L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE
Dimanche 14 Mars 2010
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Revue de presse
02/03/2010

Bruxelles autorise un nouvel OGM, les eurobéats s'étonnent

Bruxelles autorise un nouvel OGM, les eurobéats s'étonnent
Après le maïs, la pomme de terre ? Toujours est-il que la décision de la Commission de Bruxelles d'autoriser la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora relance la polémique sur les OGM. Elle relève presque de la provocation alors que la France et six autres pays européens observent un moratoire sur la culture du maïs Mon810 autorisé par Bruxelles en 1998. En réalité, la Commission européenne, utilise la pomme de terre pour pousser ses pions en faveur des OGM. Greenpeace France a appelé Paris à déclencher la « clause de sauvegarde » pour faire barrage à cette culture. (...) Le PS a jugé que « le gouvernement français doit imposer un moratoire ». Les autorités françaises ont saisi le Haut Conseil des biotechnologies (...) « La Commission européenne n'a pas respecté l'avis des États membres, qui souhaitaient un renforcement de l'expertise !" a déploré Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie (...) Théoriquement, la pomme de terre Amflora n'est pas destinée à la consommation humaine. Mais rien ne garantit qu'elle ne se retrouvera pas dans le circuit commercial à l'insu des consommateurs. Déjà, des experts pointent les dangers qu'elle pourrait représenter pour la santé. Elle devrait être utilisée pour la production de papier et l'alimentation animale. Mais fort de sa brillante élection par le Parlement européen il y a un mois, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, lui, veut relancer le processus d'autorisation de la culture des deux OGM controversés très vite (...) "L'autorisation de la culture du maïs MON 810 et de la pomme de terre Amflora est une de ses priorités", a confié une source au sein de l'exécutif bruxellois sous couvert de l'anonymat. "Il veut aller vite pour se débarrasser de ce problème qui lui a pourri son premier mandat", a confirmé un responsable européen. (avec ladepeche.fr, 4 mars 2010 ) Lire aussi : Souveraineté alimentaire contre nourriture FrankensteinOGM : le Parlement français s'exécuteOGM et supranationalisme européen, La Vendée se déclare département sans OGM, Un plan secret européen pour activer la production d'OGM, OGM : Bruxelles attaque la France devant la Cour, OGM : c'est au tour du Sénat de s'exécuter, OGM : Bruxelles rappelle qui commande, L’UE préfère les fabricants d’OGM à notre santé  , OGM : maïs espagnol cherche asile agricole en FranceOGM : Luxembourg menace de nouveau la France, Incorrigible Commission de Bruxelles, Bruxelles autorise deux nouveaux OGM et poursuit la France.

20/02/2010

Vous avez aimé les subprimes ? Vous adorerez les dark pools

Vous avez aimé les subprimes ? Vous adorerez les dark pools
Les dark pools ce sont des marchés financiers informels où l'on s'échange des titres de gré à gré, sans passer par une bourse qui centralise les ordres et indique des prix de marché en permanence. De plus en plus, les banques s'échangent ainsi des paquets d'actions en toute discrétion, à des cours inconnus du grand public. De là à imaginer que seule la veuve de Carpentras continuera à acheter ses actions au cours officiel, pendant que les banques établiront entre elle de "vrais" prix, il n'y a qu'un pas.  Une seule chose est sûre, avec cela, les marchés financiers - qui n'ont pourtant pas fait la preuve dernièrement de leur utilité - deviendront de plus en plus difficiles à contrôler.  Un article récent des Echos donne plus d'informations là dessus.  Les tenants de l'Union européenne qui nous rend plus forts seront en tout cas ravis d'une précision apportée par l'article. L'origine des dark pools : "une directive européenne de 2007, dite MIF (marchés d'instrument financiers), qui a cassé le monopole des Bourses au nom de la concurrence et autorisé ces nouveaux services boursiers à se défaire de la traditionnelle obligation de transparence avant l'exécution des ordres". Décidemment, l'Europe, j'adore. (Edgar, la lettre volée )

19/02/2010

Bruxelles ne veut pas trop punir les banques

Bruxelles ne veut pas trop punir les banques
D'après une information confidentielle, la Commission européenne prévoit de demander aux banques des placements plus sécurisés. Les épargnants doivent ainsi être mieux protégés des pertes. Mais ce plan ne devrait pas avoir pour but de punir trop sévèrement les banques, requiert le journal libéral économique Financial Times Deutschland  : "Toute une série de propositions circule actuellement ; cela va du renforcement des directives concernant le capital propre au versement obligatoire d'une redevance dans un fonds de sauvetage des banques ou dans les caisses de l'État, en passant par l'interdiction du commerce indépendant et à la titrisation des crédits. Leur point commun, c'est de vouloir protéger la communauté des erreurs commis par le monde financier, mais aussi d'accabler les banques.... Il faudrait que les gouvernements et les autorités de régulation réfléchissent bien à la manière exacte dont ils veulent faire rentrer l'argent, et comment ils veulent s'en servir le plus raisonnablement possible. Contrairement à ce que les bénéfices élevés de quelques établissements pourraient laisser penser, ceux-ci ne disposent eux-mêmes pas de fonds très importants. Quand les premières directives entreront en vigueur et qu'en outre les banques centrales renforceront la politique monétaire très laxiste, la marge de manœuvre se rétrécira aussi pour l'octroi de crédits. C'est à cela que l'UE devrait penser au moment de déterminer le montant des versements dans le fonds de garantie des dépôts." (19.02.2010 )

18/02/2010

Les retraites finançables sans réforme ?

