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Derniers articles
Revue de presse
09/03/2012
Le projet européen : du "nationalisme de vieillards apeurés"
Dans un billet précédent sur les sept familles européennes, j'avais mis en avant certaines composantes un peu nauséabondes du parti européen. Défenseurs d'une Europe catholique, ou blanche, ou blanche et catholique, plus ou moins violents, ils constituent la grande masse des supporters du projet européen. Il s'agit de préférer nos voisins à ceux qui sont plus lointains. Il n'y a qu'au Front de Gauche qu'on croit que l'Union européenne est un projet internationaliste. Donc conseillons aux internationalistes européens de visionner le clip ci-dessus. On y voit une nation isolée agressée par un noir, un arabe et un chinois. La faible femme est seule dans un hall de gare vide. Un instant de réflexion, la dame se démultiplie, comme autant de petits pains. Nous voilà avec douze dames. Et voici que s'évaporent le noir, l'arabe et le chinois. Message très subtilement transmis : les nations européennes sont entourées de gens agressifs et mal élevés. Unies elles peuvent vaporiser ces fâcheux, qui s'évanouissent devant notre sagesse. C'est à juste titre que François Asselineau estime que l'Union européenne ne fait là que se ranger à la thèse du choc des civilisations. L'occasion de relire les Penchants criminels de l'Europe démocratique...L'Europe n'est pas un projet internationaliste, c'est du nationalisme de vieillards apeurés, un projet de suprématistes blancs. (Edgar, http://www.lalettrevolee.net )
05/03/2012
Abandon de la présidence française de l'Union pour la Méditerranée : colère des souverainistes
C'est par la voix du député Dominique Souchet, proche de Philippe de Villiers, que les souverainistes ont dénoncé, dans un communiqué (29/02) l'abandon à l'Union européenne de la co-présidence de l'UPM : "Nous avions salué en son temps le lancement par la France de l’Union Pour la Méditerranée, en juillet 2008, initiative intergouvernementale, qui visait au départ à promouvoir la coopération et à défendre les intérêts communs des pays riverains de la Méditerranée. L’objectif initial avait été une première fois dénaturé, après l’acceptation par la France d’inclure parmi les membres de l’UPL l’ensemble des États de l’Union Européenne, qu’ils aient ou non une façade méditerranéenne. Le projet perdait ainsi une bonne part de sa cohésion géographique et de son intérêt géopolitique. Mais le pire était encore à venir. Le 27 février 2012, la France a abandonné la co-présidence de l’UPM au profit de l’Union Européenne. Désormais, les réunions des Ministres des Affaires étrangères relèveront donc de la Haute Représentante, Madame Ashton, et les réunions ministérielles techniques, des Commissaires européens. Du fait de cette capitulation en catimini de la France, de ce renoncement à l’intergouvernemental, de ce basculement au profit des procédures communautaires, l’avenir de l’UPM risque de ressembler trait pour trait à celui du processus communautaire de Barcelone, dont elle avait pourtant vocation à corriger l’inconsistance et l’inefficacité. A cause de ce renoncement de la France, pourtant à l’origine de cette belle idée, l’Union Pour la Méditerranée, qui aurait pu enclencher, sous la responsabilité des États, un processus dynamique de coopération étroite entre pays méditerranéens, est appelée à s’enliser dans les dédales de la bureaucratie bruxelloise" conclut le député MPF de la Vendée.
