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Derniers articles
Revue de presse
17/01/2012
«La Commission nous prépare une récession de 15 ans !» selon le Ministre Magnette Le ministre Magnette va droit au but : «Nous devons tenir tête à la Commission européenne», estime-t-il. Car la politique économique et budgétaire imposée aux Etats membres prépare «une récession de 15 ans». Paul Magnette n'a pas mâché ses mots à l'égard de la Commission européenne jeudi dans les médias. Interrogé dans La Libre Belgique, De Morgen et sur La Première, des Entreprises publiques, le ministre (socialiste) de la Politique scientifique et de la Coopération au développement a dénoncé le risque de glissement vers une «Europe ultralibérale». La politique économique et budgétaire imposée aux Etats membres prépare «une récession de 15 ans», estime Paul Magnette, qui s'interroge sur la légitimité démocratique dont dispose la Commission pour mener une telle politique : «Nous devons tenir tête à la Commission européenne, comme les grands Etats le font, sinon nous allons glisser vers une Europe ultralibérale !»
15/12/2011
Frontières : la France soutient l'idée d'un gouvernement européen de l'espace Schengen
Jusqu'où irons-nous dans l'erreur européenne ? Au printemps dernier, l'arrivée de milliers de clandestins tunisiens en Italie avait conduit la France à réinstaurer des contrôles à ses frontières. Paris et Rome avaient demandé à la Commission d'élargir la gamme des clauses de sauvegarde autorisant le rétablissement des contrôles aux frontières. Invoquant des "circonstances exceptionnelles", la Commission souhaitait alors se limiter à des "clarifications", estimant que les Etats pilotent eux mêmes le système et qu'ils ont toujours refusé de confier un rôle plus large aux institutions européennes. Depuis quelques mois, plusieurs pays ont pris (ou réfléchissent) à des initiatives sur le contrôle de leurs frontières. En début de semaine, les ministres de l'Intérieur ont ainsi débattu des propositions formulées par quatre pays (France, Allemagne, Italie et Espagne) sur "un renforcement de la gouvernance politique de l'espace Schengen". Ils proposaient également un projet visant à mieux lutter contre l'augmentation de la criminalité "transfrontalière et itinérante". Souhaitant éviter les dérives, la commissaire européenne aux affaires intérieures, Cecilia Malmström, défend le principe d'un "Schengen solide, garantissant le principe de la libre circulation", une position qui éviterait toute décision "purement nationale". Soit "exactement l'inverse" de ce que souhaitent France, Allemagne, Italie et Espagne, conclut Le Monde.
15/12/2011
Le projet de traité déjà critiqué de toutes parts
Avant même d'avoir vu le jour, le traité européen négocié à Bruxelles est critiqué de toutes parts. Sur le plan politique, quatre pays craignent un vote de ratification devant leur Parlement : la Suède, le Danemark, la Hongrie et la République Tchèque. La cacophonie règne aussi à Bruxelles où chaque institution veut absolument garder ses prérogatives communautaires. De plus, Jean-Claude Juncker a semé le doute en expliquant que l'inscription dans la loi fondamentale de la règle d'or européenne sur le retour à l'équilibre budgétaire serait contraire à la philosophie constitutionnelle du Luxembourg. Ces dissonances inquiètent les marchés, déjà refroidis par le discours d'Angela Merkel devant le Bundestag hier, où elle a jugé que la sortie de crise prendrait des années. Le chef économiste du FMI, Olivier Blanchard, estime que l'accord de Bruxelles n'apporte pas une réponse encore "suffisante" à la crise de la zone euro et ne garantit pas la stabilité du secteur bancaire. Enfin, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a déploré l'état de l'UE hier devant le Parlement européen : "Je ne peux pas dire que l'Europe est plus unie et je ne peux pas dire que nous avons surmonté cette crise". "Nous sommes au bord du précipice", a-t-il averti. (Le Figaro)
15/12/2011
Pas de solidarité européenne sans peuple européen
L'idée d'une Europe unie ne doit pas être abandonnée par temps de crise, estime, la bouche en coeur, un professeur spécialiste de la démocratie et des droits de l'homme, Ian Buruma, dans le quotidien portuguais Público : "Le problème est que l'UE n'est ni un Etat-nation ni une démocratie. Il n'y donc pas de 'peuple européen' prêt à faire les sacrifices voulus lors des moments difficiles. Les riches Allemands et Hollandais ne veulent pas payer pour les imprudences économiques qui ont conduit les Grecs, les Portugais et les Espagnols dans la situation dans laquelle ils se trouvent aujourd'hui. Ils moralisent au lieu de faire preuve de solidarité, comme si tous les problèmes des pays du sud de l'Europe étaient dus à une paresse innée de leurs peuples".Après ce parfait diagnostic, Buruma veut encore croire en son rêve : "Il faut d'abord convaincre les habitants des pays riches du Nord qu'il est de leur intérêt de renforcer l'UE - ce qui est véritablement le cas. Ce sont eux qui ont bénéficié le plus de l'euro, il leur a permis d'exporter à bas prix vers les pays du Sud de l'Europe. … La démocratie peut sembler un rêve inaccessible dans une communauté de 27 Etats-nations. Sauf à renoncer à construire une Europe plus unie, ce sont là des propositions qui méritent d'être examinées." (14.12.2011, lien externe)
