L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

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Forum européen des universitaires, chercheurs, journalistes et hauts-fonctionnaires pour un débat libre










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Analyse
Depuis quelques mois, même si les médias continuent d’entretenir la fable selon laquelle l’euro aurait protégé l’Europe pendant la crise, d’autres discours voient le jour, et notamment la possibilité d’un éclatement de l’euro, avec notamment la situation difficile de la Grèce. Pourquoi la Grèce pourrait sortir de l’euro La situation grecque est en effet très instable. Le pays vient de faire une opération vérité sur les chiffres du déficit budgétaire qui s’est soldée par une augmentation de la prévision de déficit de 6 à 12% du PIB pour 2009 !!! La Grèce a sans doute la pire situation financière de la zone euro,...
Dans son article sur l’expulsion des Allemands, « indésirables en Alsace » après 1918, Pascale Hugues veut susciter la compassion et la révolte face à ce qu’ils ont subi. Mais pourquoi eût-il fallu un traitement de faveur pour l’Allemagne après cette guerre perdue, quand elle-même a sévi comme on sait tant qu’elle était victorieuse ? Et puis la cause de ces Allemands amplifie celle de leurs compatriotes d’aujourd’hui, les Vertriebenen victimes de la défaite suivante, qui réclament la restitution des territoires dont celle-ci les a privés. Cela n’est pas un facteur de paix. par Yvonne Bollmann* En Allemagne, la question...
Le biais des médias en faveur de l'Union européenne n'est plus à prouver (1). Le second référendum irlandais sur le traité de Lisbonne nous a donné une nouvelle occasion de constater l’unanimisme habituel. Les commentateurs dissimulent à peine le soulagement que leur procure le « oui » irlandais obtenu de façon on ne peut plus discutable. Deux sujets majeurs – intimement liés – font consensus dans la quasi-totalité des médias : le libéralisme et la construction européenne. Ils nous sont toujours présentés comme allant de soi. Pourquoi sommes-nous ainsi privés d’un débat public digne de ce nom ? Les taux d’abstention aux...
La prévision est un exercice périlleux pour ceux qui s’y livrent : on extrapole forcément à partir de faits connus et non de faits inconnus, ce qui rend généralement l’exercice rapidement obsolète. Qui aurait pu prévoir en octobre 2004, par exemple, que la France se cabrerait contre le projet de traité constitutionnel en croyant choisir un modèle économique ou les heurts et malheurs du traité de Lisbonne ou encore la crise bancaire et économique, sa brutalité et le retour tout aussi inattendu de la croissance ? Cela étant, l’exercice est intéressant, car il permet de mettre en exergue des tendances, de pointer des...
Le 2 octobre prochain, l'Irlande devra s'exprimer une seconde fois au sujet du traité qu'elle avait refusé lors du référendum le 12 juin 2008 par 53,4% des suffrages. A la clé : la "garantie" qu'elle préserverait sa souveraineté des empiétements de l'Union européenne sur certaines questions sensibles, qui avaient cristallisé le "non" au traité de Lisbonne : définition de la vie, neutralité irlandaise, impôts, droits sociaux, commissaire européen. A l'analyse pourtant, il apparaît qu'en fait de "garanties juridiquement contraignantes", les Irlandais n'ont en réalité obtenu qu'une promesse, laquelle n'engage que ceux qui...

