L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

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"Nous, peuples d'Europe..." : le Traité qu'il nous faut maintenant


Les Anglais s'en vont. Et ils ne seront peut-être pas les seuls. Il faut sortir la question de l'organisation du continent du registre de la foi. La seule organisation de ce référendum en Grande-Bretagne a brisé le tabou de l'intégration supranationale à sens unique, sans pause, sans retour, ni arrêt possible. Se maintenir dans le carcan des traités actuels n'est plus le seul avenir imaginable, de même que l'éventuelle récupération de certaines compétences de souveraineté et de moyens de contrôle démocratique. Une Europe aux souverainetés amputées et paralysées ne saurait devenir une puissance, surtout face à la crise multiforme - économique, sociale, migratoire, politique, culturelle, morale - qui frappe notre continent. Nous pensons que beaucoup de réformes importantes peuvent être réalisées dans le cadre des traités actuels, dans l'esprit de l'accord qui avait été conclu avec le Royaume-Uni et qui n'entrera donc pas en vigueur. L'Observatoire de l'Europe décline plusieurs de ces propositions tout au long des articles qu'il publie. Celui-ci qui suit va plus loin. Laissant nos craintes et nos préjugés de côté, le moment est venu de bâtir l'Europe des résultats. Celle qui pourrait donner, qui-sait, aux Anglais, aux Suisses à d'autres encore, le désir de nous y rejoindre... Ce sont les bases d'un nouveau traité pour sauver la construction européenne des chimères fédéralistes et des vieilles folies supranationalistes qui ont fait tant de mal à notre continent.
Il s'agit d'une charte refondatrice, intitulée "Principes pour un nouveau traité fondamental". L'élaboration de ce texte a été initiée en 2009, révisée depuis, par l'ancien député Georges Berthu, Christophe Beaudouin et plusieurs députés nationaux et européens (anciens ou en exercice), diplomates, professeurs d'université spécialistes du droit européen ou de l'économie politique, ainsi que plusieurs citoyens sans engagement particulier. C'est le traité vraiment "simplifié" qui pourrait refonder et réorienter la construction européenne au profit d'une organisation plus souple, respectueuse des peuples, et plus efficace, en tirant enfin, sérieusement et sereinement, toutes les conséquences des résultats constamment négatifs à l'égard de l'UE telle qu'elle est, des sept référendums tenus dans toute l'Europe depuis plus de dix ans, en France, aux Pays-Bas, en Irlande, au Danemark, en Grèce, au Royaume-Uni.




Pour un nouveau Traité fondamental européen, par Georges Berthu et Christophe Beaudouin*

"Parce l'État, chez nous, est administré dans l'intérêt du grand nombre et non d'une minorité, notre régime a pris le nom de démocratie" (Eloge de la démocratie par Périclès, Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, II, 36-43, V` siècle av. J.-C.) Cette épigraphe rappelant les racines antiques de l'Europe devrait être rétablie. Elle avait été supprimée, comme la mention de ses racines chrétiennes, du projet de constitution européenne en 2005.
"Parce l'État, chez nous, est administré dans l'intérêt du grand nombre et non d'une minorité, notre régime a pris le nom de démocratie" (Eloge de la démocratie par Périclès, Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, II, 36-43, V` siècle av. J.-C.) Cette épigraphe rappelant les racines antiques de l'Europe devrait être rétablie. Elle avait été supprimée, comme la mention de ses racines chrétiennes, du projet de constitution européenne en 2005.
Nous, peuples d'Europe,

dont les États sont membres de l'Union européenne,

Avons adopté ce Traité fondamental pour affirmer nos valeurs,

ainsi que les principes d'organisation que nous entendons établir pour les faire respecter. 


I- VALEURS DE LA NOUVELLE UNION EUROPEENNE

Fiers d'être les héritiers d'une tradition spirituelle et humaniste qui place la personne au centre de la société, et lui reconnaît liberté et responsabilité,

Convaincus que les sociétés pacifiques et heureuses reposent sur le respect des droits fondamentaux de la personne, découlant de son caractère sacré ; rejetant toute forme de mépris de l'être humain,

Décidés à maintenir fermement leurs nations et l'Europe tout entière, dans le respect et l'épanouissement de cet héritage,

Affirmons que cette valeur centrale de la personne implique nécessairement :

- l'égalité des droits des citoyens, notamment de liberté, propriété, sécurité, résistance à l'oppression, traditionnellement garantis en Europe par l'association politique, ainsi que la solidarité face aux aléas de l'existence ;

- le droit à la vie et à la dignité de tout être humain ;

- le respect des affections et des solidarités de chacun, et donc du sentiment d'appartenance fondé sur une histoire vécue, une culture transmise, une langue pratiquée en commun ;

- le droit de chaque personne de se gouverner elle-même ; de participer pleinement, en tant que citoyen, à la vie de ses communautés, pour mieux défendre sa famille et protéger ses biens, matériels et spirituels ; d'exercer librement ses droits souverains par la démocratie politique et l'économie de marché ;

- le droit imprescriptible de chaque citoyen, d'exercer un contrôle effectif sur ses représentants ; de ne consentir de délégations de pouvoirs que proches, contrôlables, et révocables ; de n’accorder aux institutions que des compétences subsidiaires et subordonnées ;

- l'autonomie de la société civile par rapport à l'État ; la distinction du politique et du religieux ; la séparation des pouvoirs à l'intérieur de l'État,

- le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes tel que proclamé par l'article premier de la Charte des Nations Unies du 25 juin 1945 ;


Nous nous engageons à promouvoir ces valeurs et à respecter les droits fondamentaux qui en découlent, tels qu'ils sont exprimés par nos Constitutions nationales, nos traditions constitutionnelles, ainsi que les traités et conventions, européens ou internationaux, régulièrement ratifiés par nos États.

II- FONDEMENTS DE LA NOUVELLE UNION EUROPÉENNE

Nous, peuples signataires,

Désireux d'établir en Europe les fondements d'une coopération étroite,

enracinée dans la souveraineté de ses démocraties,

flexible et libre de son évolution future,

ouverte à l'adhésion d'autres pays européens,

favorisant l'adoption de règles communes sur la base du droit égal de tous les peuples à décider de leur destin,

Soucieux en même temps de prolonger l'oeuvre de la Communauté qui, depuis le traité de Rome, a rassemblé un nombre croissant d'États décidés à établir les relations entre nations d'Europe sur une base définitivement pacifique,

Observant la trame d'une conscience européenne ne contredisant pas le caractère premier des consciences nationales,

Respectant pleinement l'attachement des citoyens à leurs communautés naturelles, notamment familiales, nationales ou locales, ainsi que la diversité des communes, cantons, lands, comtés, départements, régions ou provinces, des monarchies ou des républiques,

Constatant que c’est dans l’espace de chaque nation que ses solidarités s'expriment et que la démocratie s'exerce aujourd'hui de la manière la plus dense ; que c'est à ce niveau qu'il faut placer l'échelon principal de l'association politique,

Rappelant que la puissance de l’Europe n’a toujours fait qu’une avec la montée en puissance de ses nations ; qu’au contraire leur négation a été l'une des principales causes des guerres qui ont ravagé l'Europe ; que le respect de leur diversité et de leur souveraineté, en favorisant la liberté, l'émulation et le pluralisme, est la source de la richesse la plus ancienne et la plus constante de la civilisation européenne, donc la condition d’une Europe forte,

Convaincus que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de la personne, comme des familles, des communautés ou des nations, sont les principales causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements,

Déclarons que l'Union européenne est une association de nations souveraines qui, tout en se respectant mutuellement, et en respectant l'expression démocratique de chaque peuple, oeuvrent ensemble, afin :

- d’encourager une défense mutuelle des peuples d'Europe, pour protéger conjointement leurs valeurs, leurs droits, leurs langues, leurs modèles de société, leurs territoires et leurs frontières ;

- d’établir sur la scène internationale de nouvelles coopérations conciliant mondialisation des échanges et liberté pour chaque peuple de choisir démocratiquement et préserver son modèle de société ;

- de contribuer à définir les bases d'un développement durable, par le respect de la vie et la recherche de l'équilibre le plus épanouissant entre l'homme et son milieu naturel ;

- de favoriser la prospérité des peuples d'Europe par un libre et juste échange et une saine concurrence à l'intérieur de l'Union, et par le développement d'un commerce mondial équitable entre régions du monde aux règles différenciées.