02/03/2012
Pour la France, la dette grecque représente déjà 40 milliards d'euros
Le coût global s'élève à 350 milliards d’euros depuis mai 2010. Le premier plan de sauvetage de la Grèce avait coûté 110 milliards d’euros, dont 80 milliards à la charge de la zone euro, et 30 milliards à la charge du FMI. Le second plan de sauvetage sera plus coûteux : 117 milliards d’euros pour l’UE et 13 milliards d’euros pour le FMI auxquels il faut ajouter 100 milliards d’euros de dettes effacées par le secteur privé, ainsi qu’une participation inédite de la BCE estimée à 12 milliards d’euros. Pour la France, ce coût s'élève déjà à plus de 40 milliards d’euros. La France a en effet octroyé 16,8 milliards d’euros de prêts à la Grèce, lors du premier plan de sauvetage. Les garanties de prêts attribuées à la Grèce dans le cadre du second plan d’aide sont évaluées à 24 milliards d’euros. Cela alourdira d’autant la dette publique de la France qui atteint déjà 1 700 milliards. En effet, lors du premier plan de sauvetage à la Grèce au printemps 2010, la France avait prêté directement à ce pays 11,3 milliards sur un engagement de 16,8 milliards. La dette publique avait alors été alourdie de 11,3 milliards. L’aide française passera par le Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui prête aux Etats en difficultés avec la garantie des Etats membres. Du fait de l’ensemble des engagements du FESF envers la Grèce mais aussi envers le Portugal et l’Irlande (9,5 milliards), la dette publique française devrait être alourdie de 38,5 milliard d’euros. L’addition s’avère donc salée pour la France, et ce n’est pas fini….(Sophie Mével & Le Figaro du 21 et du 22/02/2012)
14/02/2012
Grâce au złoty, l'économie polonaise se porte bien
D'après des données actuelles de l'institut statistique polonais GUS, les exportations polonaises ont progressé de 15 pour cent l'année dernière par rapport à la même période l'année précédente, et atteignent désormais un montant de 130 milliards d'euros. Cela montre la stabilité de l'économie polonaise malgré la crise de l'euro, analyse le quotidien Rzeczpospolita : "Les entreprises polonaises qui ont exporté leurs marchandises s'en sortent bien grâce à la faiblesse du złoty. Les fabricants de meubles ont même connu l'année la plus faste de leur histoire. On distingue également un autre facteur qui révèle la solidité des bases de l'économie polonaise : les investissements directs étrangers ont nettement augmenté. Ceux-ci s'élèvent à près de dix milliards d'euros. C'est presque moitié plus qu'en 2010. Que nous apportera l'année en cours ? Il ne devrait pas y avoir de nouvelles positives d'ici fin juin. On s'attend en effet à une récession de la zone euro." (14.02.2012, lien)
14/02/2012
Six pays européens dégradés par Moody's
L'agence de notation Moody's a dégradé dans la nuit de lundi à mardi la note souveraine de six pays de l'Union européenne : Italie, Portugal, Espagne, Malte, Slovénie et Slovaquie. Pour la France, la Grande-Bretagne et l'Autriche, disposant de la note maximale AAA, la perspective a été réduite de "stable" à "négative". On peut toutefois mettre tranquillement à la corbeille l'avertissement de l'agence de notation, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : "Cette dégradation n'est rien de plus qu'une tentative d'harmonisation tardive aux évaluations rendues par les autres agences de notation. La justification ne comporte rien de neuf et se limite à rabâcher des poncifs qui ne correspondent en outre pas à l'évolution des marchés. Car la contradiction de Moody's a déjà été résolue : dans un contexte de stricte austérité, la politique monétaire doit prendre les choses en main. La Banque centrale européenne (BCE) joue un rôle déterminant dans cette phase. Elle pourrait peut-être faire - ou surtout dire - davantage pour réduire l'incertitude des marchés. Mais il est incontestable que son initiative [la mise à disposition de liquidités à taux réduit pour les banques] s'est révélée judicieuse et n'a eu aucune conséquence préoccupante pour l'inflation. Il est d'autant plus étonnant que Moody's ne dise rien sur la politique monétaire de la BCE." (14.02.2012, lien)
14/02/2012
"La Chine n'a pas l'intention de racheter l'Europe" rassure l'organe officiel du PC chinois
La crise de la zone euro sera au cœur de la rencontre, aujourd'hui à Pékin, entre le premier ministre Wen Jiabao et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le président du Conseil, Herman Van Rompuy. Le vote du Parlement grec sur le plan d'austérité exigé par les créanciers n'a pas échappé aux Chinois, qui restent néanmoins inquiets sur l'avenir de la zone euro. Si la Chine a indiqué à plusieurs reprises sa volonté de participer au Fonds européen de stabilité financière (FESF), puis au Mécanisme européen de stabilité, elle n'a pris jusqu'à maintenant aucun engagement chiffré. "Alors que les rencontres entre dirigeants chinois et européens ont systématiquement donné lieu, ces derniers mois, à des spéculations sur le soutien que Pékin pourrait apporter à l'euro, une avancée sur ce dossier semble désormais moins improbable", écrit Les Echos. Selon Le Figaro, la deuxième économie mondiale détiendrait plus de 550 milliards de dollars de dette souveraine européenne. Mais "La Chine n'a pas l'intention de racheter l'Europe" comme a titré lundi Le Quotidien du Peuple. Pékin juge que soutenir l'Europe, c'est aider la Chine (Les Echos). Selon le quotidien économique, l'Europe est devenue la destination prioritaire des investissements chinois à l'étranger. La Chine, qui insiste sur l'indécision des Européens, apprécierait en retour un geste « symbolique» de l'Europe. (Les Echos)
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56 % des Français souhaitent renforcer les pouvoirs nationaux face à Bruxelles
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Dir : Christophe Beaudouin, Groupe Europe des Libertés et Démocraties au Parlement européen (DF), 60 rue Wiertz 1047 Bruxelles - redaction@observatoiredeleurope.com |
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