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Mercredi 27 Avril 2011

Multiculturalisme en France et en Europe : une trahison des élites



Les classes dirigeantes avaient la mission historique, et même anthropologique, de protéger les droits élémentaires de ceux qu’ils dirigent. Le droit à un minimum d’identité et de fierté collectives en fait partie. Or, face à un mondialisme qui tend à saper toutes les racines et toute identité nationale, les "gens de la base" comprennent que leurs dirigeants, en tous les cas, ceux qui font l’opinion dominante, ont pris parti contre eux. Pire, ils infligent une condamnation morale à un sentiment naturel : le sentiment commun d'appartenance. Il faut ajouter à cela la déchristianisation et plus généralement la chute encouragée des transcendances.
La question du multiculturalisme, ce n’est pas d’abord le problème des minorités, c’est celui de nos élites. La principale source de la xénophobie en France aujourd’hui, ce ne sont pas les immigrés, c'est le terrorisme moral des lobbies antiracistes et leurs relais médiatiques. La francophobie, la haine de soi – haine de son patrimoine et de sa mémoire – qui règne au sein des élites politiques, économiques et médiatiques, a pour inévitable revers le rejet de l'autre - particulièrement dans les périodes où les sentiments d'insécurité (économique, physique, culturel) gagnent le peuple - un rejet qui peut s’exprimer hélas au sein des classes populaires, mais aussi chez les dirigeants. On n’a jamais vu un peuple qui ne s’aimait pas lui-même être capable d’aimer les autres.


LA QUESTION DU MULTICULTURALISME EN FRANCE ET EN EUROPE

Une société multi-culturelle est une société multi-conflictuelle. Même les Pays-Bas et la Grande-Bretagne en sont revenus.
Une société multi-culturelle est une société multi-conflictuelle. Même les Pays-Bas et la Grande-Bretagne en sont revenus.

Intervention prononcée à l'Institut pour la démocratie et la coopération, par Roland Hureaux

La question du multiculturalisme est au cœur du débat politique en France et en Europe.  Le 17 octobre 2010,  la  chancelière allemande Angela Merkel  faisait  une déclaration très remarquée pour dire  que le multiculturalisme en Allemagne était un échec.  Thilo Sarrazin,  qui est, lui,   social-démocrate a écrit un livre-choc allant dans le même sens.  Une  série d’affaires   a défrayé la chronique: la question des minarets en Suisse, le refus d’autoriser   des mosquées en Norvège – il est intéressant de voir que ces deux pays, qui ne sont pas membres de l’Union européenne, se comportent de manière différente des pays qui en sont membres– ;  en France se pose  la question de la burqa , de la viande hallal  et il y en a beaucoup d’autres.  Tout cela semble montrer la remise en cause d’un modèle  multiculturel en vigueur depuis 20 ou 30 ans et qui est encore dominant, en particulier parce qu’il a l’appui de la pensée « politiquement correcte »  et qu’il  exerce toujours une  très forte emprise sur la classe dirigeante politique, médiatique et même économique. 

Ce modèle multiculturel, on peut le décrire assez rapidement. Il comporte d’abord   l’acceptation sur le territoire de l’Europe occidentale d’une immigration massive en provenance des pays du Sud  (je ne parle pas des Roms qui sont du folklore !) : on en a la preuve avec la déclaration récente de Jean-Paul Delevoye,  qui n’est pas n’importe qui puisqu’il était médiateur de la République,  et il  n’est pas de gauche -  il vient de l’UMP  : il  a déclaré il y a quelques jours qu’il fallait 4 ou 5 millions d’immigrés supplémentaires en France pour équilibrer les comptes de la Sécurité sociale.  Ce modèle comporte en même temps  l’opprobre jeté sur toute revendication d’identité  nationale ou européenne, qu’elle soit culturelle, religieuse ou  nationale.  Il est ainsi plutôt mal vu d’être en France un défenseur de la francophonie.  Sur le plan religieux nous connaissons tous les débats qui ont eu lieu sur les racines chrétiennes de l’Europe, lesquelles ne sont finalement pas  mentionnées dans le traité de Lisbonne.  On évoquera, dans la même veine, des  affaires plus récentes comme l’affaire Lautsi soumise à  la Cour européenne des droits de l’homme,  et où  l’intervention de la Fédération de Russie a sans doute été décisive pour qu’on n’interdise pas les crucifix dans les lieux publics en Italie et dans le  reste de l’Europe comme cela avait été décidé en première instance.

 

Il y a une autre affaire, plus récente,  qui est tout à fait extraordinaire qui est celle  du calendrier   que la Commission européenne a diffusé à plusieurs millions d’exemplaires dans les écoles d’Europe : un calendrier avec l’estampille de l’Europe  et où sont mentionnées toutes les fêtes religieuses de la planète ou presque, y compris les fêtes sikhs - et musulmanes bien entendu-,   à l’exception des fêtes religieuses chrétiennes !   Monsieur Barroso s’est excusé en disant que c’était  une erreur de secrétariat !   Il n’y a évidemment que les naïfs qui peuvent croire que c’était là une erreur de secrétariat :   il y a derrière  cette affaire une volonté claire de pédagogie, et qui dit pédagogie en la matière dit idéologie, de formater les esprits à l’absence totale, à l’arasement   de l’identité européenne, et,  comme on soupçonne que cette identité est tout de même un peu chrétienne, et bien ,   on fait comprendre aux gens que cette identité doit disparaître : on laisse les autres fêtes religieuses mais on enlève les fêtes chrétiennes.