III- PRINCIPES D'ORGANISATION DE L'UNION EUROPEENNE

Nature de l'Union

1.  L'Union européenne est une association libre de nations souveraines ; elle admet le droit de sécession.

2.  Chaque peuple détient de manière inaliénable le pouvoir souverain de plein exercice ; il peut déléguer, non pas ce pouvoir, mais l'exercice de certaines compétences sur lesquelles il conserve un contrôle éminent.

3.  Les Constitutions nationales demeurent la règle supérieure de chaque peuple ; le droit européen, même postérieur, doit les respecter.

4.  L'Union respecte les identités nationales de ses membres et la souveraineté des États qui protège ces identités ; elle se fixe pour objectif, non de les abolir ou uniformiser, mais au contraire de les défendre.


Compétences

5.  Les États membres possèdent la compétence de droit commun ; l'Union gère les compétences qui lui sont explicitement déléguées par les traités et dans cette stricte limite.

6.  En application du principe de subsidiarité, l'Union n'intervient qu’à deux conditions cumulatives : si les objectifs de l'action envisagée ne peuvent être réalisés de manière suffisante au niveau des États membres, et si le contrôle démocratique n’en est pas diminué.

7.  Toute compétence qui n'a pas été formellement attribuée à l'Union par les peuples des pays membres délibérant explicitement, est nulle.

8.  Toutefois, si une compétence a été attribuée à l'Union dans les formes requises, mais sans définition suffisante des moyens d'action, ou des limites exactes de la délégation, le Conseil, statuant à l'unanimité, propose les dispositions appropriées, qui sont soumises pendant trois mois aux Parlements nationaux des États membres. Si au terme de ce délai aucun de ces Parlements n'a exprimé d'opposition, les dispositions proposées sont considérées comme adoptées.

9.  En tout état de cause, ne peuvent faire l'objet de délégations de compétence, les supports essentiels de la souveraineté nationale, notamment : les conditions d'exercice de la démocratie nationale, les structures fondamentales et fonctions essentielles des États, en particulier leurs structures politique et constitutionnelle, y compris le choix de l'organisation administrative au niveau régional et local ; les limites et l'organisation des services publics ; le maintien de l’ordre public ; la pratique des langues ; la citoyenneté nationale ; la maîtrise du territoire ; le statut légal des églises et des sociétés religieuses ; la politique étrangère, la défense et l’organisation des forces armées ; les droits de l'homme et libertés publiques fondamentales ; le contrôle du respect de la subsidiarité.

Institutions européennes

10. Les institutions de l'Union fonctionnent dans le cadre des procédures et compétences prévues par le présent traité, sous le contrôle des démocraties nationales.

11. Les institutions de l'Union sont : le Conseil, le Parlement européen, la Commission, la Cour de Justice, la Cour des Comptes. 

     Le Conseil (Conseil européen des chefs d'État et de gouvernement, ou Conseil des ministres) réunit les représentants des États membres ; il exprime à ce titre la volonté souveraine des démocraties nationales; 

     Le Parlement européen, dans le cadre des attributions conférées par le traité qui l’a créé, a un pouvoir de codécision délégué pour les matières communautaires ; il peut être consulté sur toutes les autres matières évoquées au niveau européen. 

     La Commission applique et défend les règles du traité ; elle reçoit du Conseil ses orientations politiques, auxquelles s’ajoutent celles du Parlement européen dans les matières communautaires ; elle coordonne les activités administratives de l'Union et de la Communauté ; elle peut proposer des textes, concurremment avec les États membres ; elle peut recevoir des compétences d'exécution de la part du Conseil. 

     La Cour de Justice tranche les litiges survenant à l'occasion de l'exécution du présent traité ; ses décisions peuvent faire l'objet d'un appel devant les peuples eux-mêmes, dans les conditions prévues à l'article 27.

     La Cour des Comptes contrôle les finances communautaires ; elle rend son rapport annuel au Parlement européen et aux Parlements nationaux. 


     Le rôle et l'organisation de ces institutions, comme ceux des autres organes de l'Union et de la Communauté, sont décrits dans les parties correspondantes des traités.

Parlements nationaux

12. Les Parlements nationaux sont des assemblées de pleine souveraineté, sièges principaux de la démocratie en Europe ; ils détiennent la légitimité parlementaire principale ; ils peuvent prendre ensemble des décisions à caractère européen ; ils exercent, au nom de leurs peuples, un contrôle éminent des activités de l'Union et de la Communauté.

13. Les Parlements nationaux sont organisés en un réseau qui leur permet de prendre des décisions européennes immédiatement applicables dans leurs pays respectifs.

14. Les Parlements nationaux exercent leur contrôle des activités de l'Union et de la Communauté soit indirectement, par le contrôle des gouvernements siégeant au Conseil, soit directement par l'exercice d'un droit de veto.

15. Des formations interparlementaires composées de membres des Parlements nationaux assurent le suivi de chaque Conseil des ministres au niveau européen ; elles ont pour mission de faciliter le contrôle exercé par les Parlements nationaux; il est créé autant de formations interparlementaires que de Conseils ; il en est créé notamment pour la monnaie et pour Europol.

Prise de décision

16. Les procédures de décision de l'Union européenne relèvent de trois catégories : un pilier communautaire, un pilier intergouvernemental, un pilier interparlementaire.

17. Les décisions européennes obéissent à des procédures distinctes selon les piliers. Dans le pilier communautaire, elles sont adoptées par des majorités au Conseil et au Parlement européen. Dans le pilier intergouvernemental, elles sont adoptées par les gouvernements nationaux réunis au Conseil, et contrôlés par leurs Parlements respectifs. Dans le pilier interparlementaire, elles sont adoptées au terme d'échanges horizontaux entre les Parlements nationaux.

18. L'Union européenne privilégie la coordination aussi étroite que possible entre les Etats. Elle vise, notamment en politique étrangère, davantage à conjuguer des atouts nationaux qu'à rechercher systématiquement un plus petit commun dénominateur.

19. Chaque pays membre possède le droit imprescriptible de refuser une décision qu'il estimerait contraire à des intérêts très importants pour lui ; il peut toutefois indiquer qu'il ne s'oppose pas à la mise en oeuvre de la décision par ses partenaires, dans la mesure où, sous cette forme, elle ne lèse pas ses intérêts vitaux.

20. Dans le pilier communautaire, le droit de veto ne peut être exercé que par un Parlement national délibérant dans des formes solennelles, ou par le peuple concerné lui-même, s'exprimant par référendum.

Évolution démocratique du droit européen

21. Les délégations de compétences ne peuvent être accordées, modifiées, ou retirées que par les peuples concernés, dans les formes prévues par leurs Constitutions respectives.

22. Le respect de la subsidiarité dans l'action de l'Union est contrôlé par les peuples eux-mêmes et leurs Parlements nationaux. Cette compétence ne peut faire l'objet de délégation.

23. Le droit européen primaire ou dérivé n'a pas de valeur supérieure à la volonté d'un peuple exprimée par référendum ou sous une autre forme solennelle.

24. Si une décision de la Cour de justice aboutit à interpréter un des traités dans un sens extensif, cette décision pourra faire l'objet d'un appel des États, pour ratification, devant les Parlements nationaux, qui pourront à leur tour en référer à leurs peuples.

Coopérations différenciées

25. L'Union admet toutes les formes de coopérations différenciées, y compris celles n'incluant pas tous les pays membres, dès lors qu'elles sont librement choisies par certains peuples et non par d'autres.

26. Les coopérations différenciées peuvent s'ouvrir à des pays tiers, afin de favoriser sur une base plus large la promotion des valeurs et des intérêts communs.

27. La Commission assure l’administration et le bon fonctionnement des coopérations différenciées, jouant ainsi un rôle de stimulation, d’information, de coordination et de rapprochement afin de garantir leur succès.

28. L'Union s'attache à faire prévaloir sur la scène internationale le principe général du libre choix, par chaque peuple, de son mode de vie, et la légitimité des coopérations qui établissent une préférence mutuelle librement décidée.

Coopération monétaire

29. La coopération dans le domaine monétaire, qui peut être différenciée selon les États membres, respecte les souverainetés des démocraties qui composent l'Union européenne.

Organisation intérieure

30. Les États membres sont libres de leur organisation politique et administrative intérieure.

31. Le présent traité ne préjuge en rien le régime de la propriété dans les États membres.

32. Les États membres ont le droit de décider librement de l'organisation et du champ de leurs services publics ; les règles de concurrence prévues par le traité s'appliquent en tenant compte de ces limites.

