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Derniers articles
Revue de presse
31/01/2012
Merkozy tente d'aménager la tutelle sur le gouvernement grec
Berlin a été trop loin avec la Grèce et Angela Merkel fait marche arrière : pas question d'installer un commissaire européen à Athènes, ni de lui donner un droit de veto sur les dépenses du gouvernement Papademos. La proposition a été critiquée dans toute l'Europe. "Il n'est pas question de mettre sous tutelle quelque pays que ce soit. Ce ne serait ni raisonnable, ni démocratique, ni même efficace", a réagi Nicolas Sarkozy (Le Figaro). Président de l'Eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker a jugé le projet "inacceptable". Jean Asselborn, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, l'a jugée "pas très saine" tandis que le chancelier autrichien Werner Faymann a qualifié la démarche de "vexante". Hier, Angela Merkel a fait machine arrière. "Je ne cherche pas la polémique, mais plutôt un dialogue productif", a dit la chancelière, soucieuse de calmer le jeu au sommet européen. "Le désaveu est cinglant pour le ministère allemand des Finances allemand", commente Le Figaro. Pour ce qui est de la situation en Grèce, le quotidien publie un article sur la situation désespérée des Grecs et explique que "le gouvernement Papademos est incapable de faire les réformes" pour des raisons politiques.
31/01/2012
Pour le Prix Nobel Paul Krugman, l'Allemagne mène l'Europe dans le mur
Le Monde donne la parole à Paul Krugman, prix Nobel d’économie. Il se montre particulièrement sévère s’agissant des mesures récentes prises en Europe pour faire face à la crise de la dette, regrettant notamment la rigidité de Berlin. « La crise reste considérée uniquement comme un problème de dérives budgétaires. Ce n’est pas le cas », souligne-t-il. Il appelle de ses vœux une politique monétaire « plus agressive encore que celle des Etats-Unis. Il n’y a pas d’autre moyen de faire les ajustements nécessaires. La BCE devrait racheter plus de dettes d’Etat mais aussi favoriser davantage l’expansion monétaire ». Selon lui, « l’inflation n’est pas le problème mais la solution », car « une politique monétaire moins stricte avec une inflation plus élevée – autour de 4% - offrirait une part de flexibilité qui manque à la zone euro ». Un des problèmes majeurs actuellement serait à cet égard la position allemande, dictée par son histoire, d’une trop grande rectitude budgétaire. Parallèlement, il estime utile un renforcement de l’intégration budgétaire et la création d’eurobonds.
31/01/2012
Hollande s'asseoit sur la France du "non" Cités par Edgar, deux billets sur François Hollande, fort intéressants, chez Descartes le blogueur. Le premier sur le décollage de Hollande au Bourget, le second sur le passage du même à la télé, face à Juppé. Extrait : "sous cet oecumenisme de façade, le "projet présidentiel" est le fruit d'un choix résolument girondin. Car il y a une catégorie qui a été oubliée dans la distribution: les "républicains" plus ou moins jacobins. Pour eux, il n'y a rien. Par contre, le "projet" contient tout ce qu'ils détestent: les concessions aux particularismes régionaux (ratification de la charte des langues régionales et minoritaires, constitutionnalisation du régime particulier de l'Alsace-Moselle...), réduction des compétences de l'Etat ("nouvelle étape de la décentralisation" donnant "plus d'autonomie" aux collectivités locales), transfert de nouvelles pouvoirs et compétences vers les institutions européennes. Sous le discours qui prétend réconcilier la gauche du "non" et la gauche du "oui", se cache en fait le choix d'ignorer olympiquement l'une de ces deux composantes."
17/01/2012
«La Commission nous prépare une récession de 15 ans !» selon le Ministre Magnette Le ministre Magnette va droit au but : «Nous devons tenir tête à la Commission européenne», estime-t-il. Car la politique économique et budgétaire imposée aux Etats membres prépare «une récession de 15 ans». Paul Magnette n'a pas mâché ses mots à l'égard de la Commission européenne jeudi dans les médias. Interrogé dans La Libre Belgique, De Morgen et sur La Première, des Entreprises publiques, le ministre (socialiste) de la Politique scientifique et de la Coopération au développement a dénoncé le risque de glissement vers une «Europe ultralibérale». La politique économique et budgétaire imposée aux Etats membres prépare «une récession de 15 ans», estime Paul Magnette, qui s'interroge sur la légitimité démocratique dont dispose la Commission pour mener une telle politique : «Nous devons tenir tête à la Commission européenne, comme les grands Etats le font, sinon nous allons glisser vers une Europe ultralibérale !»