Le corollaire de cet effacement de l’identité nationale et européenne est, au contraire, la tolérance, voire l’encouragement à l’affirmation des  identités issues de l’immigration. Les modalités de cette pratique multiculturelle ont varié d’un pays à l’autre.  En Allemagne pendant longtemps, l’immigration turque, tout en étant promue dans ses valeurs propres,  a été tenue à l’écart de la citoyenneté ;  ce n’est que depuis une dizaine d’années qu’elle y a un accès beaucoup plus facile.  Je suis allé à Berlin il y a pas très longtemps et j’ai pu constater que, à la différence de ce qui se passe à Paris, vous avez une espèce d’apartheid : des quartiers qui sont exclusivement allemands où il n’y a pas de Turcs et des quartiers turcs où il n’y a pas d’Allemands, ni d’autres immigrés ou de musulmans.  En France, il y a un certain mélange même s’il y a des spécificités de quartiers.  En revanche, vous avez en Angleterre une propension au communautarisme qui est sans doute beaucoup plus forte que chez nous et qui est conforme, paraît-il,  à  une certaine  tradition britannique ; ainsi  on a pu  entendre l’archevêque de Cantorbéry,  chef de l’Eglise anglicane,       prôner  la reconnaissance de la  charia par les tribunaux britanniques.   De même, dans les statistiques, la police est contrainte à veiller à ce qu’il n’y ait pas trop de personnes de couleur arrêtées ou inculpées : malgré l’affaire  Zemmour, nous n’en sommes pas encore là en France. 

 

La France a en effet une certaine spécificité.  D’abord certains auteurs, et non les moindres,   comme Emmanuel Todd, disent qu’il y a chez nous une plus grande accoutumance historique à la diversité.  C’est vrai pour les modèles de famille :    la France est le pays d’Europe qui a les modèles familiaux les plus hétérogènes alors qu’ils sont plus homogènes dans les îles britanniques, en Allemagne et en Russie (ils sont également assez hétérogènes en Italie mais c’est une autre question).  D’autre part nous avons conservé de notre ancienne puissance coloniale un certain nombre de départements et territoires d’outre-mer,  qui  relèvent du   droit français de manière presque totale  mais dont la majorité  des habitants  est composée de gens de couleur ou de métis , territoires  que l’on considère depuis plusieurs siècles comme  français à part entière,  alors que l’Angleterre, par exemple, a largué tous les territoires analogues qu’elle possédait   aux quatre  coins de la planète.  Parenthèse : ces territoires permettent  à la France d’être aujourd’hui la première puissance mondiale, à égalité avec les Etats-Unis,    en termes de surface de la  zone économique  maritime.  Nous avons envisagé d’ailleurs à un moment que l’Algérie aurait pu être, elle aussi, une espèce d’exception à la décolonisation et   on y avait créé des départements  avec des préfets et des sous-préfets et instauré un droit public entièrement  identique à celui de la métropole,   mais cela a échoué.  En tout cas,  cette prétention de la France a été une des causes de l’âpreté de la guerre d’Algérie dans sa phase ultime.

 

D’autre part, il y a une résistance au multiculturalisme qui s’est traduite par l’interdiction de la burqa qui, à ma connaissance, est une singularité française ; l’interdiction des statistiques ethniques et religieuses, qui a des avantages puisqu’ elle  interdit d’établir les quotas de manière systématique,  qui ne seraient  pas forcément favorables à ce que j’appelle les « indigènes »,  mais aussi des gros inconvénients, puisque  elle favorise  la    « politique de l’autruche ».  Nous avons une exaltation de la laïcité qui n’a pas toujours eu le même sens.  Sous la Troisième République, la laïcité était exaltée  comme une machine de guerre contre la puissance jugée excessive de l’Eglise catholique ;  aujourd’hui nous assistons à un retournement sémantique où la laïcité  est devenue une arme contre l’islam.  Il est vrai que l’étendard de la laïcité est beaucoup plus politiquement correct que ne le serait l’exaltation des racines chrétiennes ou de la tradition catholique.   Il y   a aujourd’hui, pour cette raison, en France,  des gens qui, en réalité,  défendent la tradition chrétienne  mais qui se réclament de la laïcité. Pour combien de temps ?  La laïcité   avait été  pendant longtemps un thème de gauche ;  on peut se demander si dans deux ou trois ans  elle ne sera pas devenue un thème de l’extrême droite !  On est, sur ce sujet comme sur d’autres, en train d’assister à une mutation assez étonnante des grands repères idéologiques de la société française. 

 