Citoyenneté

33. La citoyenneté, comme le droit de vote, relève de la nation et donc de la compétence nationale. Par "citoyenneté européenne", on désigne l'ensemble des avantages que les États membres se consentent réciproquement pour leurs citoyens respectifs. Elle est subordonnée à la citoyenneté nationale.

Normes nationales

34. Sans préjudice des règles communes, les États membres ont le droit de décider pour eux des normes d'un niveau supérieur à celles de l'Union dans les domaines de la moralité publique, de l'ordre public, de la sécurité publique, de la protection de la vie et de la santé des personnes et des animaux, de la protection sociale, de la défense de l'environnement, de la sauvegarde de l'identité ou du patrimoine naturel, artistique, historique, archéologique ou technologique. Ils ont aussi le droit de se donner les moyens de contrôler le respect de ces règles.

Maîtrise des frontières

35. Les États membres maîtrisent leurs frontières et leurs territoires ; la liberté de circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux, telle que prévue par les traités, n'exclut pas les contrôles décidés librement par les États ; la liberté de circulation des personnes ne s'applique qu'aux citoyens des pays membres.

36. Les États membres se prêtent une aide mutuelle pour la défense des frontières extérieures de l'Union.

37. Les politiques communes liées au franchissement des frontières intérieures ou extérieures de l'Union sont traitées dans le cadre du pilier interparlementaire.

Langues

38. L'Union reconnaît les langues officielles des États membres et n'en favorise aucune en droit ou en fait. Elle prend toutes mesures nécessaires pour que, en son sein, nul ne soit contraint d'utiliser une autre langue que celle(s) reconnue(s) officiellement par l'État dont il est citoyen.

39. L'Union ne porte atteinte ni dans ses règles, ni dans sa pratique, ni dans ses interprétations jurisprudentielles aux dispositions adoptées par les États membres relatives à leurs langues et à leurs cultures nationales, qui relèvent de leur souveraineté conformément au principe de subsidiarité.

40. Sur la scène internationale, l'Union défend le plurilinguisme et la diversité culturelle.

Droit de sauvegarde

41. Dans les domaines mentionnés aux points 21 à 40, les États membres peuvent prendre, en cas de nécessité, des mesures de sauvegarde nationales, dont ils informent aussitôt leurs partenaires.

***

Comité d'experts de
L'Observatoire de l'Europe www.observatoiredeleurope.com   

Georges Berthu est essayiste, ancien député européen, auteurs de nombreux ouvrages sur la construction européenne, dont "L'Europe sans les peuples" (FX de Guibert, 2005)

Christophe Beaudouin est docteur en droit, auteur de "La démocratie à l'épreuve de l'intégration européenne" (LGDJ, 2013)

 

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1.Posté par Raoul Louis CAYOL le 20/08/2010 07:12 | Alerter
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Nous recevons ce matin la proposition d’un Traité Européen émanant d’un groupe d’Etude comprenant Georges BERRTHU.

Je pense qu’en vue du CONGRES DLR du 21 novembre 2010, nous devons étudier ce document dans les moindres détails et que nous devon s en parler entre nous :
http://www.observatoiredeleurope.com/Nous-peuples-d-Europe-ce-Traite-qu-il-nous-faut_a1432.html?preaction=nl&id=12127477&idnl=73007&


2.Posté par gilles le 20/08/2010 12:52 | Alerter
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Ma réflexion et celles de beaucoup de gens ont évolué depuis depuis 2005 et le rejet du Traité Constitutionnel Européen. C'est une illusion. C'est l'illusion de « L'autre Europe », l'illusion d' « Une Autre Europe est Possible ». Comment créer un système de pouvoir au-dessus et partir des Nations sans que celui-ci ne prenne aucune prérogative auparavant attribuée aux Nations ?


La constitution de l'URSS de 1936 prévoyait aussi le droit de Sécession, mais la centralisation impériale crée l'Empire et suscite l'organisation, les lobbies, les hommes propres à maintenir l'Empire.

William BONNER et Addison WIGGIN dans l'ouvrage : « L'Empire des dettes » publié aux Éditions «Les Belles Lettres » en 2006 (avant la crises des subprimes ) décrivent la dérive forcément impériale de l'ensemble au départ confédéral des États-Unis.

Extrait :
Pendant longtemps, nous les américains nous avons rejeté cette idée: nous ne voulions pas que les États-Unis soient un empire. Nous pensions qu'être un empire procédait d'un choix politique. Nous étions épris de la vieille République des Jefferson, Washington et de la Constitution américaine ... cette humble nation où les esprits étaient simples et l'argent difficile à gagner; nous ne voulions pas l'abandonner. Nous pensions que les États-Unis commettaient une erreur s'ils agissaient comme un empire.

Quels crétins nous étions ! Nous n'avions rien compris : peu importait ce que nous voulions - la liberté de choix était celle de la chenille face à son destin de papillon.

Le comprendre nous a permis de comprendre beaucoup d'autres choses. Jusqu'alors, toutes les fanfaronnades, toutes les pantalonnades nous paraissaient de simples « erreurs ». Pourquoi les États-Unis enregistreraient-ils des déficits commerciaux si énormes, nous demandions-nous ? Il semblait évident que c'était là une mauvaise idée : le pays courait vers la ruine. Et pourquoi les États-Unis envahiraient-ils l'Irak ou déclareraient-ils une guerre contre le terrorisme, quand il était quasiment sûr que ces deux actions se révèleraient de coûteuses bévues ? On aurait dit que les États-Unis cherchaient à s'auto-détruire - d'abord en menant leur économie à la faillite, puis en se créant des ennemis sur toute la planète.

Nous avons fini par comprendre que c'était bien sûr cela qu'il fallait faire, exactement.

Répétons-le: les gens finissent par croire ce qu'ils ont besoin de croire quand ils ont besoin de le croire. L'Amérique est un empire ; ses habitants doivent donc raisonner en tant qu'impérialistes. Pour accomplir leur mission, les citoyens américains ont dû devenir ce qu'Orwell appelait des « pantins creux ». Un peuple impérial est obligé de croire que son statut de puissance impériale est mérité; autrement dit, il est obligé de croire qu'il a le droit de dicter leur conduite aux autres peuples. Pour ce faire, ils doivent croire en un mensonge - le fait que sa culture, sa société, son économie, son système politique, ou bien lui-même sont supérieurs aux autres. Cette croyance relève d'une prétention illusoire, mais elle est si grande et lumineuse qu'elle exerce sur l'ensemble de la société une force d'attraction telle que bientôt, elle y a mis en mouvement tout un système nourri de vanités reluisantes et de vaines illusions aussi éloignées de la vérité que Pluton l'est de la Terre et aussi étranges que le sont les anneaux de Saturne, Les Américains croient qu'ils peuvent s'enrichir en dépensant l'argent des autres. Ils croient que les pays étrangers veulent vraiment être envahis et soumis à leur loi. Ils croient qu'ils peuvent s'endetter indéfiniment et que leurs maisons lourdement hypothéquées valent autant que de l'argent sur un compte bancaire.

- Fin de citation -

Tous les êtres humains sont égaux en droit, en humanité, je peux fraterniser avec un argentin, tomber amoureux d'une mexicaine et travailler avec un anglais ou un italien. Il ne s'agit pas pour moi de nationalisme, mais de démocratie. Pour les choix politiques, si l'on tient à la démocratie, un espace de dialogue est nécessaire. Il n'y a pas d'espace de dialogue entre personnes dans un Empire multi-national. Pas de dialogue accessible à tous, pas de création d'un espace citoyen. Pas de démocratie, juste du simili.

3.Posté par GRIESMAR Denis le 20/08/2010 14:38 | Alerter
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J'ai deux observations principales :


1) Cette invocation des "peuples d'Europe" fonctionne malheureusement comme un psychovirus : "hors de l' "Europe", point de salut" ( ! ? ) ...


Or le problème principal de la France aujourd'hui est que ses dirigeants - et ses "élites" au sens large - n'ont plus aucune vision de son destin géopolitique.


Il faut que la France réapprenne à regarder ailleurs, vers le Grand Large. Toute son histoire le montre, elle est au confluent de plusieurs ensembles.


Ce que les dirigeants français s'obstinent à ne pas voir, les dirigeants turcs d'aujourd'hui le voient pour leur propre compte, et en tirent les conséquences.


C'est la notion de "profondeur stratégique" prônée par M. Davutoglu. Au lieu d'y voir une menace, nos élites feraient bien d'y voir un exemple.


Les relations de la France avec les autres pays d'Europe ne doivent pas être exclusives ... ni même privilégiées !


