L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

Fondé en 2005 - Plus de 2 400 articles en accès libre

S'abonner
Rss
Twitter
Facebook




mon Email :






Recherche par mots-clés


Analyse
La mondialisation est un fait. La globalisation est une idéologie. La première se constate. La seconde doit pouvoir être critiquée. La première appelle des réponses politiques. La seconde organise au contraire l'évacuation du Politique. Derrière le projet de globalisation, il y a l'extension illimitée de l'idéologie techno-marchande à toute la planète, et à tous les domaines de l'existence humaine. Ce n'est pas un seul pays en tant que tel qui le propage, c'est une superclasse mondialisée. Il n'y a pas de complot, seulement des intérêts convergents et parfaitement cupides. Une sorte de super-colonialisme au profit d'un...
Que veut exactement la myriade d'intérêts privés qui lobbyisent massivement les fonctionnaires, commissaires et élus de l'Europe intégrée ? Davantage de profits, naturellement - pour ceux qui opèrent dans le champ des affaires et de la finance (deux tiers des lobbies) - et toujours plus de droits subjectifs - pour ceux qui opèrent dans le champ culturel et sociétal. Libre-échangistes et sociétalistes se proclament en choeur "Européens convaincus", alors qu'en réalité, ils rêvent moins des promesses éternelles de l'Europe unie - le mythe salvateur des « 3 p » : Prospérité, Puissance et Paix, mythe dont l'échec...
Du pouvoir aux affaires, des affaires au pouvoir : à Bruxelles, on appelle cela les "revolving doors", les "portes tournantes" ou "tourniquets". Les (ex) dirigeants, hauts fonctionnaires, agents ou (ex) députés constituent le principal canal, et sans doute le plus efficace, permettant aux intérêts privés de maîtriser les canaux de production législative et des politiques publiques. Les lobbies d'affaires et les grosses firmes recrutent beaucoup de leurs agents d’influence (les fameux "lobbyistes") parmi les commissaires européens, personnels administratifs ou députés. Le phénomène touche non seulement les très hauts...
Lorsque le pouvoir n'est plus légitimé par le consentement populaire, il perd de vue le Bien commun. Autocentré, il n'a plus d'autre finalité que lui-même et les intérêts particuliers des oligarchies qui savent manier le gouvernail que le Politique, sans contrainte ni violence, a abandonné entre leurs mains. Voilà en effet trente ans que l’on construit politiquement l’impuissance du Politique. Le pouvoir déraciné voit alors ses structures, ses procédures, ses personnels totalement transformés, devenus poreux aux grands intérêts privés, mondialisés comme lui. Capitale mondiale du lobbying devant Washington, Bruxelles...
En dépit de l’indigence intellectuelle de l’idéologie qui régit l’Union Européenne, la capacité subversive de son langage est réelle grâce en particulier à une sélection de mots de sens fort constamment martelés. La subversion étant (dictionnaire) « l’action visant à saper les valeurs et les institutions établies », ce sont bien les principes fondateurs de la civilisation européenne qui sont aujourd’hui l’objet d’un travail de sape, à savoir : le droit à la souveraineté, la liberté des nations, les devoirs de l’intérêt national et général, l’équité comme condition d’équilibre de la société, la recherche du progrès...
Dans le bâtiment, l'intérim ou l'agriculture, les entreprises des pays de l'Est détachant des salariés vers la France sont accusées de favoriser le dumping social, à la faveur de la législation européenne qui met en oeuvre le marché unique des services prévu par le Traité. La directive Bolkestein instaurait à ce titre le "principe du pays d'origine" pour faciliter la libre-prestation de services pour les entreprises prestant dans d'autres pays. Avec la directive "détachement", il s'agit des salariés, et seulement dans le cas où ils sont détachés par leur entreprise de leur pays dans un autre, et pour une courte durée....
Emanation de l’appareil eurocratique, le Groupe Spinelli (http://www.spinelligroup.eu), du nom de l’intellectuel euro-communiste italien Altiero Spinelli (1907-1986), fait de nouveau un peu parler de lui. Non que ses positions aient évolué ou qu’il ait quelque chose d’original à proposer, mais les élections européennes approchant, il s’inquiète que l’électorat européen soit séduit par le discours eurosceptique et se détourne du grand projet de fédéralisme européen en faveur duquel le Groupe milite. Le Groupe Spinelli pense que l’Union européenne doit devenir comme une démocratie parlementaire nationale et non plus une...
Il est désormais clair que l’année prochaine s’annonce sous de lugubres auspices. La consommation intérieure n’est plus aujourd’hui soutenue que par un mouvement de désépargne qui touche plus particulièrement les classes populaires. La contraction du volume du Livret A en est la preuve. Par ailleurs, l’environnement économique international s’avère bien plus sombre que ce que l’on pouvait penser au début de 2013. Les Etats-Unis auront une croissance plus faible que prévue, ceci résultant tant de la baisse des gains de productivités (tombés autour de 1% par an) que d’une lente remontée des taux d’intérêts qui pénalisent...
Au regard du fédéralisme classique, l'Europe de Bruxelles a la tête en bas et les pieds en l'air... L'Union ne cesse de s'ingérer dans la vie interne des États membres, dans les compétences qui, dans le fédéralisme classique, relèvent naturellement et exclusivement des États fédérés : on sait les plaisanteries des chansonniers sur le modèle de bicyclette européenne ou sur le volume d'eau dont doit disposer la chasse d'eau européenne, réglés dans le détail par les institutions de Bruxelles - plus sérieusement, le gouvernement français de Jean-Marc Ayrault découvre, avec émotion, le 29 mai 2013, la liste détaillée des...
"Nos compromissions, nos renoncements, notre manque de courage, de dignité, le non-respect des valeurs au nom desquelles nous prétendons agir et combattre, ça ne va plus du tout. Nous ne sommes plus des pays dignes de respect de la part du monde musulman, et vous savez combien le monde musulman respecte des partenaires qui sont pleinement conscients de ce qu'ils sont, de leur identité, de leur croyance éventuellement, tout ça, ça compte énormément..." Le Dr Annie Laurent, écrivain, journaliste et chercheur spécialiste du Moyen Orient était auditionnée le 10 septembre au Parlement européen à Strasbourg, à l'invitation du...
Le 17 juin dernier, l'Union européenne et les Etats-Unis ont officiellement lancé les négociations en vue d'établir un accord de libéralisation des échanges entre les deux zones, baptisé "Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement". Dans un article publié par Alternatives Economiques cet été, le principe même de la négociation ouverte début juillet est mis en question : "Europe-Etats-Unis: Faut-il un accord de libre-échange ?" se demande Christian Chavagneux (n° 094 - juillet 2013 ). Une critique que partage Christophe Beaudouin, docteur en droit, invité de Louis Daufresne sur Radio Notre Dame le 12...
En s’en tenant au « consensus » compris comme le « consentement du plus grand nombre, de l’opinion publique », c’est peu dire que le consensus européen n’est pas au mariage homosexuel mais très massivement au statu quo, c’est-à-dire à la définition traditionnelle assise sur le modèle biologique homme-femme. La loi française contribuerait donc plutôt à creuser la division avec l’immense majorité de ses partenaires, en particulier ceux de l’Est européen. Une telle arithmétique pourrait-elle cependant évoluer à la faveur du ralliement de la France à la dynamique actuelle du droit transnational européen des minorités...
La Déclaration universelle de 1948, le Pacte de l'ONU sur les droits civils et politiques ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme de 1950 inscrivent clairement le mariage dans le cadre anthropologique naturel de la reproduction sexuée, laquelle suppose évidemment l'altérité homme/femme. Le Conseil constitutionnel n'a jamais manqué de déclarer inconstitutionnels les traités européens depuis vingt ans, invitant le constituant à la révision de la Constitution. N'aurait-il pas dû agir de façon analogue en constatant que la loi Taubira était incompatible avec les engagements internationaux de la France ? Cette...
La BCE, le FMI et l'Union européenne, que l'on appelle la troïka, ont refusé une restructuration immédiate de la dette grecque dès le début de la crise. Résultat de cette décision : ce sont les contribuables européens qui ont payé la facture. Atlantico : Après l'adoption de plusieurs plans de sauvetage pour les pays en difficulté, notamment la Grèce, la Troïka (le FMI, la Commission européenne et la BCE) est sous le feu de nombreuses critiques. Parmi celles-ci : ne pas avoir accepté une restructuration immédiate de la dette grecque afin que les détenteurs de dettes grecques puissent transférer ces "actifs", et donc le...
Le Luxembourg a annoncé un assouplissement du secret bancaire et Bruxelles presse l'Autriche de modifier sa Constitution sur ce point. Une directive européenne de 2013 prévoit que l’ensemble des Etats-membres ne pourront refuser de transmettre des informations à son administration ou celle des pays de l’Union sous le prétexte que ces informations sont détenues par une banque ou un établissement financier. L’UE a pour projet dès janvier 2015 d’imposer un échange automatique d’informations sur cinq types de revenus et de capitaux en complément de la levée du secret bancaire entre administrations nationales. L’Autriche...