D’autre part, il faut le dire, nous sommes, nous les Français, mais aussi tous les Européens, sous l’influence de la politique des Etats-Unis qui vise, surtout depuis que le gouvernement américain est démocrate, à encourager systématiquement le multiculturalisme en Europe.   J’ai écrit il y a deux ou trois semaines un article dans Valeurs actuelles qui montre comment  l’ambassade des Etats Unis à Paris a tout un programme de promotion des minorités ethniques de France, fondé sur l’idée que  la France est un pays raciste et que le « grand frère » doit faire   le travail d’intégration que le « petit frère » ne fait pas ! Les Américains ont même l’intention  d’influencer  les programmes d’histoire pour s’assurer que les minorités y aient davantage de  place :     l’ambassade des Etats-Unis  à Paris a ainsi l’ambition de modifier notre mémoire nationale !  Ce n’est pas propre à la France,  car je crois que dans le cabinet de Tony Blair il y avait des gens qui travaillaient dans le même sens –   des notes rendues publiques  montraient   qu’il y avait un plan  pour encourager le maximum d’immigration en vue de mieux  détruire les traditions britanniques Tout  cela ne se sait pas encore.  Inutile de vous dire que  le jour où les Français comprendront que les Américains les poussent à combattre l’islam en Afghanistan,  tout en encourageant l’islamisme dans les banlieues françaises,  l’opinion française  réagira  très mal.  Ce n’est pas nouveau d’ailleurs : dans les affaires yougoslaves, les Américains ont systématiquement soutenu les musulmans contre les majorités chrétiennes, en particulier les chrétiens orthodoxes.  Ils ont poussé, systématiquement, la Turquie à rentrer dans l’Union européenne pour qu’il y ait une grande présence musulmane dans l’espace européen, pour que cet espace européen perde donc son identité historique.

 

Tout cela est fondé, s’agissant de la France, sur un préjugé qui règne dans les médias et dans l’opinion publique américains - du moins chez ceux qui savent où est la France, c’est–à–dire environ 20 % de la population ! - qui consiste à croire que la France est un pays particulièrement raciste,  alors que l’Amérique ne le serait pas !  C’est  ignorer des faits fondamentaux.  Il y a beaucoup plus de mariages mixtes en France, et je me réfère encore  à Emmanuel Todd, qu’ils n’y a entre blancs et noirs aux Etats-Unis ou qu’il n’y en  a entre Allemands et Turcs en Allemagne.   D’autre part nous avons un système social extrêmement généreux qui ne fait  aucune discrimination entre nationaux et étrangers sur la plupart des prestations sociales.  Comme il est beaucoup plus généreux que la plupart des autres systèmes sociaux, et donc beaucoup moins raciste, il suscite des frustrations beaucoup plus grandes  parmi les classes populaires.  Je vous dis tout cela pour vous montrer que les préjugés sur lesquels est fondée la politique américaine à l’égard de la France sont des préjugés complètement infondés et extrêmement inquiétants.  La société française reste éminemment fragile sur ces questions et donc souffler sur des braises qui peuvent s’allumer n’est pas convenable de la part d’un pays que l’on considère comme un allié. 

 

Là où les partisans du multiculturalisme ont raison,  c’est que, si on regarde l’histoire, le multiculturalisme dans les sociétés est plutôt la règle que l’exception.  Je pourrais citer beaucoup d’exemples.  L’empire romain était assurément multiculturel, l’empire arabe dans ses origines était multiculturel parce que les populations n’y ont été converties à l’islam que progressivement – l’Egypte quand elle a été conquise par les Arabes est restée à majorité chrétienne pendant deux ou trois  siècles.  Vous prenez la Turquie  en 1910 : un tiers de la population y  était encore chrétienne.  L’Espagne de la Reconquista était mélangée, la Russie a été longtemps une puissance multiculturelle. Et bien entendu l’Empire des Habsbourg.  C’est avec la construction de l’Etat moderne, à partir des XIVe et XVe  siècle, que sont venues les politiques de « purification ethnique », en tous les cas religieuses et culturelles.  Dès 1492, l’Etat espagnol, qui est en train de se constituer,  exclut les juifs et les musulmans de son territoire.  La France de 1789 affiche des principes universalistes admirables mais notre  pays,  à cette époque,  était entièrement homogène sur le plan culturel et religieux puisqu’il n’y avait  pas de musulmans, bien entendu, et que les juifs qui avaient  été chassés de France par les Valois, par Philippe le Bel et Charles V,    n’étaient  pas encore, sauf exceptions,  revenus.  La Turquie en 1916, au moment où elle accède à la modernité, détruit sa minorité chrétienne, que cela soit par l’ exode forcé    quand il s’agit  de grecs orthodoxes ou que ce soit par le massacre quand il s’agit de chrétiens  arméniens mais pas seulement arméniens – ce qu’on appelle le génocide arménien, c’est le génocide des chrétiens, à l’exception de catholiques et des protestants parce qu’ils étaient très peu nombreux et parce que   la France et l’Angleterre  n’ auraient pas laissé faire n’importe quoi !   Mais pour le reste c’est une opération extraordinaire de purification ethnique.  Il y en a d’autres.  Vous avez l’Algérie de 1962 qui chasse les chrétiens et les juifs pour assurer que le pays soit entièrement  musulman   et, bien entendu, nous avons le cas de l’Allemagne nazie qui a cherché par des moyens sinistres que vous savez d’appliquer la « solution finale »  à la seule minorité qui existait en Allemagne (et d’ailleurs pas seulement en Allemagne) qui était la minorité juive. 