La numérisation des bibliothèques intéresse les pays francophones ; les coproductions cinématographiques doivent se faire avec le Brésil, l'Inde, l'Egypte ...


La "défense européenne" (sic) : contre qui est-elle dirigée ? Ces salauds de pauvres ? Que nous plongeons dans la misère en acquiesçant à la mondialisation étatsunienne, laquelle joue au yoyo avec les prix des matières premières, par exemple, rendant la vie, et les prévisions économiques, impossible aux paysans africains, alors que la France avait eu longtemps une politique de stabilisation des prix par un fonds régulateur ...


Etc, etc ...


Et puis, cette façon de raisonner par proximités progressivement étendues est contraire à toute l'Histoire de France. Elle rappelle une saillie de Jean-Marie Le Pen ("Je préfère mon frère à mon cousin", etc. )


Or rien n'est plus faux ! Pourquoi diable toujours privilégier nos principaux concurrents ? Nous ne nous faisons plus la guerre, c'est bien. Mais enfin, de là à fermer les yeux sur nos véritables rapports ...


Il n'y a pas de tendresse perdue pour la France, ni en Angleterre, ni en Allemagne, ni en Flandre, ni aux Pays-Bas ... Cela a-t-il tellement changé depuis Bouvines ? ...


Inversement, rappelons-nous François 1er envoyant sa bague à Soliman au soir de Pavie ...


A propos de la Turquie, rappelons qu'une grande partie de l'élite turque est toujours formée en français, à Saint-Benoît, à Notre-Dame de Sion, à Galatasaray ...


... Et que, dans le Nutuk (recueil des discours, et fragments d'autobiographie dictés à des proches) Mustapha Kemal ne cesse d'insister sur l'importance de la langue française ...


Quel crève-coeur de voir tant de touristes ou d'hommes d'affaires français aller en Turquie bafouiller lamentablement trois mots d'anglais, avec un accent atroce ! ...


2) La question de la langue - primordiale, ô combien ! - n'est abordée que timidement, en filigrane, et il faut bien chercher dans le corps du texte pour l'y trouver mentionnée.


"Ma patrie, c'est ma langue" disait Albert Camus. Cette maxime doit être gravée en lettres d'or au début du texte, puis être déclinée dans toutes ses conséquences.


Il est inutile d'insister. Nous sommes quelques uns, avec Albert Salon, à avoir noirci nombre de pages sur le sujet ...


Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ?


Voilà les questions qu'il faut se poser.


Il n'en est point d'autres qui n'en découlent.


D.G.

4.Posté par castelin michel le 20/08/2010 14:53 | Alerter
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cette affaire est une mascarade !

Une mystification des internationalistes !
Jusqu'alors en parfaite collusion avec les capitalistes- chacun avançant leurs pions- mais voyant que l'UE totalitaire et la mondialisation furieuse tournent au fiasco, ils veulent à tout prix poursuivre leur oeuvre idéologique ! C'est à dire continuer à emberlificoter l'opinion (ils savent faire! ) pour mépriser les Peuples, détruire les Nations, garrotter les Etats.

Les faux-nez doivent tomber.
Les capitalistes, eux, on les reconnaît tout de suite.
Les internationalistes doivent laisser leur déguisement au vestiaire avant de rentrer dans le forum qui reconstruira la France.
Les partisans de la souveraineté du Peuple Français et de l'indépendance de la France doivent savoir reconnaître, démasquer et dénoncer ces infiltrés.

Personne n'est anti-européen.
Ils s'agit simplement (!) de construire, hors de toutes les idéologies, l'entente, la concorde et la coopération de Nations indépendantes et leurs Peuples souverains- chez eux !
Il est hors de question d’avoir un traité qui enferme toutes les Nation européennes dans un seul et même carcan avec des clauses de subsidiarité.

Nous accepterons tout le monde.
Les idéologues doivent seulement comprendre que pour recouvrer la France il s’agit de sortir de sa gangue doctrinaire et se séparer de ses oripeaux internationalistes et capitalistes.

Castelin michel


5.Posté par Denis GRIESMAR le 20/08/2010 20:16 | Alerter
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Mais si, il y a des anti-européens ! J'en suis ... Il faut cesser enfin d'hypostasier ce faux concept d' "Europe" qui n'est opératoire que pour nous entraver ... et pour faire obstacle à toute réflexion sérieuse ...
Encore une fois, somme-t-on l'Ouzbékistan, tous les trois mois, de fusionner avec la Malaisie sous prétexte de "construire l'Asie" ? ! ? ... Cela rappelle fâcheusement l'époque du général Tojo ...
Il y eut l'Autriche, avec sa devise A.E.I.O.U. ... Il y eut l'hubris allemande ... la thalassocratie anglaise ... la ploutocratie étatsunienne, qui s'effondre sous nos yeux ... Croire que les nations germaniques vassales pourraient s'unir à la France pour combattre d'autres Saxons, d'autres Teutons, est une dangereuse illusion, qui rappelle le "choix de la défaite", dont parlait Annie Lacroix-Riz ... "Plutôt Hitler que le Front Populaire", disaient les 200 familles en 1940. Leurs descendants en sont toujours là : ils ont inventé la capitulation permanente ... Il faut trouver autre chose ... Français, encore un effort ! ...

6.Posté par Christian Darlot le 21/08/2010 11:01 | Alerter
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Excusez-moi, je vous prie, d'être direct :

Ce projet a les mêmes vices que l'Union Européenne.

- Il enferme la France dans l'Europe ;
- Il nous empêcherait de renouer des liens avec les pays francophones, là où est notre avenir;
- Il laisse subsister le pouvoir bruxellois, c'est à dire le pouvoir de la finance anglo-saxonne et de l'industrie allemande, avides de détruire toute concurrence; il soumet ainsi la politique française au bon vouloir des Anglo-saxons et des Allemands ;
- Il soumettrait, comme à présent, le Peuple Souverain à l'oligarchie financière ;
- Il laisse le peuple soumis aux mêmes élites politiques (politichiens corrompus et anti-nationistes) et administratives (énarques et polytechniciens) qui ont fait la preuve de leur nocivité depuis des décennies ;
- Il laisse subsister la Cour d'injustice européenne qui soumet la loi à la jurisprudence marchande ;
- Il laisse la langue anglaise dominer, et véhiculer une culture décadente de violence et d'abrutissement général.

J'arrête là la litanie, de crainte de vous lasser.

A court terme, l'unique politique possible pour la France est de quitter l'Union européenne, de quitter l'OTAN, de proposer à nos partenaires commerciaux un retour au SME amélioré, et de proposer une réforme de l'ONU pour en améliorer le fonctionnement.
Economiquement, l'unique voie de salut est de ré-industrialiser la France ; pour cela il faut des droits de douane, assis en partie sur le différentiel salarial et environnemental.
Nous pouvons proposer un espace économique commun à nos voisins, et s'ils refusent instaurer nous-mêmes notre protection raisonnée. Il "suffirait" que le Peuple balaye les corrompus de l'UMP-PS, c'est à dire les trois-quarts de la classe politique...

Un peuple qui 1/ est assuré de ses approvisionnements en matières premières et en énergie (accord avec la Russie ?) ; 2/ maintient un système politique représentatif devant lequel le pouvoir est responsable ; 3/ organise le dialogue social ; 4/ est maître de sa monnaie ; 5/ a une armée dissuasive ; 6/ a une diplomatie active au service de ses intérêts et non de ceux de ses maîtres ; un tel peuple est inexpugnable, et peut développer sur son territoire une civilisation florissante, qu'il peut partager avec ses amis et voisins. Il peut prêter et recevoir aide et assistance à tous les peuples qui le voudraient, sans se laisser écraser par une sous-culture décadente.

Ce peuple-là peut être le Peuple Français.

7.Posté par Jacques Roman le 21/08/2010 12:46 | Alerter
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Commentaires préliminaires concernant le "projet de traité fondamental" de l'Observatoire de l'Europe"

Il me semble évident que l'Union européenne s'est fortement institutionnalisée depuis le traité de Maastricht. Avec le traité de Lisbonne (en vigueur depuis bientôt un an), cette évolution n'a fait que s'accentuer. En particulier, l'Union remplace depuis cette date l'ancienne Communauté européenne, et c'est déjà là un grand progrès institutionnel en même temps qu'une grande simplification.

Malgré cela, le traité de Lisbonne est nettement déficent à mon avis, surtout du fait qu'il mélange les règles institutionnelles et les politiques et impose le tout en vrac aux populations des États membres.

