autant à la périphérie qu'aux pays du coeur" de la zone euro. La Cour constitutionnelle allemande s'est penchée lors de deux jours d'auditions mardi et mercredi sur la conformité de l'action de la BCE, et notamment du programme OMT, avec la Loi fondamentale allemande. C'est un autre membre du directoire de la BCE, l'Allemand Jörg Asmussen, qui est venu à cette occasion plaider devant les juges la cause de la BCE, et les propos de M. Draghi jeudi font écho à sa ligne de défense. Le président de la Cour a toutefois fait valoir dans ses remarques préliminaires mardi que l'efficacité du programme n'était pas une garantie de sa légalité. Le tribunal rendra son verdict dans plusieurs mois. Comme il l'a fait par le passé, il assortira vraisemblablement ce mécanisme de sauvetage de l'euro de conditions. (Les Echos)
15/06/2013
En Allemagne, le fisc doit mettre les couples homosexuels au régime hétérosexuel
Le conseil des ministres a adopté un projet de loi en ce sens, se conformant à la décision annoncée jeudi par la Cour constitutionnelle, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, au cours d'un point de presse régulier. La Cour constitutionnelle de Karlsruhe a jugé "anticonstitutionnelle" la différence de traitement fondée sur l'orientation sexuelle. La chambre basse du Parlement, le Bundestag, devrait dès vendredi étudier en première lecture le projet de loi, puis le 28 juin procéder au vote. Le Bundesrat, chambre haute représentant les Länder (Etats régionaux), devrait se pencher sur le projet en juillet. L'approbation du texte ne fait aucun doute. Depuis le 1er août 2001, les couples homosexuels peuvent officialiser leur union en Allemagne en signant un "contrat de communauté de vie". Celui-ci accorde des droits similaires à ceux du mariage, sauf en matière fiscale et pour l'adoption. Or déclarer en commun ses impôts est fiscalement intéressant pour un couple marié s'il y a une différence de revenus entre les partenaires, a fortiori si l'un des deux n'a pas d'activité salariée. Avec le jugement de Karlsruhe, rétroactif au 1er août 2001, le fisc va devoir débourser plusieurs millions d'euros pour réparer ce que la Cour a considéré comme une injustice à l'égard des homosexuels. (e-llico.com)
11/04/2013
Bruxelles particulièrement inquiète pour l'Espagne, pourtant élève-modèle de la gouvernance européenne
Désormais chargée de surveiller une batterie d'indicateurs pour prévenir de problèmes économiques afin d'éviter qu'un pays malade ne contamine les autres, la Commission européenne a publié hier l'analyse détaillée de la situation économique de 13 pays qui présentent, selon elle, des "risques macroéconomiques". Parmi ceux-ci, l'Espagne et la Slovénie souffrent de "déséquilibres macroéconomiques excessifs". Trois autres : la France, l'Italie et la Hongrie ont besoin de réformes "décisives", tandis que la Belgique, la Bulgarie, le Danemark, Malte, les Pays-Bas, la Finlande, la Suède et le Royaume-Uni nécessitent de la surveillance et de "l'action". A propos de la France, le Commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn a fait part de son inquiétude. "La France est un membre important de la zone euro et a un impact direct sur elle. Le poids trop important de sa dette publique et la détérioration de ses exportations accroissent donc la vulnérabilité de toute la zone", a-t-il déclaré. Le rapport décrit une économie qui a perdu 11,2 % de ses parts de marché à l'exportation de 2006 à 2011 et qui a une dette publique trop lourde. L'exécutif européen salue les réformes engagées par le gouvernement Ayrault, mais s'empresse d'ajouter qu'elles "ne seront pas suffisantes pour résoudre le problème de compétitivité" de l'économie et que "d'autres réponses seront nécessaires". Concernant l'Allemagne, Olli Rehn dit refuser de céder aux sirènes des Américains, du FMI ou d'autres dirigeants sur la nécessité d'une relance. Mais ce sont l'Espagne et la Slovénie qui ont été particulièrement montrées du doigt, la Commission européenne s'inquiétant vivement de la situation de ces deux pays. Elle leur a demandé de lui soumettre un programme "complet et détaillé" afin de redresser la barre. Concernant l'Espagne, sans grande surprise, c'est l'endettement qui inquiète le plus la Commission. En Slovénie, Bruxelles pointe l'extrême fragilité du secteur bancaire et demande une réponse "urgente". Selon le FMI, le secteur bancaire slovène croulerait sous environ 7 milliards d'euros de mauvaises créances. (La Tribune)
10/04/2013
La BCE pointe de forts écarts de patrimoine en zone euro
Seulement devancé par le Grand-Duché du Luxembourg, Chypre, encore au bord du naufrage financier il y a un mois, serait le pays qui compte les ménages les plus aisés en zone euro. L'Allemagne figurerait de son côté comme la moins bien dotée. La Banque centrale européenne (BCE) a publié hier ce constat détonnant, qui fait ressortir que les ménages des pays périphériques de la zone, soutenus financièrement par d'importants plans de secours, ont un patrimoine (net des dettes) plus élevé que ceux des pays qui ont participé à leur sauvetage, l'Allemagne en première ligne. En raison d'une dispersion énorme des richesses moyennes - un ménage luxembourgeois est assis sur un patrimoine près de 10 fois supérieur à celui d'un slovaque -, le document met l'accent sur les valeurs médianes, qui départagent les 50% les plus riches des 50% les plus pauvres. L'Allemagne figure ici bonne dernière de la liste, avec un patrimoine médian de 51.400 euros. Parmi les pays de la zone bénéficiant d'un plan d'aide, Chypre affiche une richesse cinq fois supérieure (267.000 euros), l'Italie et l'Espagne se situant près de 3,5 fois au-dessus. (Les Echos)
08/04/2013
Pas d'accord en vue avec la troïka
Les discussions entre le premier ministre grec, Antonis Samaras et les représentants de la troïka - commission européenne, BCE et FMI - se sont terminées, hier, sans accord. Selon le site Enet.gr, la troïka est restée sceptique sur la nécessité de fusionner la National bank et Eurobank, et des évaluations supplémentaires seront menées sur la question. Les deux parties n'ont pas non plus trouvé de compromis sur le nombre de postes de fonctionnaires à supprimer, et les créanciers d'Athènes s'interrogent sur la capacité du gouvernement de combler le trou du déficit public avec les recettes d'une nouvelle taxe immobilière. (Les Echos)
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Angela Merkel accueille Barack Obama en leader de l'Europe
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Dir : Christophe Beaudouin, Groupe Europe des Libertés et Démocraties au Parlement européen (DF), 60 rue Wiertz 1047 Bruxelles - redaction@observatoiredeleurope.com |
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