 

Mais la plupart du temps,  le multiculturalisme dans l’histoire s’inscrit dans un modèle non pas national mais impérial.  L’empire romain était d’autant plus tolérant qu’il était un empire, les empire coloniaux, anglais ou français, étaient d’autant plus tolérants à la diversité qu’ils étaient des empires et qu’il y avait donc une culture dominante, hégémonique, et une culture dominée qui était la culture des colonies. La distinction entre la culture dominante (disons de référence) et les autres  n’est pas d’abord  une affaire de nombre.  Le statut de dhimmi, dans les premiers temps de la conquête  arabe,  était conféré à une population chrétienne majoritaire mais qui n’avait plus le pouvoir. En Côte d’Ivoire où  la moitié de la population   est chrétienne et l’autre moitié musulmane,  au temps  d’Houphouët-Boigny, du fait  que les chrétiens étaient beaucoup plus instruits, tout le pouvoir leur revenait.  Les musulmans étaient dans une situation de dhimmitude  de fait,   mais ils n’étaient pas minoritaires.  Vous avez aussi des  exemples  d’une très forte minorité qui impose de fait  sa culture.  Aux  Etats Unis, vous avez, depuis l’origine, de très fortes minorités, les noirs, les indiens - qui d’ailleurs étaient la majorité il y a trois siècles -, vous avez aussi les différentes vagues d’immigrés, mais vous avez un noyau dur, les WASPS (White anglo-saxon protestants)  , qui ne sont pas majoritaires mais qui ont une  culture dominante. Il y a   un lien intrinsèque entre l’ouverture de la société américaine et la suprématie incontestée de l’american way of life porté par la minorité WASP.

L’hégémonie d’une culture n’est pas une affaire de nombre ; elle n’est pas non plus une affaire de  lois. Le monde musulman (et, jusqu’à un certain point,  la chrétienté médiévale) est le seul à avoir codifié cette relation de dominance avec le concept de dhimmitude.  Mais vous avez aussi des exemples de dhimmis qui ne sont pas inscrits dans les textes, les noirs aux Etats-Unis par exemple entre la guerre de sécession et l’émancipation des années soixante  et peut-être encore aujourd’hui, malgré le phénomène Obama.   En URSS, il n’était écrit nulle part que les Russes étaient plus soviétiques que les autres, il n’en demeure pas moins qu’il y avait une hégémonie dans l’espace soviétique de la culture russe comme il y a toujours une hégémonie de la culture WASP aux Etats Unis.

 

Alors, où est le problème aujourd’hui puisque le multiculturalisme existe dans l’histoire ?  En Europe occidentale, et même en Russie, d’après ce que je viens d’entendre dans la bouche du premier intervenant, le procès qui est fait au peuple originel, ce n’est pas d’abord d’être xénophobe, c’est d’être hégémonique tout simplement.  Or,   ce que craint  une partie des populations occidentales, ce n’est pas tellement l’étranger en tant que tel ou l’immigration en tant que telle, c’est la crainte d’être réduite à une situation de dhimmitude, non pas numériquement, ni juridiquement  mais dans la conscience collective.  C’est là que réside, à mon sens,  le problème.  Mais si ce n’est ni le nombre ni la loi qui définit le rapport entre la majorité et la minorité, c’est quoi ?  Ce  qui fait la distinction, c’est un peu l’argent mais c’est surtout l’appui des médias, c’est-à-dire le nouveau pouvoir spirituel qui a remplacé le pouvoir du pape et celui des évêques, et même celui des intellectuels à l’ancienne comme il y en avait en France et en Russie au XIXe siècle.  On a vu avec l’affaire Zemmour que les minorités, même si elles ne représentent que 5 % ou 10 % de la population, dès qu’il y a une situation conflictuelle quelque part, bénéficient de  l’appui massif,  non pas de tous les médias mais de 90% d’entre eux, à droite comme à gauche.  Cela a pour effet  une profonde déstabilisation et un sentiment d’insécurité  de la partie dite indigène   de la population, car les médias, c’est la classe dominante.

Les classes dirigeantes, les « chefs du peuple » comme dit la Bible,  ont la mission historique, et même anthropologique, de protéger les droits élémentaires de ceux qu’ils dirigent. Le droit à un minimum d’identité et de fierté  en fait partie. Or, face à un mondialisme qui tend à détruire toute identité (de manière significative, l’islam est soutenu  en Europe où il est désintégrateur et combattu en Afghanistan où il est intégrateur), les gens de la  base ont l’impression que leurs dirigeants, en tous les cas, ceux qui font l’opinion dominante, prennent parti contre eux, pire,  qu’ils infligent une condamnation morale à  un  sentiment naturel.  Leur désarroi est profond. 

Vous ajoutez à cela la déchristianisation.  Il est clair que si l’Eglise catholique en France était pleine  de dynamisme,  il n’y aurait pas ce sentiment d’insécurité qui existe dans une partie de la population française.  Entre nous, un revival catholique    rassurerait aussi  un certain nombre de laïques qui sont en train de perdre le punching ball  qu’ils trouvaient dans l’Eglise catholique et qui en  cherchent  un autre dans l’islam. 

Vous avez aussi  les évolutions démographiques qui sont un peu moins dramatiques en France qu’elles ne le sont en Russie ou en Allemagne mais qui sont très défavorables à la population originaire. Vous ajoutez par-dessus cela la crise économique,  qui n’a jamais rendu les gens très heureux,  et enfin   un certain discours islamiste qui ne représente peut-être pas l’opinion majoritaire des musulmans mais qui fait beaucoup de bruit et cause beaucoup d’anxiété. Il y  en France une  minorité  chinoise,  mais il n’y a  pas de représentant de cette minorité qui dise que les Chinois vont bientôt être majoritaires en France,  alors qu’il y a des islamistes qui le disent : or,  il suffit de quelques uns  pour susciter un profond  sentiment d’insécurité et d’anxiété  dans une partie de la population.  Vous ajoutez à cela le fait que ceux qui sont angoissés sont dénoncés par les pouvoirs dominants comme racistes, comme xénophobes ou comme populistes et vous avez un cercle vicieux, c’est-à-dire que cette dénonciation les renforce dans leur angoisse et dans leur sentiment de marginalité.  J’oserais dire que la principale source de la xénophobie en France aujourd’hui, ce ne sont pas les immigrés, ce sont les lobbies prétendus antiracistes mais qui ne sont pas seulement des lobbies nationaux -  j’ai évoqué tout  l’heure la dimension internationale.  Il est d’ailleurs  assez logique qu’il y ait  un lien entre la haine de soi – la haine de son patrimoine et de sa mémoire – qui existe dans  une partie de la classe dirigeante et la haine des autres qui  peut s’exprimer   dans une partie des classes populaires – mais aussi dans la classe dirigeante. La   haine est une et elle ne se divise pas.  On n’a jamais vu un peuple qui ne s’aimait pas lui-même être capable d’aimer les autres.  L’Evangile dit « Aimez votre prochain comme vous vous aimez vous même »,  mais si vous vous détestez vous–même, comme l’opinion dominante vous y incite,  vous êtes totalement impuissant à aimer les autres. 