Cela étant, il me semble que toute proposition visant à améliorer le fonctionnement de l'Union est non seulement utile, mais indispensable si l'on veut sortir rapidement de la cote mal taillée du traité de Lisbonne. Merci donc à l'Observatoire d'avoir présenté ce projet.

Le projet se présente sous la forme d'un traité, qui reflète forcément – du moins quant à la procédure – une approche intergouvernementale. Il y a d'autres approches.

Celle d'EUROCONSTITUTION.ORG ("Pour une vraie constitution européenne – http://www.euroconstitution.org) comporte aussi un bref traité introductif d'une "Constitution de la Confédération européenne". L'avant-projet de constitution lui-même comprend essentiellement des dispositions concrètes, solidement ancrées sur la pratique de la démocratie participative, Les participants au présent site y retrouveront pas mal de questions traitées dans le projet de l'Observatoire. Le projet lui-même se veut participatif, et nous attendons d'avoir 50 participants inscrits (18 actuellement) pour adopter un règlement et élire un coordonnateur permanent.

Je me réserve de commenter ici certains aspects spécifiques du projet de l'Observatoire de l'Europe.

Enfin, en référence au message de Christian Darlot en date du 21 août, je ne discerne pour ma part aucune intention majoritaire des populations des États membres de l'Union (à l'exception possible des Britanniques) de revenir en arrière et de quitter l'UE.

JR (coordonnateur provisoire du projet EUROCONSTITUTION.org)


8.Posté par Michel DEBRAY le 21/08/2010 22:40 | Alerter
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Monsieur Darlot, j'espère ne pas vous vexer en vous disant que je ne sais
pas qui vous êtes, car il se trouve peut-être que nous nous sommes déjà
rencontrés et que je n'en ai pas conservé de souvenir. MAIS je tiens à vous
dire que ce que vous écrivez le 20 août à 22h47 me convient PARFAITEMENT. Le
dernier paragraphe en particulier me transporte d'enthousiasme. Voilà ce
qu'il faut proposer à nos enfants et petits-enfants (j'ai 7 des uns et 32
des autres...), alors, en avant! Et vive la France à qui nous devons tout !

9.Posté par J.Pierre de Paoli le 23/08/2010 11:11 | Alerter
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La nouvelle ou l'autre Europe, ressemble comme deux gouttes d'eau à la première.

Alors qu'elle qu'en soit sa forme, NE ME PARLEZ PLUS D'EUROPE SVP !!!!

Vive la FRANCE, sa langue, sa culture, et ses valeurs.

Merci

10.Posté par Mark Hitti le 23/08/2010 12:12 | Alerter
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C'est une très belle initiative qu'il faut faire remonter au plus haut rang des autorités de décisions nationales et européennes. Ce n'est qu'à travers cette action que l'Europe justifiera (ou pas) les principes démocratiques qu'elle défend.

J'ai juste une critique sur le concept de "sécession". Je suis contre et fortement. Cela met alors en balance l'entité européenne avec d'autres entités. Qu'est-ce qui empêcherait la Grèce par exemple ou des pays comma la Roumanie et la Bulgarie de quitter l'UE pour intégrer une autre entité internationale ou régionale (OTAN? une alliance des pays de la mer noire?...)?
C'est un retour au système d'alliance constamment mobile du 19e siècle jusqu'à la première guerre mondiale. Alors toutes les manipulations des ennemis de l'Europe restent possibles.

L'Europe si elle est construite sur le respect des peuples doit être l'idéal absolu et non relatif à un autre. Le monde est toujours en mouvement et des gouvernements corrompus pourront toujours jouer contrer l'Europe comme la Grèce la fait avec son budget. Faut-il pour cela ouvrir la boite de pandore, i.e. virer la Grèce et risquer de voir d'autres pays suivre?

L'Europe doit s'animer par ses nations et gouvernements. c'est ça le but. Et non pas par des alliances transatlantiques ou d'autres motivées par des idéaux mondialistes dangereux. L'Europe a ses intérêts stratégiques qu'elle se doit de défendre.

11.Posté par edgar le 23/08/2010 15:15 | Alerter
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Ces tentatives de refondation sont pathétiques. D'une part parce qu'elles entérinent l'idée absurde et terroriste que hors l'Europe point de salut ; d'autre part parce que l'Union européenne s'étant assise de façon répétée sur la volonté démocratiquement exprimée de plusieurs de ses nations, un tel texte n'a aucune chance d'être jamais adopté. C'est une perte de temps qui ne profite qu'à l'Union européenne actuelle, en détournant les citoyens de la seule attitude censée : rejeter définitivement l'arnaque européenne. De ce point de vue, l'UPR est le seul parti cohérent : http://u-p-r.fr/

12.Posté par gilles le 23/08/2010 17:32 | Alerter
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Pour aider le commentateur précédent un lien vers Le site de l'Union Populaire Républicaine.

13.Posté par contact le 07/09/2010 09:05 | Alerter
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une solution parmi d'autres : mieux informer les citoyens européens, tout simplement - ceci pour peu que les citoyens européens comptent encore pour les institutions européennes, bien entendu, et que la bureaucratie ne tue pas notre semblant de démocratie moderne ... Découvrez : www.reflexeurope.eu

14.Posté par Torsade de Pointes le 09/09/2010 21:06 | Alerter
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Désolé, je ne suis plus capable de raisonner sereinement à propos de cette Europe, je la rejette de plus en plus, radicalement, intégralement, violemment. Je me situe désormais en dehors de la pensée logique. J’ai été tellement échaudé par ce Grand Mâchin, que je n’en veux plus, sous aucune forme. Ce qui signifie en l’occurrence que je n’ai pas lu le texte de ce billet au-delà de l’introduction, qui, pour ma part, en dit déjà assez, ou trop. Pour moi, il y a la France, puis le monde; tous autres niveaux de pouvoir ― régions, Europe ― sont inutiles, sans pertinence, parasitaires, néfastes, ou du moins, pour ce qui est des régions, en tant qu’elles sont instrumentalisées par l’ogre européen. Plus ça va, plus ma conviction est forte que pour tout homme libre l’indépendance de son pays est le bien le plus précieux.

Néanmoins, pour rebondir sur ce qu’a écrit très justement M. Griesmar sur le Grand Large vers lequel la France devrait davantage se tourner: ce qui est vrai pour la France, l’est encore plus pour des pays comme le Portugal ou l’Espagne, qui ont fait une foule d’enfants, en particulier en Amérique latine, enfants qui sont devenus entre-temps de solides gaillards. Or les Portugais p.ex. sont sommés de considérer le Brésil comme un pays rival, dont il faudrait appréhender l’émergence, et de considérer comme leurs compatriotes les Danois, les Estoniens, les Bulgares etc., gens assurément très honorables, mais avec lesquels les Portugais n’ont strictement aucun atome crochu, aucune expérience commune. Nous baignons dans la plus totale absurdité.

15.Posté par Jacques Roman le 10/09/2010 15:36 | Alerter
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QUESTION PRÉALABLE : QUI AURA POUVOIR DE SIGNER CE TRAITÉ ET DE LE RATIFIER ?

Le projet de traité sera apparemmentconclu par les peuples (voir préambule : "Nous, peuples d'Europe"), et les peuples d'Europe y sont dits "signataires du traité".

Il y a au moins un précédent illustre , la Charte des Nations Unies ("Nous, les peuples des Nations Unies") : mais ce sont les gouvernements qui ont signé et ratifié la Charte au nom des États.

Les auteurs du projet ernvisagent-ils la même procédure, ou bien une autre ? Et dans ce cas laquelle ? Cette question est importante car elle gouverne le mode d'adoption du traité : or le projet ne contient aucune disposition à ce sujet.

Je rappelle que d'après une histoire qui courait les rues l'Union soviétique aurait envahi l'Afghanistan sur la base d'un télégramme d'appel au secours "signé" par "le peuple afghan". JR

16.Posté par Jacques Roman le 06/07/2011 06:07 | Alerter
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Projet EUROCONSTITUTION.ORG (avant-projet 1,Rév. 6 en date du 15 juin 2011)

À toutes fins utiles, je rappelle que le projet susmentionné porte sur une "constitution de la Confédération européenne". Ce projet vise à une Europe démocratique d'États souverains de plus en plus étroitement intégrée dans le respect de la diversité.