Les retraites finançables sans réforme ?
Cest la conclusion que l'on peut retirer sans crainte d'un rapport d'un groupe de travail mis en place par cet excellent organisme qu'est la Commission européenne.Présentation sur le blog de Jean-François Couvrat, du Monde. En gros, au maximum il y aura, pour la France, un surcoût de 2,7 points de PIB à financer pour couvrir les besoins, pas plus que ce qui a déjà été absorbé entre 1980 et 1993.On retient que la variable clé en matière de retraites (comme en matière de santé), c'est le taux de croissance. Seuls les mauvais esprits souligneront que la zone euro a justement le taux de croissance le plus bas de la planète...(Edgar, la lettre volée )

03/02/2010

L'Europe "simplifiée" de Lisbonne se ridiculise sur la scène internationale

L'Europe 'simplifiée' de Lisbonne se ridiculise sur la scène internationale
Il y a le camouflet du Président américain, décommandant sa participation au sommet UE-Etats Unis de mai prochain (par peur des fulgurances géopolitiques de notre super-Ministre européenne des affaires étrangères Lady Ashton peut-être ?) Et il y a ceux qui, voulant bien faire, se prennent les pieds dans le mille feuilles institutionnel des "tops jobs" de l'Europe du traité de Lisbonne. Ainsi, le président de Mongolie Tsakhia Elbegdorj, en tournée diplomatique à Bruxelles, a montré mardi, à l'instar de nombreux Européens, que la profusion de présidents dans les institutions européennes avait de quoi donner le tournis. "Je remercie le président du Conseil européen", a dit M. Elbegdorj à l'issue d'une rencontre avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. S'apercevant rapidement de sa méprise, M. Elbegdorj a corrigé en remerciant "le président des commissaires". "Je viens d'être reçu par le président du Conseil européen, j'ai été reçu hier par le président du Parlement européen et après cette réunion je vais rencontrer le président du Conseil européen... euh... j'ai été reçu par le président des commissaires", a-t-il déclaré. Trois présidents qui veillent jalousement à leurs prérogatives respectives, de préférence pour ne point s'en servir, sont à la tête des trois principales institutions européennes: la Commission dirigée par M. Barroso, le Parlement présidé par le Polonais Jerzy Buzek et le Conseil présidé de façon permanente par le Belge Herman van Rompuy. A ces trois Présidents s'ajoutent le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, qui assure la présidence semestrielle de l'UE et celle de la vice-présidente de la Commission et Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, la Britannique Catherine Ashton. (avec AFP, 2/02/10) Cette organisation a été voulue par le traité de Lisbonne pour simplifier le fonctionnement de l'Europe... Défense de rire.

03/02/2010

Camouflet du Président Obama à l'Union européenne

Camouflet du Président Obama à l'Union européenne
Le président américain Barack Obama n'assistera pas au sommet de l'UE et des Etats-Unis prévu en mai en Espagne. Cette décision est officiellement motivée par le souhait du président américain de se consacrer aux questions de politiques intérieures. La presse européenne présume toutefois qu'il ne veut pas perdre son temps avec cette Europe-là, à l'instar du quoditien madrilène El Pais  dans son édition du 3 février : "Washington ne voit pas dans l'UE un partenaire majeur ni une communauté d'intérêts", constate le journal. "L'ascension de la Chine et d'autres pays émergents réduit l'influence européenne." De même Jochen Bittner dans son blog Planet in progress déplore : "Il s'avère que le traité de Lisbonne n'honore pas une de ses principales promesses. L'Europe ne s'exprime toujours pas d'une seule voix, mais dans un chœur dissonant. Les deux personnages principaux qui devaient y remédier, le président permanent du Conseil européen et la 'ministre des Affaires étrangères de l'UE' ne rassemblent pas, comme on s'y attendait, le pouvoir de représentation en matière de politique étrangère de l'Europe. … Outre les querelles à Bruxelles, la décision d'Obama est tout à fait compréhensible. L'Europe n'est pas aussi importante aux yeux du gouvernement américain qu'elle pense l'être. Pourquoi le serait-elle ? Les véritables opportunités et les risques de la politique mondiale sont ailleurs. En Chine, en Afghanistan, en Inde et en Amérique latine. … L'UE de Lisbonne pourrait encore faire la découverte la plus douloureuse sur son rôle dans le monde : imaginez que l'UE parle d'une seule voix et que personne n'écoute." Le fait est que lorsque l'Europe a réussi à parler d'une seule voix, c'était pour ne rien dire. (03.02.2010 )


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