 

En conclusion, l’Europe multiculturelle me paraît inévitable de quelque manière qu’on s’y prenne.  Le problème ne me paraît pas tellement résider entre la majorité et les minorités, il me paraît interne à la majorité, interne plus particulièrement à la classe dirigeante. Je parle de classe dirigeante au sens large : pas tant  une classe politique largement discréditée que les hommes de média, les artistes, les people, qui se tiennent sur le devant de la scène  et les grands intérêts dont ils sont le plus souvent les interprètes.  Quand les classes populaires européennes auront le sentiment d’être appuyées par leur classe dirigeante, comme cela se passe en Russie, ou la majorité de la classe dirigeante ne semble pas douter des racines  slaves et orthodoxes de la Russie -  alors que si vous dites que la France a des racines gallo-romaines  et chrétiennes,  vous êtes tout de suite voué à l’anathème  - , je pense que, ce jour là, le peuple français acceptera beaucoup plus facilement les minorités et le multiculturalisme.  La question du multiculturalisme, ce n’est pas d’abord  le problème des minorités, c’est celui de   nos élites.    

 

Roland HUREAUX

Son blog

 

Mercredi 27 Avril 2011

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1.Posté par Olivier MONTULET (pour l'interdiction de l'annonymat sur le le 27/04/2011 21:28 | Alerter
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Le multiculturalisme est un fait. Hors un fait n'est ni un échec ni une réussite.
Le multiculturalisme est l'expression d'une société ouvertes, confiantes, épanouie et tolérante.
L'anti-multiculturalisme est l'expression de la peur, du replis sur soi, du manque de confiance en soi et de l'intolérance que ce manque de confiance induit.
Lutter contre le multiculturalisme dans une société ouverte est un non sens. Promouvoir l' anti-multiculturalisme c'est rejet sur l'autre les raisons de ses peurs. Quand on a peur on cherche toujours une victime expiatoire, aujourd'hui c'est le musulman ce fut l'Italien, le Polonais, le juif ou l'ouvrier ou encore le chômeur...
Le rejet de l'altérité c'est le replis sur soit et le retour des frontières, du nationalisme et de toutes ses dérives dont les plus violentes.
Et on commence à vouloir fermer ses frontière en laissant croire qu'empêcher l'immigration est possible. Hors empêcher l'immigration est impossible tout au plus on la complique et sur un très court terme on la limite avant qu'elle ne reprenne de plus belle. Mais surtout on rend l'immigration de visible à occultée c'est à dire de légale à clandestine. Le seul résultat obtenu c'est que les conditions de l'immigration sont pires et non contrôlées.
Ce qui est scandaleux aujourd'hui c'est que les politiciens (ou plutôt les politicards) valide cette option du replis sur soit comme étant non seulement opérationnelle mais comme étant de bon sens. Cette attitude est populiste et irresponsable.
Laissez courir l'idée qu'un néo-nationalisme serait nécessaire c'est nous ramener aux années 30.
Fourbissez vos armes et creusez deux tombes (une pour votre ennemi et une pour vous même) , promoteurs de rejets et de haine.

2.Posté par L'Observatoire de l'Europe le 27/04/2011 22:42 | Alerter
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Cher Monsieur Montulet, vous auriez économisé votre propre haine, si vous aviez pris la peine de lire cet article, qui notamment, conclut :
"Quand les classes populaires européennes auront le sentiment d’être appuyées par leur classe dirigeante, comme cela se passe en Russie, ou la majorité de la classe dirigeante ne semble pas douter des racines slaves et orthodoxes de la Russie - alors que si vous dites que la France a des racines gallo-romaines et chrétiennes, vous êtes tout de suite voué à l’anathème - , je pense que, ce jour là, le peuple français acceptera beaucoup plus facilement les minorités et le multiculturalisme. "
La question traitée par l'auteur n'est donc pas "pour" ou "contre" l'immigration, mais de savoir comment une France qui ne s'aime pas elle-même, et une Europe qui nie ses racines, pourrai(en)t-elle(e) accepter les cultures différentes sur leur territoire. Autrement dit : puis-je aimer l'autre et donner à l'autre l'envie de m'aimer si je ne m'aime pas moi-même ?
Ni plus ni moins. Cela ne mérite pas vos insultes éculées et vos anathèmes dérisoires.
La reductio ab hitlerum est un filon usé, il n'impressionne plus personne.