Le dernier avant-projet est assortie de notes justificatives détaillées qui portent directement ou indirectement, autant que je puisse m'en rendre compte, sur presque toutes les questions et propositions traitées ici. Je ne crois pas pouvoir mieux faire que de renvoyer ceux que cela peut intéresser à cet avant-projet pour voir quelle est la position actuelle d'EUROCONSTITUTION.ORG par rapport aux propositions faites ici . Aller sous :

htpp://www.euroconstitution.org

En fait, l'avant-projet EUROCONSTITUTION-1-Rév. 6 est le vingtième depuis 2005 en comptant les 14 avant-projets précédents présentés sous la signature CIPUNCE (prédécesseur d'EUROCONSTITUTION.ORG).

Cordiales salutations.

Jacques Roman (coordonnateur provisoire EUROCONSTITUTION.ORG).

17.Posté par Griesmar Denis le 06/07/2011 11:40 | Alerter
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Il est curieux que les partisans d'une "autre Europe", soi-disant confédérale ou autre, ne comprennent pas qu'il s'agit d'un oxymore. Un peuple libre de son destin, sans fil à la patte, passe des accords avec qui il veut, quel que soit le continent. Renault s'est allié avec Nissan, qui n'est pas européen - et alors ? La numérisation des bibliothèques se fait selon les espaces linguistiques, les coproductions cinématographiques avec qui veut exister dans ce domaine ... La France sera peut-être amenée un jour à faire un avion avec le Brésil et le Québec ... l' "Europe" n'a là-dedans aucune pertinence.
En outre, il est clair que l' "Europe" sera toujours dominée par les Saxons, continentaux (Allemands) et maritimes (Anglos). Ce n'est qu'une sous-satrapie de l'empire américain, une nouvelle mouture de Saint-Empire de nationS germaniqueS, Flamands, Bataves et Scandinaves ajoutant leur voix à celle des anciens pays de l'Est, éperdus d'aplatventrisme proaméricain par peur de la Russie ... Ce ne peut être qu'un étouffoir pour la France. La France vient du fond des âges, elle existe ailleurs, et autrement, dans la Francophonie, la Latinité, l'Afrique, l'Orient, elle suscite une attente dont nos "élites" n'ont pas idée. C'est une conception géopolitique tout autre qu'il s'agit de défendre, plutôt que l'émasculation "européenne" ...

18.Posté par ric le 06/07/2011 15:11 | Alerter
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Oui, mais malheureusement , il y a les USA , la Chine, même l'Inde, en face S'ils nous ont fait une Europe catastrophique, ce n'est pas l'unité qui en est coupable, mais bien le déni démocratique de Lisbonne et dérivés.

.L’Amérique du sud suit le chemin de l'unité , en conservant la souveraineté de chaque nation , par le Mercosur et l'Unasur car elle sait qu'aucun pays ne peut résister , seul , à l'hégémonie étasunienne..Personne n'ignore , là-bas, le rôle néfaste des Etats Unis dans l'implantation militaire, économique-néolibéralisme forcené-, psychologique ( la terreur, le TINA , etc.) etc, avec la complicité des oligarchies locales, dans les années 1970-1980.
Si l'Europe n'est pas dans cette situation vécue dans les années de plomb (je vous vois venir) ce serait bien le cas si nos gouvernements européens déplaisaient au " Prix Nobel de... la Paix "....Pour le moment ,ils sont ou complices ou sympathisants.
C’est Lula qui en parle le mieux: il faut lire ses discours tout en oubliant momentanément les obsolètes rigidités européennes...

19.Posté par Jacques Roman le 07/07/2011 06:46 | Alerter
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France et confédération européenne (à propos du message 17) :

La France vient du "fond des âges", d'accord ; mais est-ce que 1 500 ou 2 000 ans définit bien le fond des âges ? Il serait plus exact d'admettre que tout et tous nous nous venons du fond des âges, sauf à croire à la génération spontanée ou – ce qui serait la même chose – au "dessein intelligent" de certains déolâtres anglosaxons.

Autrement dit, tout et tous nous sommes le produit de l'évolution.

Avant la "France éternelle" que sous-entend évidemment Denis Geismar, il y a eu la Rome éternelle : nous savons ce qu'il en est advenu.

Le rôle de la France comme de toute nation devrait consister à faire en sorte que dans une nouvelle et meilleure structuration des choses sa part soit suffisamment importante pour qu'elle demeure légitimement associée dans la mémoire du monde à une image positive : tel est, globalement, le cas de Rome, ou de la Grèce. C'est à quoi nous devrions travailler en tant que Français tout en gardant à l'esprit la parole de Paul Valéry : "Nous autres civilisations savons que nous sommes mortelles".

La construction européenne (confédérale et logiquement, au bout du compte, fédérale, c'est vrai) s'inscrit dans une perspective d'évolution historique positive par la mise en commun des intérêts de tous les Européens. Perspective qu'on pourra trouver grandiose, mais qui ne l'est pas davantage que n'est mesquine l'idée de fonder la grandeur nationale sur des considérations comme la possibilité de construire un avion en s'associant à un constructeur non européen.

Quant à la francophonie, qui survivra très certainement à la France, elle a tout à gagner au développement d'une Europe unie et tout à perdre au maintien d'une France essentiellement soucieuse de son intangibilité : c'est d'ailleurs probablement à l'Afrique que la francophonie devra son futur essor – pas à la France. JR


PS. Le site EUROCONSTITUTION.ORG (http://www.euroconstitution.org) est ouvert à la participation de tous.

20.Posté par Griesmar Denis le 07/07/2011 10:43 | Alerter
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Il faudrait un livre ... Mais l' "Europe" n'est qu'un psychovirus (au sens très précis où cette notion a été définie par C. Rifat), un psychovirus où s'est abîmé l'esprit critique d'une génération. La soi-disant "construction européenne" est le tombeau de la France et de la Francophonie, c'est-à-dire d'une certaine manière d'être au monde. La France s'est construite contre l'Europe, et ses divers avatars suscités par les Saxons (pensons à cette phrase extraordinaire : "La Belgique est le rempart de l'Europe contre la France"). Les Saxons d'Angleterre et d'Amérique ont suscité l' "Europe" - après avoir bricolé la "Belgique", "Europe" en réduction, évidemment impuissante par construction - parce qu'ils la dominaient (ah ! Le fameux discours de Churchill : "Faites l'Europe, allez-y les petits, abandonnez votre souveraineté, c'est-à-dire votre liberté, faites ce que je dis, et pas ce que je fais ! "...). Les Allemands y retrouvent le Saint-Empire, et un partage du monde ("Partnership in leadership") - à l'Amériqe, le monde, à l'Allemagne, l'Europe ... Les Italiens, incorrigibles gibelins, trouvent leur niche dans la vassalité de "l'Europe des régions" ... Les Espagnols sont détruits par le communautarisme - grande catastrophe géopolitique - ... C'est bien contre les idées françaises qu'une génération vieillissante, et la technocratie à sa botte, veut nous imposer "l'Europe" (contre laquelle s'éleva Pierre Mendès-France autant que le général De Gaulle), "Europe" fondée sur une terrible anthropologie : les petits Européens seraient incapables de se gouverner hors la tutelle de l'Oncle Sam, et ne penseraient qu'à se faire la guerre (au passage, on évacue la démocratie, et le fait fondamental que l'Allemagne n'était une démocratie, ni en 1914, ni en 1940 - on met donc un signe "égale" entre Clemenceau et Ludendorf, entre De Gaulle et Hitler, et l'on condamne la France à une éternelle repentance (au fait, on n'a pas entendu Ouiliame et Quéite Villemoyenne, venus faire de la provocation à Québec, se repentir de la déportation des Acadiens, ni de la pendaison de Louis Riel ...)
La "perspective fédérale européenne" n'est pas plus globalement positive que celle de l'Union Soviétique ; elle est idéologique, et sert des intérêts précis.
Quant à l'Afrique francophone, elle a besoin que la France continue d'exister, et invente d'autres regroupements que la délétère "Europe". Linguiste, traducteur, ma première langue fut une langue africaine. Ayant étudié quelques langues, membre de la SSJB de Montréal, j'irai peut-être vivre en Turquie, pays dont "l'élite" semble moins se complaire dans la servilité qu'une "élite" française aux horizons racornis, héritière de ceux qui, préférant Hitler au Front Populaire, fit le choix de la défaite en 1940 ... Si la vie, et l'honneur de l'Homme, est une lutte contre l'entropie, si De Gaulle, porteur de la querelle de l'Homme, sut combattre le pétainisme rampant, son exemple doit nous inciter à regarder plus loin que "l'Europe" ("Cette guerre est une guerre mondiale"), et à inventer, contre l'horreur décrite par Orwell, un avenir vivable.