15/12/2011
Frontières : la France soutient l'idée d'un gouvernement européen de l'espace Schengen
Jusqu'où irons-nous dans l'erreur européenne ? Au printemps dernier, l'arrivée de milliers de clandestins tunisiens en Italie avait conduit la France à réinstaurer des contrôles à ses frontières. Paris et Rome avaient demandé à la Commission d'élargir la gamme des clauses de sauvegarde autorisant le rétablissement des contrôles aux frontières. Invoquant des "circonstances exceptionnelles", la Commission souhaitait alors se limiter à des "clarifications", estimant que les Etats pilotent eux mêmes le système et qu'ils ont toujours refusé de confier un rôle plus large aux institutions européennes. Depuis quelques mois, plusieurs pays ont pris (ou réfléchissent) à des initiatives sur le contrôle de leurs frontières. En début de semaine, les ministres de l'Intérieur ont ainsi débattu des propositions formulées par quatre pays (France, Allemagne, Italie et Espagne) sur "un renforcement de la gouvernance politique de l'espace Schengen". Ils proposaient également un projet visant à mieux lutter contre l'augmentation de la criminalité "transfrontalière et itinérante". Souhaitant éviter les dérives, la commissaire européenne aux affaires intérieures, Cecilia Malmström, défend le principe d'un "Schengen solide, garantissant le principe de la libre circulation", une position qui éviterait toute décision "purement nationale". Soit "exactement l'inverse" de ce que souhaitent France, Allemagne, Italie et Espagne, conclut Le Monde.
15/12/2011
Le projet de traité déjà critiqué de toutes parts
Avant même d'avoir vu le jour, le traité européen négocié à Bruxelles est critiqué de toutes parts. Sur le plan politique, quatre pays craignent un vote de ratification devant leur Parlement : la Suède, le Danemark, la Hongrie et la République Tchèque. La cacophonie règne aussi à Bruxelles où chaque institution veut absolument garder ses prérogatives communautaires. De plus, Jean-Claude Juncker a semé le doute en expliquant que l'inscription dans la loi fondamentale de la règle d'or européenne sur le retour à l'équilibre budgétaire serait contraire à la philosophie constitutionnelle du Luxembourg. Ces dissonances inquiètent les marchés, déjà refroidis par le discours d'Angela Merkel devant le Bundestag hier, où elle a jugé que la sortie de crise prendrait des années. Le chef économiste du FMI, Olivier Blanchard, estime que l'accord de Bruxelles n'apporte pas une réponse encore "suffisante" à la crise de la zone euro et ne garantit pas la stabilité du secteur bancaire. Enfin, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a déploré l'état de l'UE hier devant le Parlement européen : "Je ne peux pas dire que l'Europe est plus unie et je ne peux pas dire que nous avons surmonté cette crise". "Nous sommes au bord du précipice", a-t-il averti. (Le Figaro)
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Vue de France et d'Allemagne : deux grands constitutionnalistes imaginent "l'Europe d'après"
31/01/2012
L'Union européenne, pigeon du libre-échangisme mondial, se rebiffe...
31/01/2012
Chevènement rappelle le "vice constitutif" de la monnaie unique et réclame un référendum
15/12/2011
Juppé prépare l'opinion française à la perte du triple A
15/12/2011
Le projet européen "n'a tenu aucune de ses promesses"
15/12/2011
SOUVENONS-NOUS
Choquant, amusant, étonnant ou éclairant : l'unification européenne a été source de diverses inspirations tout au long de l'Histoire...
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Dir : Christophe Beaudouin, Groupe Europe des Libertés et Démocraties au Parlement européen (DF), 60 rue Wiertz 1047 Bruxelles - redaction@observatoiredeleurope.com |
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