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30/06/2009
Ankara se réjouit de la nomination de Pierre Lellouche
C'est ce que révèle le correspondant de Libération à Bruxelles, Jean Quatremer, sur son blog : "Pierre Lellouche, le nouveau secrétaire d’État français aux affaires européennes qui est un fervent militant de l’adhésion de la Turquie à l’Union, est « un de mes très bons amis » a confié le ministre turc chargé des affaires européennes, Egemen Bagis, à un groupe de journalistes européens qu’il avait invités à déjeuner, aujourd’hui, à la résidence de l’ambassadeur de Turquie (les pâtisseries turques sont une merveille ;-)). « C’est un intellectuel de qualité qui comprend les implications à long terme des problèmes ». Bagis estime que « si Nicolas Sarkozy, qui le connaît bien, l’a nommé à ce poste, c’est pour une bonne raison. Je crois qu’il va influencer les autres membres du gouvernement, qu’il va les convaincre des avantages de l’adhésion de la Turquie et qu’ainsi le bon sens va prévaloir à la fin. Pierre peut être un bon catalyseur ». Les Turcs confient qu’ils ont voté pour lui, lorsqu’il s’est présenté à la présidence de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, en novembre 2004, alors que les Britanniques, eux, faisaient campagne contre son élection… Lellouche, par ailleurs membre de la « Trilatérale », créée par le groupe Bilderberg et le « Council on foreign relations », a finalement été élu et a présidé cette assemblée consultative de 2004 à 2006. Un service qui créait des liens. Au cours de ce déjeuner, le jeune ministre (39 ans), qui fait partie de l’aile libérale de l’AKP, a plaidé avec passion pour l’adhésion de son pays à l’Union. « La Turquie n’acceptera rien de moins que l’adhésion pleine et entière. On est enceinte ou pas et si on l’est, on accouche d’une adhésion, pas d’autre chose ». Pour lui, « le temps travaille en faveur de la Turquie. Aujourd’hui, elle a besoin de l’Union. Dans dix ans, ce sera l’inverse ».Lire la suite sur le Blog de Jean Quatremer
30/06/2009
La justice allemande suspend la ratification du Traité de Lisbonne
La Cour constitutionnelle allemande a suspendu mardi en l'état le processus de ratification du Traité de Lisbonne, réclamant une loi pour garantir les droits du Parlement allemand.Les juges constitutionnels ont confirmé que le Traité du Lisbonne était "compatible avec la Loi fondamentale" (Constitution allemande), mais ils ont estimé que des paramètres législatifs faisaient encore défaut. "Les outils de ratification de la République fédérale d'Allemagne pour le Traité de Lisbonne ne peuvent être déposés tant que n'est pas entrée en vigueur la nécessaire mise en oeuvre légale des droits de participation parlementaire", a estimé la Cour constitutionelle. En clair, les juges constitutionnels n'ont pas estimé que le Traité de Lisbonne menaçait la souveraineté de la République, mais ils ont jugé en revanche que les droits de co-décision du Parlement allemand devaient être clairement inscrits dans une loi.Cette décision devrait donc avoir un impact sur le calendrier du processus de ratification par les 27 pays membres de l'Union européenne.La Cour constitutionnelle s'est toutefois dite "confiante" mardi que "le parlement allemand surmonte rapidement le dernier obstacle" à la ratification du Traité par l'Allemagne. (Karlsrhue, 30 juin 2009 -AFP)
26/06/2009
Deux nouveaux chapitres bientôt ouverts pour l'adhésion de la Turquie
La Commission européenne souhaite l'ouverture avant la fin de l'année d'au moins un autre chapitre de négociation avec la Turquie en vue de son adhésion, a indiqué vendredi le commissaire européen à l'Elargissement Olli Rehn. Alors que l'Union européenne (UE) doit en principe ouvrir mardi prochain un 11e chapitre, qui porte sur la taxation, M. Rehn a souhaité l'ouverture du 12ème, portant sur la concurrence, durant la présidence suédoise de l'UE qui s'ouvre pour six mois le 1er juillet. "Nous avons jusqu'à présent ouvert 10 chapitres, ce qui, en trois ans (depuis octobre 2005 ndlr), est une bonne performance. Nous ouvrirons le chapitre sur la fiscalité la semaine prochaine, ce qui est un autre succès. Il nous en reste 24 à ouvrir", a-t-il résumé à l'issue d'un entretien avec le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu. Soulignant la "dimension particulière" du chapitre sur la concurrence, M. Rehn, un chaud partisan de l'adhésion de la Turquie, a jugé possible que "cet important chapitre soit ouvert d'ici la fin de l'année". Mais, a-t-il souligné, "nous avons besoin de voir la législation" turque "concernant les aides d'Etat adoptée avant que l'assemblée nationale prenne ses congés d'été". "Nous aurions alors de plus grandes chances de voir s'ouvrir ce chapitre sur la concurrence"", a-t-il estimé. "C'est dans les mains" d'Ankara, a-t-il souligné, sans avoir l'air de craindre que les Etats de l'UE publiquement opposés à l'adhésion pleine et entière de la Turquie, comme théoriquement la France et l'Allemagne, ne retardent voire ne bloquent l'ouverture de ce chapitre. "Les réformes politiques" en Turquie "demeurent le moteur du processus d'adhésion", a affirmé le commissaire européen, évoquant, outre la concurrence, le secteur de l'environnement. Il a également cité "l'ouverture du très important chapitre de la politique sociale et l'emploi" qui est conditionnée à "l'adoption" par Ankara "d'une loi sur les syndicats conforme aux normes de l'Organisation internationale du travail (OIT) et de l'UE". "Nous travaillons très fort sur certaines législations", a assuré pour sa part le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, évoquant "l'ambiance amicale" de son entretien avec M. Rehn. La Turquie a entamé en octobre 2005 des négociations en vue de son adhésion à l'UE. Les discussions sont rendues difficiles par la non-reconnaissance par Ankara de la République de Chypre, membre de l'UE, par la lenteur des réformes démocratiques en Turquie et par l'hostilité de plusieurs pays européens à l'idée même d'une entrée du pays dans l'UE. M. Davutoglu a souligné l'intensité des contacts entre l'UE et la Turquie, cet entretien avec Ollie Rehn étant "le troisième en deux mois". Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, également de passage à Bruxelles vendredi, en est lui "à sa seconde visite en cinq ou six mois", a-t-il remarqué. La veille à Bruxelles, le ministre turc chargé des Affaires européennes, Egemen Bagis, avait exhorté les Européens à ne pas s'opposer à l'entrée de son pays dans l'UE, en soulignant qu'une adhésion enverrait un message d'ouverture capital à l'ensemble du monde musulman. M. Erdogan avait récemment indiqué que la Turquie, après le 11e chapitre de négociation, voudrait en voir s'ouvrir deux autres avant la fin de l'année. (AFP, 26 juin 2009)
24/06/2009
Lellouche, un avocat de la Turquie aux Affaires européennes
Sur son blog, Vincent Jauvert, grand reporter au Nouvel Observateur s'interroge : "Pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il nommé Pierre Lellouche aux Affaires européennes? Le choix est apparemment incohérent. Le président de la République a fait du "non" à la Turquie l'axe majeur de sa campagne pour les élections européennes et voilà qu'il installe un farouche partisan du "oui" à ce secrétariat d'Etat. "Fermer la porte de l'Union Européenne à la Turquie serait un erreur monumentale,expliquait, par exemple, Pierre Lellouche en 2004. Certains jouent avec la peur : c’est indigne. ". Mais il y a une logique à la nomination de cet ami d'Ankara à ce poste.
1/ Pendant six mois, l'UE sera présidée par la Suède qui a fait de la poursuite des négociations avec la Turquie l'un de ses principaux chevaux de bataille. 2/ Comme je l'ai écrit récemment, Nicolas Sarkozy a besoin d'Ankara sur la plupart des sujets diplomatiques majeurs pour la France (les relations syro-israéliennes, l'Iran, l'Afghanistan, la défense européenne, les relations Arménie-Azerbaïdjan...). 3/ Le dossier turc est source de tension entre l'Elysée et la Maison Blanche. Nommer un ami de la Turquie (et des Etats-Unis) aux Affaires européennes c'est donc faire un geste d'apaisement envers Ankara avec laquelle les relations sont exécrables depuis plusieurs mois (Nicolas Sarkozy avait d'ailleurs envoyé Pierre Lellouche en mission en Turquie l'an dernier pour tenter d'arrondir les angles, sans grand succès). Cela augure-t-il pour autant d'un assouplissement de la position française concernant l'ouverture de nouveaux chapitres de négociation? Ce n'est pas impossible."
24/06/2009
Les groupes européistes refusent d'être considérés comme des lobbies
Les groupes européistes sont-ils des lobbies comme les autres ? Le fait est que la plupart des groupes influents sur les institutions européennes refusent de s'inscrire comme lobbies à Bruxelles. S'ils persistent, leurs contributions ne sera plus prises en compte, a averti lundi la Commission européenne. Or, d'abondantes subventions européennes - entre 40 et 50 millions d'euros par an - nourrissent, depuis des années, cette myriade de mouvements, associations, think-tanks et autres "centres de réflexion" fondés et dirigés par des personnalités européistes, qui mènent ouvertement, y compris pendant les campagnes référendaires, des actions (conférences, expositions, publications) en faveur des traités d'intégration supranationale et de l'abaissement continu des protections économiques européennes. Aujourd'hui pourtant, "Friends of Europe" (les Amis de l'Europe), la fondation "Notre Europe" créée par l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors, et l'institut "Bruegel", dont l'objectif affiché est de "contribuer à l'efficacité des politiques économiques en Europe", sont trois des groupements rétifs à l'idée de s'inscrire sur "le registre des personnes intéressées" créé par la Commission en juin 2006. "Nous ne sommes pas des lobbyistes et nous ne voulons pas être inscrits comme tels", a expliqué à l'AFP Nathalie Furrer, une des responsables de "Friends of Europe". "Nous sommes favorables à un code de conduite des centres de réflexions, mais nous ne voulons pas qu'il nous soit imposé de nous inscrire sur la liste des lobbyistes", a-t-elle ajouté. Mme Furrer pense qu'aucun des grands groupes n'acceptera de s'inscrire en raison de leur refus d'être assimilés à des lobbies. Aucun responsable de "Notre Europe" ou de l'institut "Bruegel" n'était immédiatement disponible pour commenter ces informations. L'inscription sur ce registre concerne "tous ceux qui cherchent à influer sur l'élaboration des politiques et les processus de décision des institutions européennes" pour "dissiper les soupçons qui entourent certains représentants de groupes d'intérêts", précise la Commission. Elle se fait sur une base volontaire. 29 seulement des 63 groupes actifs à Bruxelles se sont inscrits, et très peu de grands noms, à l'exception du European Policy Centre, du Lisbon Council et de la fondation Willy Brandt, a précisé la Commission. Rappelons que Bruxelles est la capitale mondiale du lobbyisme (lire Les lobbies trois fois plus actifs à Bruxelles qu'à Paris ) avec quelques 20.000 lobbyistes (avec AFP Bruxelles, 22 juin 2009)
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