15/12/2011
L'Europe de l'Est plus disciplinée que l'Ouest
Les pays membres de l'UE d'Europe orientale sont aujourd'hui des élèves modèles en matière de discipline budgétaire, alors que les pays de l'Ouest redoutaient le contraire lors de l'élargissement de l'UE. C'est pourtant les anciens membres qui menacent aujourd'hui d'entraîner la faillite de l'Europe, constate le quotidien de centre-gauche Dnevnik : "La crainte que nous détruisions l'Europe, anéantissions l'euro et pillions les fonds structurels était considérable. La question était seulement de savoir qui de la Bulgarie, de la Roumanie, de la Pologne, de la Hongrie ou de la Slovénie serait le fautif. C'est la raison pour laquelle Bruxelles avait fixé des conditions aussi rigoureuses à l'adhésion à l'UE. Nous avons honoré ces conditions de manière disciplinée et obéissante. Nous, les citoyens des nouveaux Etats de l'UE, sommes les Européens les plus disciplinés et tentons fanatiquement de compenser nos budgets, souvent à nos propres dépens. La Grèce et l'Italie ont complètement déboussolé l'UE avec l'aide des banques françaises et allemandes. … Ce sont donc les anciens Etats membres qui ont conduit l'Europe au bord de la faillite." (15.12.2011, lien externe, slovène))
11/12/2011
Jean-Pierre Mustier annonce "Armageddon"
Jean-Pierre Mustier n'était pas réapparu en public depuis le procès de l'ex-trader. Lors d'un colloque à l'Ecole des mines, ce haut dirigeant de la Société Générale, aujourd'hui chez Unicredit a stupéfait son auditoire en s'abstenant de toute langue de bois sur la gravité de la crise financière. "Il faudrait peut-être parler des vrais sujets, lance-t-il en anglais, langue obligatoire de la journée. Les bonus, c’est bien gentil, mais je crois que vous ne vous rendez pas compte que d’ici deux jours, ou une semaine, notre monde pourrait disparaître. C’est Armageddon". "Nous sommes tout près d’une grande révolution sociale", lance encore celui qui est devenu en 2011 patron de l’activité de Banque de Financement et d’Investissement (BFI) d’Unicredit, banque italienne qui a annoncé 10 milliards d’euros de pertes pour le seul troisième trimestre. Selon lui, la responsabilité de la catastrophe incombe d’abord aux Etats, qui se sont surendettés et ont manqué totalement de discipline. Puis ensuite aux régulateurs, qui prennent de mauvaises décisions et ne font qu’aggraver la situation. Et aussi, aux banques, reconnaît Mustier : "Les banques ont dégagé des taux de rentabilité trop importants, continue Mustier, sans sourciller.. C’était intenable, sinon il n’y aurait plus eu que des banquiers et des avocats et les autres acteurs de l’économie seraient morts." Une remarque qui ne manque pas de sel, venant de l’ancien patron de la banque de marché de la Société Générale, dont la BFI dégageait des taux de rentabilité de 30% avant la crise. Cette description apocalyptique terminée, Mustier soumet à l’auditoire médusé le choix qu’il reste aux banquiers: "soit c’est 1789, soit c’est un changement majeur de notre industrie, comme ce qui s’est passé pour internet après 2000." Les banquiers, selon cet oracle, vont donc devoir réviser sérieusement leurs modèles. "Se désendetter, retourner sur leurs marchés domestiques, et faire des produits de plus en plus simples." Et elles auront de plus en plus de difficulté à octroyer des crédits à leurs clients, notamment aux PME. Quant aux Etats, les marchés ne leur laissent guère le temps de se réformer. Et Jean-Pierre Mustier de citer en exemple la Malaisie qui avait décidé de se refermer sur elle-même en instaurant un très sévère contrôle des changes ce qui lui a permis de s’isoler des marchés et de mener ses réformes à bien. Retour au protectionnisme financier? "Evidemment pour l’Europe, cela sera plus compliqué, reconnaît le banquier. Il n’y a pas de solution facile." Mustier reste aussi persuadé qu’en temps de crise, personne ne joue collectif. "Dans ces cas- là, on n’est plus Européen, c’est plutôt du chacun pour soi", rappelle-t-il. Pour les solutions, on reste un peu sur sa faim. (avec challenges.fr)
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Chevènement rappelle le "vice constitutif" de la monnaie unique et réclame un référendum
15/12/2011
Juppé prépare l'opinion française à la perte du triple A
15/12/2011
Le projet européen "n'a tenu aucune de ses promesses"
15/12/2011
La moitié des Français n'a plus espoir dans l'Europe
15/12/2011
Un essai lucide pour se préparer à la "déconstruction européenne"
07/12/2011
SOUVENONS-NOUS
Choquant, amusant, étonnant ou éclairant : l'unification européenne a été source de diverses inspirations tout au long de l'Histoire...
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Dir : Christophe Beaudouin, Groupe Europe des Libertés et Démocraties au Parlement européen (DF), 60 rue Wiertz 1047 Bruxelles - redaction@observatoiredeleurope.com |
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