3.Posté par Olivier MONTULET (pour l'interdiction de l'annonymat sur le le 27/04/2011 23:00 | Alerter
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Bonsoir,
Je n'ai insulté personne et en rien remis en cause le texte de Roland HUREAUX. J'ai simplement exprimé mon opinion quant à l' anti-multiculturalisme à ses sources et ses implications.
Par ailleurs je pense qu'il est plus qu'urgent de rappeler que la xénophobie et le néo-nationalisme actuels s'apparentent aux conditions qui permirent l'avènement du Nazisme, de la Shoah mais aussi du fascisme.
L'histoire sert aussi à nous mettre en garde sur notre présent. Ce n'est jamais éculé de le rappeler. Il serait grave que non pas que ça impressionne mais que le rappel de l'histoire n'interpelle plus. %Mais le fait que vous vous sentiez obliger de réagir montre que l'interpellation est bien appropriée.
Il est évident que les occidentaux et singulièrement les Français n'ont plus confiance en eux-mêmes. C'est d'ailleurs ce que je dénonce.
Les racines de l'Europe sont sa diversité, sa capacité à avoir intégrer des traits culturels de l'ensemble des sociétés du globe et d'avoir été ouverte aux autres. La science ne serait d'ailleurs rien sans les apports des savant musulmans du moyen-âge.
La seule vraie richesse d'une société c'est sa capacité à être ouverte aux autres. C'est quand les sociétés se replient sur elle-mêmes que leur culture s'effondre.
Bien à vous

4.Posté par Vincentius le 27/04/2011 23:13 | Alerter
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@ Olivier MONTULET

Vos propos sont un amas de clichés surannés et de mensonges . Nul part il est question de rejeter l'autre, ou de rejeter l'altérité. C'est vous qui exagérez. Voyez-vous, il faut être pragmatique de temps à autres. Car avoir des bons sentiments, c'est une chose, pouvoir en produire chez les autres, c'est encore mieux. Or, une nation, dont les médias et une partie de la population ne font que lui cracher dessus, ne pourra aller nul part, ni générer la joie et l'émancipation des siens et de ceux qui l'entourent. Celui qui n'a pas de peur est soit un fou, soit un con, soit un inconscient. L'hétérogénéité est un état de grande fragilité, même en soudage et en mécanique. Désirer un minimum d'homogénéité dans une société est un gage de bon sens contrairement aux dégoulinant de bons sentiments qui se délectent d'humanitarisme et de cuisses ouvertes. "Nationalisme" est un terme diabolisé car les banquiers internationaux et les affairistes ont camouflé deux guerres mondiales sous ce vocable, comme l'ont fait avant eux des seigneurs de guerres avec les religions.

En tant que peuple Français, nous avons le devoir de préserver notre intégrité et d'aimer notre pays pour que nos idées ( les vôtres aussi ...) rayonnent, et que nos bons sentiments puissent encore s'exprimer à travers le monde. En final, avec un peu de recul et d'honnêteté, vous vous rendrez compte que la peur, c'est vous qui la véhiculez. Le populiste et l'irresponsable, je pense aussi que c'est vous cher monsieur. Vous avez pris un mot , un concept, en grippe et vous vous jetez dessus comme la misère sur le monde. Est-ce bien raisonnable ? Allons, je vous en prie, accepter d'envisager mon point de vue avec calme et dites moi, de quoi avez-vous peur en aimant votre pays et ses habitants ? Vous désirez la paix et la prospérité, la justice et le progrès ? Alors n'écartons pas trop vite notre nation des chemins du cœur.
Cordialement

5.Posté par Olivier MONTULET (pour l'interdiction de l'annonymat sur le le 28/04/2011 01:14 | Alerter
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Non je ne pense pas que mes propos sont surannés. Au contraire, ils sont très actuels. Par ailleurs mes propos ne sont pas mensongers et résultent des nombreuses recherches philosophiques entreprises par les plus grands penseurs.
Le pragmatisme me semble serait de se questionner sur la manière d’apaiser les conflits plutôt que de générer des conflits pas la stigmatisation de l’étranger.
La nation est une invention du XIème siècle. Ces nations nous savons par l’histoire qu’elles ont généré le pire et guère le meilleur.
En écologie un biotope est riche plus il est diversifié… vos comparaisons n’ont guère de sens.
Quand vous parler d’homogénéité sociale, je sens un fort relent de race pur et de purification ethnique.
Votre vulgarité pour stigmatiser ceux qui ne pensent pas comme vous et les réduire à des « putains » est bien peut respectueux.
Vous avez peur face à la globalisation, je peux comprendre, mais ce mouvement est en marche et cela indépendamment de la mondialisation libérale-capitaliste. Elle résulte essentiellement de la facilité de communications pour tous à travers toute la planète.
Je ne suis pas Français, mais pour moi sauver l’intégrité de la France devrait consister à préserver son esprit de tolérance, son caractère de terre d’accueil et d’asile comme de terre des droits de l’homme ou tous sont égaux quels qu’ils soient.
J’aime tant les hommes que je souffre quand ils se replient sur eux en écartant leurs semblables.
Je n’ai pas pris un mot ni un concept en grippe. Mais j’ai une conviction c’est que le rejet de l’altérité ne mène qu’aux désastres et les pires.
Monsieur, comme dirait Yeshayahou Leibowitz, « Nous ne naissons ni dans le judaïsme, ni dans le christianisme, ni dans l’islam, nous naissons dans l’humanité ». Nous n’existons que dans le regard des autres. L’Europe est terre de civilisation car elle a su intégrer les richesses culturelles de toute l’humanité.