21.Posté par ric le 07/07/2011 11:04 | Alerter
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denis a une excellente approche du problème, mais non définitive.Il faudrait, effectivement , un livre.
L'échange d'idées-pas n'importe lesquelles , mais intéressantes , fondées et excluant le néolibéralisme - contribuent au débat.
Chaque paragraphe serait à développer (De Gaulle et l'Europe, Churchill,visionnaire de l'idéologie hégémonique anglo-saxonne , splendide cheval de Troie au demeurant! ,intérêts souvent souterrains et peu avouables des USA , et bientôt du BRIC , etc)
D'accord sur le fait indéniable de la déliquescence de la décadente Europe , enfermée dans ses rigidités et son manque d'imagination sociale, politique , économique ,et surtout n’offrant aucune issue à sa jeunesse.
Oui , il faudrait un ....millier de livres....

22.Posté par Jacques Roman le 07/07/2011 22:24 | Alerter
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LA FRANCE ET L'EUROPE (version révisée du précédent : merci aux modérateurs de bien vouloir supprimer le no 22)

Tout d'abord, je demande pardon à Denis Griesmar d'avoir écorché son nom dans mon premiert message du 7 juillet : je viens seulement de m'en apercevoir.

Reste qu'à mon avis les faits essentiels ne correspondent pas à ses affirmations – car il s'agit bien d'affirmations et non de démonstrations.

En particulier, il est incontestable que de 1945 à 1957 il n'y avait que de petits pays européens bien incapables de se gouverner sans la tutelle de l'Oncle Sam. La preuve, pour m'en tenir à la France : le fait que la première réaction de tout ministre français, en particulier du ministre des finances, était d'aller présenter ses devoirs à Washington – et pourtant la construction européenne n'existait pas ; le fait que la guerre d'Indochine n'aurait pu se faire, ou en tout cas durer près de 10 ans, sans l'assistance maléfique des Américains, qui ont fait de nous les metteurs en pratique de leur théorie des dominos (l'une des rares graves erreurs de de Gaulle) et à qui nous sommes allés jusqu'à demander de sauver Dien Bien Phu – pourtant la construction européenne n'existait pas ; le fait que ce sont bien nos responsables qui nous ont empêtrés dans l'horrible guerre d'Algérie avec les heureux résultats que l'on sait – et pas la Communauté européenne !.

Aujourd'hui, l'Europe est la première puissance économique du monde ; elle a une population de 500 millions d'habitants (États-Unis : 320 millions) ; l'euro est en passe de concurrencer le dollar comme monnaie de réserve (d'ailleurs c'est déjà le cas), et les services de l'UE sont de plus en plus souvent en situation d'imposer leurs règlementations aux Américains.

Comment ne pas voir ces réalités et soutenir que l'Union européenne est un instrument d'asservissement anglosaxon, alors que les Anglosaxons (Anglais compris) ont visiblement tout en oeuvre pour empêcher le développement de l'Union au-delà d'une simple zone d'échange transatlantique ?

Sur le plan mondial, la grandeur future de la France et de la francophonie ne se situe pas dans un repli frileux conforté par des réminiscences sans rapport avec les réalités présentes, ni d'ailleurs à une opposition aux autres nations, proches ou lointaines, européennes ou non, mais dans la résilience et l'adaptabilité de notre pays et de notre langue, servies par une intelligence humaniste de l'histoire. JR


PS. Le projet EUROCONSTITUTION.ORG (http://www.euroconstitution.org) vise à mettre sur pied une confédération européenne démocratique, indépendante, forte, transparente et efficace dans le respect de la diversité.

23.Posté par Griesmar Denis le 13/07/2011 10:55 | Alerter
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Il est bien difficile de discuter avec des européistes, car comme ils sont dans l'idéologie pure, ils tournent en rond et reviennent toujours aux mêmes affirmations. Car ce sont bien eux qui sont dans le mantra de la répétition, et la réalité des faits, qui dément quotidiennement leur foi, ne les détourne pas de leur prosélytisme ...
Il faut savoir lire l'Histoire, comprendre comment les Anglo-Saxons ont lâché la France entre les deux guerres, comment ils ont favorisé l'Allemagne, comment l'existence de cet invraisemblable "machin" qu'est la "Belgique" a favorisé toutes les invasions ... lire, par exemple sur le site www.u-p-r.fr la biographie du minable que fut Robert Schuman (pour ne pas parler de Jean Monnet, agent américain qui recommandait à Roosevelt d'éliminer De Gaulle), pour comprendre que ce n'est pas grâce à ces gens-là que la paix fut établie en Europe, paix qui d'ailleurs n'aura été qu'un long protectorat des Etats-Unis ...
La croyance en "l'Europe puissance" est une plaisanterie ... (a propos, combien de "commissaires européens" ont-ils (elles) été formés - et recyclés chaque année - à Georgetown University, Washington DC, centre de formation de la CIA ? ...) Ne parlons pas du système Echelon, des privilèges du dollar ...
Loin de tout "repli frileux", il s'agit, en toute lucidité, de comprendre que "cette guerre est une guerre mondiale" (De Gaulle), et, hanté par le désir de construire un avenir vivable, de tendre la main "aux autres Nations, proches ou lointaines ...", sans fil à la patte "européen" ...
Cette querelle est celle de l'Homme, et vouloir y plaquer une quelconque "constitution européenne" serait dérisoire, et totalement hors de propos.
Une bonne lecture : "Les hauteurs béantes de l'Europe", de Roland Hureaux, éreinté par la critique conformiste, mais dont la pertinence se révèle chaque jour davantage, à l'heure où la "stratégie du choc" voudrait nous imposer un "Ministre des finances européen" (sic !)
On peut préférer, avec George Orwell, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ...

24.Posté par Griesmar Denis le 13/07/2011 11:52 | Alerter
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Une remarque en passant, mais essentielle, à l'heure où les peuples du continent n'apprennent plus la langue des autres, parce qu'on leur serine que l'anglais suffit ... Et où il n'est pas indifférent de noter le rôle que l' "Europe" joue dans l'imposition du "tout-anglais" (sous prétexte d'économies, bien sûr - et pourquoi ne plus tenir d'élections du tout, elles ne servent à rien, puisque les "institutions européennes" passent outre la volonté des électeurs ... nous sommes en pleine barbarie !)
Voir à ce sujet le témoignage de l'association Athéna, qui regroupe un certain nombre de fonctionnaires européens ...
Mais la meilleure est la citation d'Umberto Eco, que l'on nous assène à tout propos, et hors de propos : "La langue de l'Europe, c'est la traduction"
Eh bien, en tant qu'ancien Vice-Président de la Société Française des Traducteurs pendant une demi-douzaines d'années, et ayant lutté pendant plus de dix ans contre le Protocole de Londres (sur les brevets d'invention) et ses avatars, je puis vous dire que cet infâme traité a été adopté expressément pour faire faire aux sociétés multinationales des économies de bouts de chandelles sur la traduction ... et cela en jetant aux orties la démocratie, puisqu'on donne valeur juridique sans traduction à des textes rédigés en anglais ...
Il s'agit en réalité d'imposer partout le "droit" anglo-saxon, accessible uniquement aux très riches, et d'araser la personnalité juridique des peuples.
Si cela n'est pas une forfaiture, c'est que les mots n'ont plus aucun sens ... Oui, nous sommes bien dans l'enfer décrit par George Orwell ...

25.Posté par Jacques Roman le 13/07/2011 12:29 | Alerter
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L'UE ET LES LANGUES

Difficile de dialoguer avec des idéologies qui se prétendent – peut-être se croient sincèrement – non idéologiques.

Toutefois, quand Denis Griesmar écrit à propos du protocole sur les brevets que

"cet infâme traité a été adopté expressément pour faire faire aux sociétés multinationales des économies de bouts de chandelles sur la traduction ... et cela en jetant aux orties la démocratie, puisqu'on donne valeur juridique sans traduction à des textes rédigés en anglais [et qu'] il s'agit en réalité d'imposer partout le "droit" anglo-saxon, accessible uniquement aux très riches, et d'araser la personnalité juridique des peuples"

je ne suis pas loin du tout de partager son avis.

C'est pourquoi le projet EUROCONSTITUTION.ORG propose au sujet des langues les dispositions suivantes :

"TITRE X

"DES LANGUES DE LA CONFÉDÉRATION

"Article [80] : Les langues officielles de la Confédération

"1. Les langues officielles des États membres et les autres langues éventuellement désignées par l’Assemblée eurorégionale en application de l’article [43-2] de la Constitution sont langues officielles de la Confédération.