Tout quitter ? 22/03/2013

"Gouverner c'est prévoir"... même pour ceux qui ne gouvernent pas (encore). Depuis quelque temps, les voix eurocritiques françaises n'hésitent plus, devant l'ampleur de la faillite économique, sociale, culturelle et démocratique du projet européen, à briser le tabou du maintien de la France dans l'Union européenne actuelle. A gauche ni Jean-Luc Mélenchon ni encore moins Jean-Pierre Chevènement n'ont osé franchir ce Rubicon du Rubicon. A droite en revanche, on entend évoquer de plus en plus ouvertement et selon diverses modalités, le scénario d'un retrait pur et simple de la France de l'Union européenne. Au cours de la...
Le Parlement européen et les Etats membres de l'Union européenne sont parvenus à un accord permettant à la Banque centrale européenne de superviser la quasi-totalité des banques de la zone euro dès 2014. L’étape finale d’abandon de la démocratie en zone euro est encore inachevée, mais le processus est bien lancé. Dans cette étape, la BCE n’aura plus trop à se cacher. Elle régentera les politiques fiscales, l’immobilier, peut-être aussi la natalité. Les élections seront abolies, car les gens ont trop tendance à mal voter. La toute-puissance de la BCE : a soumis les peuples de la zone euro en 6 étapes   1. Au...
Donc c’est dit, c’est fait, le gouvernement vient de reconnaître, par la bouche du Premier Ministre, que nous n’atteindrons pas les objectifs fixés à l’automne dernier, que ce soit dans le domaine des déficits publics ou de la croissance. Il n’y a là rien d’étonnant. Il a été expliqué sur ce carnet à diverses reprises pourquoi il devait en être ainsi. L’importance du choc fiscal et budgétaire imposé à la France était tel qu’il ne pouvait qu’avoir des conséquences très néfastes sur la croissance. Ce qui est plus intéressant est de comprendre pourquoi le gouvernement s’est-il enfermé dans le déni de réalité depuis septembre...
1 2 3 4 5 » ... 13

Après le Brexit, reprenons la plume aux fédéralistes. Voici le nouveau traité qui sortira l'Europe de l'idéologie. "Nous peuples d'Europe..." : pour un nouveau Traité fondamental européen