Je vous souhaite de retrouver confiance en vous et votre culture. C’est votre peur qui vous rend fragile vous et votre culture.

Bien à vous

Quelques citations en guise de pistes de réflexions :
« Je peux changer en échangeant avec l'autre sans me perdre ni me dénaturer » Edouard Glissant
« Autrui en tant qu’autre n’est pas seulement un alter ego ; il est ce que moi, je ne suis pas. Il l’est non pas en raison de son caractère, ou de sa physionomie, ou de sa psychologie, mais en raison de son altérité même. Il est, par exemple, le faible, le pauvre, la veuve et l’orphelin, alors que moi je suis le riche ou le puissant » Levinas (Le Temps et l’autre)

« Admettre que c’est en moi que les autres se constituent en tant qu’autres est le seul moyen de comprendre qu’ils puissent avoir pour moi le sens et la valeur d’existences et d’existences déterminées » Husserl (Méditations cartésiennes)

« Se protéger de l'autre dans une société fragmentée, inquiète et sans espérance collective, politiquement cela peut mal tourner. L'histoire nous montre que le ressentiment et la peur nourrissent le populisme » Jean Paul Delevoye

« Dans les milieux obsédés par le danger de catastrophes, la peur rôde aussi. Mais, à y regarder de plus près, c’est plus la peur de la liberté que celle de la domination qui les empêche de dormir » André Dréan

« La peur est humaine. Mais rien d’humain n’est réalisable sous l’emprise de la peur » André Dréan

« Talleyrand disait que " tout ce qui est excessif est insignifiant ". Il se trompait. Dans le climat qui entoure aujourd’hui les questions liées à la présence de l’islam en Europe, les postures les plus excessives sont systématiquement promotionnées par un système médiatique qui adore qu’on s’étripe sur les plateaux » Henri Goldman

« Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, mais le résultat du modèle de développement imposé par le Nord qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes » Evo Morales, repris en 4ème de couverture du livre Pour une politique ouverte de l’immigration, Attac, éditions Syllepse

« C'est la diversité, et non l'efficacité, qui est la condition sine qua non d'une vie humaine riche et créatrice » René Dubos - Les dieux de l'écologie - Fayard, 1973

« Notre civilisation sépare plus qu’elle ne relie. Nous sommes en manque de reliance, et celle-ci est devenue besoin vital; elle n’est pas seulement complémentaire à l’individualisme, elle est aussi la réponse aux inquiétudes, incertitudes et angoisses de la vie individuelle. Parce que nous devons assumer l’incertitude et l’inquiétude, parce qu’il existe beaucoup de sources d’angoisse, nous avons besoin de forces qui nous tiennent et nous relient. Nous avons besoin de reliance parce que nous sommes dans l’aventure inconnue. Nous devons assumer le fait d’être là sans savoir pourquoi. Les sources d’angoisse existantes font que nous avons besoin d’amitié, amour et fraternité, qui sont les antidotes à l’angoisse » Edgar MORIN ‘La Méthode T VI, Ethique’, 2005, p. 115

« (…) le nazisme constitue une clé importante pour comprendre la modernité. Loin d’être en opposition avec les forces du progrès et les grandes dynamiques de la civilisation dans laquelle nous nous situons, le nazisme est un aboutissement de la modernité elle-même. L’inclure dans l’étude de la modernité ne peut dès lors qu’être bénéfique, non seulement pour la compréhension du passé, mais également pour la lumière que cela jette sur cette période qui est encore la nôtre » Jean-François Lessard dans la présentation de son livre Le Nazisme et nous, La modernité et ses dérapages

« Il n'y a ni hommes ni femmes, ni Juifs ni Grecs, ni hommes libres ni esclaves, vous êtes tous un en Jésus-Christ » Saint Paul de Tharse

« L'humanité qui devrait avoir six mille ans d'expérience, retombe en enfance à chaque génération » Tristan Bernard

« La défense armée des supposés nous-mêmes nous a fait devenir l’ennemi que nous déclarions vouloir combattre » Roberto Zanni, « Dentro di noi », il manifesto, 13 juillet 2005, p. 1.

« On peut rassurer un enfant qui a peur dans le noir ce qui est sans conséquence. Le véritable drame surgit quand l’adulte a peur de la lumière » Platon

6.Posté par Olivier MONTULET (pour l'interdiction de l'annonymat sur le le 28/04/2011 14:59 | Alerter
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Bonjour.

Pour compléter et terminer mon intervention je vous invite à lire l'article suivant: http://blogs.mediapart.fr/blog/olivier-le-cour-grandmaison/200411/immigration-et-islam-retour-sur-quelques-ignominies

bien à vous

7.Posté par Olivier MONTULET (pour l'interdiction de l'annonymat sur le le 28/04/2011 15:10 | Alerter
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Une information utile à lire: http://www.lexpress.fr/actualite/monde/craindre-une-vague-de-migrants-en-europe-est-demesure_987063.html

8.Posté par Aurelius69 le 05/05/2011 10:09 | Alerter
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@Olivier Montulet