Un an après... 14/09/2009

La crise commencée au début de 2007 connaît donc une accalmie. À voir comment les banques ont reconstitué leurs profits, et les banquiers leur appétit illimité, on pourrait même croire qu’elle est terminée. Il n’en est rien, et la stabilisation actuelle risque d’être provisoire. Les problèmes posés par cette crise n’ont en rien été résolus par les mesures prises depuis un an. Il est particulièrement regrettable, mais pas spécialement surprenant, que le sentiment de relative sécurité dans lequel nous sommes depuis le mois de mai nous ait conduits à renoncer aux mesures les plus importantes et les plus radicales. Les...
C’est un arrêt historique que la Cour constitutionnelle allemande a rendu le 30 juin dernier, saisie par plusieurs députés de droite (CSU) et de gauche (Die Linke) au sujet de la loi autorisant - visiblement à la légère - la ratification du traité de Lisbonne. D’abord accueillie avec enthousiasme par les fédéralistes - la décision ne soulève pas formellement d’incompatibilité du traité européen, tel qu'interprété par la Cour, avec la Loi fondamentale (Constitution) allemande – sa lecture attentive légitime en réalité les préoccupations démocratiques de tous les adversaires de l’intégration supranationale. Certes, le...
On savait déjà que le Conseil constitutionnel avait dû statuer, exceptionnellement, en une petite semaine seulement sur la conformité du traité de Lisbonne avec la Constitution française, en décembre 2007. Cette fois, c'est le rapport public 2009 du Conseil d’État qui révèle, page 54, que le projet de la loi n°2008-125 autorisant les parlementaires à défaire ce que le peuple avait fait le 29 mai 2005 n’aurait été soumis qu’à sa commission permanente[1], contrainte de statuer en 24 heures sur ce forfait. L'analyse de Jean-Yves Crevel. Rappelons que cette consultation était bien indispensable. En effet, si le...
Et si le feuilleton du traité de Lisbonne n’était pas terminé ? Il reste en effet quelques « détails ». Le président tchèque n’a pas encore signé le traité. Le président polonais non plus. Quelques recours sont en route, essentiellement en Allemagne. Cela, tout le monde le sait. Restent les Irlandais.Pour emporter l’adhésion de Dublin, il faut un nouveau référendum. Encore quelques mois à attendre. Certes, il semble que les partisans du non aient perdu du terrain et les Vingt-Six ont fait des promesses à l’Irlande, pour amadouer les électeurs. Tout cela était « virtuel », mais le Conseil européen du 19 juin est passé à la...
Sans adaptation de la Constitution allemande pour restaurer le rôle du Parlement dans la décision européenne, l'Allemagne abdiquerait sa souveraineté à l'Union Européenne, qui souffre d'un "déficit structurel de démocratie" : c'est en substance ce que vient de dire la Cour constitutionnelle allemande saisie du traité de Lisbonne. Un arrêt mi-figue mi-raisin qui ne bloque par le traité mais gène les fédéralistes. Il n'est pas sans rappeler le rapport de la Commission juridique de la Chambre des Lords en Grande-Bretagne qui avait défini en 2007 des "lignes rouges" censées protéger la souveraineté parlementaire britannique....
Pour une large part des électeurs inscrits, l'abstention fait figure de véritable refus de vote. L'assemblée de Strasbourg n'a de "parlement" que le nom. La raison d'être d'un parlement est de représenter un peuple. Or il n'y a pas de peuple européen - c'est même la tare originelle qui rend le principe même de toute "construction européenne" illégitime. Ce n'est donc pas parce que les électeurs ont boycotté le vote que l'europarlement est illégitime, mais bien l'inverse : c'est parce que ce dernier ne peut se prévaloir d'aucune légitimité politique que les urnes ont été délaissées. La cartographie du refus de vote est...
En dépit d’avertissements multiples depuis la fin du printemps 2008, les autorités publiques ont constamment minimisé la gravité de la situation. Non seulement la dynamique de la crise financière a été sous-estimée, mais les autorités ont refusé de prendre en compte la dégradation rapide de l’activité économique en Allemagne, qui est le premier partenaire économique de la France. Aussi, la mise en place d’un plan de relance a été très tardive et celui-ci n’a pas été conçu de manière à être crédible. Pour Jacques Sapir, les solutions concertées à l'échelle européenne sont évidemment à privilégier si on le peut, mais les...
"Naïve et laxiste", "l'Europe a toujours adopté une vision de très grande ouverture au libre-échange, en sorte qu'elle est aujourd'hui la zone la plus ouverte au monde. Elle n'exige même pas de réciprocité dans l'ouverture aux échanges, c'est-à-dire que les marchés des pays avec lesquels elle commerce soient aussi ouverts que les siens". C'est ainsi que l'économiste pourtant très "européen" et libéral Christian Saint-Etienne a condamné la politique européenne actuelle dans un article "Le libre-échange est-il coupable ?" (Les Echos, 23 avril). Il appelait alors à la mise en place de "taxes compensatoires" face au dumping...
Les élections européennes du 7 juin ont été remarquables au moins autant par leurs résultats que par l’aveuglement des commentateurs. Ces derniers ont ainsi mis en avant la « vague conservatrice » à laquelle on aurait assisté. Mais, celle-ci a été des plus relative face à l’abstention, elle réellement historique, que l’on a connu dans ces élections. Il convient, avec le recul nécessaire, de comprendre ce que ces élections ont révélé. Au-delà des premières réactions, il est probable que nous avons assisté au début de la fin de la construction européenne telle que nous la connaissons. par Jacques Sapir, Directeur d’études...
Il en est de l'impôt européen comme de la Turquie : à quelques jours du scrutin européen, UMP et PS tentent de faire oublier ce que leurs eurodéputés sortants préparent ouvertement et depuis des années à Strasbourg et Bruxelles. François Hollande suggère un emprunt européen, Xavier Bertrand se dit contre le nouvel impôt européen et pourtant, PS, UMP et Modem avaient voté de concert le rapport Lamassoure (UMP) en faveur d'un impôt européen (29 mars 2007). Nicolas Sarkozy lui-même n'a cessé de réclamer une «réforme ambitieuse» du financement de l'UE, avec des dépenses financées «par des ressources européennes et non plus...
Les prix de marché de l’électricité sont naturellement bien plus élevés que les tarifs dits "régulés" dont nous bénéficions aujourd’hui. Quant aux prix du gaz, ils suivent ceux du pétrole. Avec la libéralisation du marché de l'énergie et la fin programmée des tarifs régulés, la facture énergie des Français risque de subir une forte hausse, de l’ordre de 25%...pour commencer. Celle des entreprises et des collectivités, qui sont entrées les premières dans le système, a déjà augmenté de plus de 60% depuis la libéralisation... En décembre dernier, la Commission européenne a ouvert une procédure d'infraction contre la...
On a le droit de soutenir l'actuelle Union Européenne. On a le droit de la critiquer et de vouloir une autre Europe. Mais on n'a pas le droit de dire vouloir changer d'Europe lorsqu'on est à l'origine de cette Europe-là ! Sauf à reconaître publiquement ses erreurs. Or, entre le dernier discours de Nicolas Sarkozy sur l'Europe et la polémique PS-MoDem après la diffusion du petit clip du premier sur le second, on assiste à un véritable bal des hypocrites. Queques rappels : - la mise en concurrence des systèmes fiscaux et sociaux des États (Acte Unique Européen) a été votée en 1986 par 100% du groupe socialiste, 100% du...
Dans son discours de Nimes, Nicolas Sarkozy ratifie l'analyse de Philippe de Villiers sur l’état de l’Europe. Il dénonce tous les méfaits de l’Europe actuelle : Europe molle, sans volonté politique, qui a trahi le volontarisme des Pères fondateurs ; Europe qui a été un acteur majeur de la mondialisation sauvage ; Europe qui mène des politiques contraires aux intérêts européens : politique folle de la concurrence, absence de politique industrielle, politique agricole sans ambition … Là, Sarkozy fait du Villiers. Il nous rejoint sur le diagnostic : «il faut changer d’Europe», leitmotiv du discours de Nîmes. Toutefois, si le...
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