Vous êtes absolument RISIBLE avec votre catalogue de citations complètement sorties de leur contexte et que vous vous appropriez pour nourrir votre discours pauvre en arguments, de Platon à Evo Morales cela n'a ni queue ni tête.
Et par pitié, je vous en supplie, arrêtez de comparer l'actualité où un grand nombre de Français aspirent à limiter l'immigration à la montée du fascisme dans les années 1930, c'est RIDICULE et c'est une INSULTE à toutes les victimes de la Seconde guerre mondiale et qui ont réellement vécue la barbarie.
L'immigration en France est très élevée, plus de 200 000 personnes chaque année soit l'équivalent d'une ville de la taille de Rennes sont accueillies dans notre pays, sans parler des 70 000 immigrés illégaux. Alors que la France connaît un chômage sans précédent, et qu'il atteint même 23 % chez les immigrés extracommunautaires, c'est-à-dire les personnes fraichement venues, que la croissance est atone, la France est tout à fait en droit de limiter et de contrôler cette immigration. D'autant plus qu'il est très difficile d'intégrer une telle masse de personnes tous les ans, l'intégration est un processus très lent : les immigrants ne deviendront plus des Français à part entière mais uniquement des Français "de papier", présents en France juste pour le travail et les avantages sociaux, mais culturellement et sentimentalement attachés à leur terre d'origine. La communautarisation de notre pays est en marche, il suffit d'aller voir dans nos banlieues pour le constater, et ce replis sur soi n'est pas la faute du sentiment légitime des Français a conservé l'identité de leur pays, mais de nos politiques de droite comme de gauche qui accueillent des flots d'immigrés.

9.Posté par nilo le 01/08/2011 18:36 | Alerter
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Je ne comprends pas tellement les propos tendacieux de Mr. Olivier Montulet...faut croire qu'il vit en dehors des grands centres urbains...où là ..l'on peut voir et entendre la déclination de notre mode de société et un environnement qui pose beaucoup de questions sur le devenir de mon pays..avec ses "racines" et son mode de vie !
Si l'intégration de l'étranger qui vient de son "propre chef" vivre chez nous ne se fait pas ..il y aura un jour un tremblement social ..cela est inévitable ..une forte majorité de français (même beaucoup de musulmans bien intégrés me le disent ..mais eux ils ont peur !) en ont assez de voir s'installer en France une société cultuelle qui défie la République .
Trop c'est trop ...on doit revenir à un Etat où les lois de la républiques doivent être strictement respectées . Tout le reste n'est que du bla-bla !
cordialement à vous . NILO .

10.Posté par Anathase le 23/09/2011 23:03 | Alerter
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Posté par Olivier MONTULET le le 28/04/2011 01:14
.../...
En écologie un biotope est riche plus il est diversifié…
-------------------------------
Cher monsieur, affirmer la "richesse" d'un biotope, c'est donner un avis et non pas un fait. Présenter les faits, ça serait de dire : " le biotope contient "X" espèces différentes " .

Diversité n'est pas un synonyme de richesse. La richesse est subjective. Etre riche, c'est avoir de l'or ? des actions ? Un compte en banque avec plein de zéros ? Des terres ???

Une société "riche", A MON AVIS, est d'abord celle qui est capable d'assurer la subsistance des individus qui la compose. Ça n'est pas un agrégat hétérogène qui laisse mourir ses vieux dans des mouroirs pendant que ses compatriotes meurent de froid dans les rues.

11.Posté par polo le 25/09/2011 13:17 | Alerter
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vous parlez de multiculturalisme en europe mais vous ne dénoncez pas les causes de l'immigration
Est ce qu'il ne serait pas temps d’arrêter la langue de bois sur le pillage organisé des forces vives des innombrables richesses de l'Afrique
encore dernièrement le colonel Kadhafi et le dépeçage de son pays ,l'appauvrissement de l'europe va de paire avec la misère organisée en Afrique ce sont les mêmes mains , ,le règlement de la question de l'immigration ne se résoudra jamais en comptant les passages à la douanes mais
avec du courage de se ranger dans le camp pour l’arrêt du néocolonialisme,et en laissant l’Afrique gérer ses affaires seules sans ingérences étrangères, beaucoup de pays de l'amerique du sud sont bienveillantes à son essor mais pas l'occident son racketteur permanent qui veut lui imposer l'Africom
comble de l'infamie une base occidentale pour lui voler encore plus ses richesses et son indépendance
les élites mondialistes trouvent toujours des tares
à un autocrate libyen qui investissait pour le développement tout le contraire des europeistes donneurs de leçons donc les banques sont remplis de l'or des méchants futurs ''danger''

12.Posté par ASIAMI le 26/10/2015 16:26 | Alerter
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Parler d’un multiculturalisme par opposition à ce qui serait uni-culturel, "uni cultuel" voir uniforme est un concept qui renvoie à nous "ethnologiser". Procédant par auto-critique à notre introspection, croyant faire de l'autre ou l'étranger un interlocuteur dont nous nous rêverions thérapeute et lui le patient. Un miroir de nous même en quelque sorte, mais que nous avons finit par détester. Si les ethnologues de la première aube ont su lever le voile sur certaines sociétés, certains peuples, c'est parce qu'ils cultivaient cette soif d'universalisme, mais aussi parce que le désir de compréhension de l'autre chez l'autre, et ce qui paraissait alors insensé à leurs yeux ne pouvait donc relever que du symbolisme. Or les symboles ne sont pas des babioles que l’on troque, une sorte de "Potlatch". Tôt ou tard, ceux-ci ont nécessairement vocation à être confrontés identité pour identité, et valeur absolue pour valeur absolue. Et si le patient se retrouve aujourd'hui à la solde de son thérapeute, et le thérapeute à sa botte, sans doute est-ce par faute d’avoir voulu faire de l’autre un animal politique, alors qu’il n’existe en réalité que des politiques animales.

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