"2. Chaque eurorégion concernée contribue au budget linguistique confédéral à proportion des dépenses supplémentaires résultant de la désignation d’une langue officielle effectuée sur sa proposition.

"3. La Confédération assure la complète et effective égalité d’utilisation de toutes ses langues officielles en fonction des besoins exprimés par les États membres et par les eurorégions et des moyens disponibles.

Article [81] : Promotion des langues confédérales. La Confédération tient les langues confédérales pour une richesse commune essentielle qu’elle entend développer dans l’intérêt de la diversité."

Je ne reproduis pas ici les notes explicatives qui sont un peu longuettes. Qui s'y intéresse pourra aller sous http://www.euroconstitution.org. En ce qui concerne le projet d'article [80-2], par "langues désignées par l'Assemblée eurorégionale", il faut entendre les langues européennes régionales telles que le basque ou le catalan et des langues planifiées telles que l'espéranto.

Avant de s'enthousiasmer ou de se scandaliser, prière d'aller voir les notes explicatives correspondantes ! JR

26.Posté par Griesmar Denis le 15/07/2011 11:22 | Alerter
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Ce projet de traité part d'une bonne intention, mais on sait que l'enfer est pavé de bonnes intentions ...
Vouloir s'opposer au mondialisme saxon néo-libéral et éradicateur avec un "chiffon de papier", comme disait Guillaume II (qui, après coup, gémissait "Je n'ai pas voulu cela") est dérisoire, et il ne s'agit pas de refaire de l'Aristide Briand ...
On devrait savoir, depuis Marathon et Sun Zu, et à la lecture de Liddell Hart, qu'il faut toujours déborder par les ailes (ce que j'ai fait avec succès pendant dix ans dans la Guerre des brevets) ... Que la stratégie indirecte est la seule possible ...
Souvenons-nous de François 1er envoyant sa bague à Soliman, au soir de Pavie ...
Nos alliés dans cette lutte contre l'entropie linguistique et culturelle, contre la mort thermique de l'esprit, sont ailleurs qu'en Europe, c'est un fait.

27.Posté par Jacques Roman le 15/07/2011 13:22 | Alerter
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Denis Griesmar (votre 15 juillet) :

Il est exact que nos principaux alliés linguistiques sont ailleurs, qu'en Europe, et pour ma part c'est sur l'Afrique que je compte avant tout à long terme. Le reste (sauf le Québec) est insignifiant.

N'empêche que vous sous-estimez la force de principes publiquement affirmés. JR

PS. Le "chiffon de papier", ce serait plutôt Bethmann-Hollweg.






28.Posté par Jacques Roman le 07/08/2011 03:40 | Alerter
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Ausujet de l a "société civile"

Le projet de "traité fondamental" présenté par l''Observatoire contient un paragraphe préambulaire sur l''"autonomie de la société civile par rapport à l''État ",

Je me permets de reproduire ici le commentaire relatif à la société civile figurant sur le site http://www.eruroconstitution.org (http://www.euroconstitution.org/forum/viewtopic.php?f=196&t=1598&p=1817#p1817). JR :
_____

La société civile

On ne saurait traiter de cette notion sans aller au très instructif historique de François Rangeon (« Société civile : histoire d’un mot », Centre universitaire de recherches sur l''action publique et le politique, PUF, 1986, pp. 9-32 – http://www.u-picardie.fr/labo/curapp/re ... angeon.pdf), cité à à l’article « Société civile » de Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_civile).

On y verra comment cette notion ambigüe, qui remonte, formellement du moins, au latin "societas civilis" (Cicéron) et qu’on trouve dès le XVIIème siècle en anglais (Hobbes) et en français (Bossuet), signifiait d’abord la société politiquement organisée (donc l’État) par opposition à la société inorganisée (l’état de nature), puis en est venue au sens presque contraire de société privée (société des particuliers, y compris, de plus en plus souvent, la société marchande) par opposition à l’État – c''est le sens général actuel.

Pour le citoyen ordinaire, l’expression société civile est sans doute d’abord un descriptif commode pour signifier l’ensemble des associations de citoyens – notamment, d’un point de vue français, les associations créées en vertu de la loi du 1er juillet 1901.

Ce n’est pas faux, sauf que l’expression est de plus en plus souvent ressentie, en France et ailleurs, comme désignant une veritable institution collective paraconstitutionnelle dotée dans l’imaginaire public d’une légitimité (sinon de pouvoirs formels) concurrençant celle de l’État : pour tout dire, un État officieux parallèle. Les Révolutionnaires français de 1789 jugeraient qu’il s’agit d’un retournement de leur conception bien connue de la chose publique, laquelle consistait à mettre en présence l’État et le citoyen sans intermédiaires (on se rappelle la loi Le Chapelier du 14 juin 1791 proscrivant les corporations).

L’article publié le 4 février 2011 par Yuliya Tymoshenko, ancienne première ministre ukrainienne, sous le titre « La révolution trahie » (Project Syndicate, http://www.project-syndicate.org/commen ... o20/French) confirme cette évolution. Il y est notamment dit :

« L’une des manières d’empêcher qu’une révolution démocratique soit confisquée de l’intérieur est de construire une véritable société civile. Nous, en Ukraine, avons appris cette vérité des dures expériences de l’époque soviétique. Même si le communisme pouvait, ici et là, coexister avec la propriété privée, voire des entreprises privées, il n’a jamais pu coexister avec la société civile. Les attaques les plus fatidiques accompagnant l’instauration d’une dictature sont les tentatives de démantèlement de la société civile.

« En Ukraine, la liberté d’expression a été rétablie du jour au lendemain, à la chute du communisme. Mais restaurer la société civile – les nombreuses manières complémentaires dont les citoyens participent à la vie publique – est une tâche ardue, comme le découvriront bientôt les Égyptiens et les Tunisiens. La raison en est évidente : la société civile est une entité complexe, fragile, même mystérieuse qui évolue au cours des décennies, si ce n’est des siècles. Ses piliers – les associations privés et volontaires, la décentralisation de l’État, et la délégation du pouvoir politique à des organismes indépendants – doivent être patiemment construits, du bas vers le haut.

« Lorsque la société civile n’est pas fermement assise, tout problème remonte automatiquement à l’homme fort du régime. Plus le pouvoir est concentré au sommet, plus il devient facile pour les forces antidémocratiques de prendre – ou reprendre – le contrôle d’un pays. »

Il y a incontestablement du vrai dans cette analyse. Mais il convient de s’interroger,sur l’élément d’irrationnel que la société civile ainsi définie introduit dans le fonctionnement de la démocratie, au risque de devoir un jour sonner le glas de l’État et de ses institutions. Il resterait alors des sortes de nébuleuses humaines aux structures molles et constamment recomposées, proies tentantes et faciles pour l’homme providentiel. On peut trouver un certain attrait à cette vision dynamique de l’évolution des sociétés organisées : encore faut-il en mesurer et en accepter le prix

De toute manière, cette "société civile" non juridique est mal placée pour prétendre représenter démocratiquement la collectivité des citoyens, ne serait-ce que du simple fait que les exécutifs des associations qui la composent sont presque toujours cooptés.

29.Posté par UPR le 05/07/2015 21:44 | Alerter
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Bonjour
Pour ce qui serait intéressé, il y aura des conférences sur les euro-régions,
sur Marseille le 17/07, Toulon le 18/07, Canne le 19/07.
Info : http://www.upr.fr/evenements , Cordiallement.

30.Posté par enroute le 26/06/2016 18:31 | Alerter
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Bonjour,

le texte est en effet simplifié, la BCE et le conseil des ministres disparaissent des institutions.
Mais les décisions dans la communauté sont déjà bien difficiles à prendre, comment s'assurer qu'elles le soient mieux quand 27 parlements contrôleront chacun de leur côté les travaux des institutions, sans conseil des ministres qui devait bien pourtant favoriser les échanges d'intérêts, et sans appel à créer une solidarité entre les peuples européens ?
N'est-ce pas cela aujourd'hui qui pêche en Europe : on parle de solidarité des peuples, mais les seuls liens qui existent se trouvent entre les institutions nationales et européennes... si les Anglais choisissent de sortir, personne n'a demandé leur avis aux 450 millions qui restent, et si les Britanniques ont suivi les mouvements de leur politique intérieure, rien ne garantit que dans d'autres pays, et pourquoi pas le nôtre, les objectifs de politiques nationales ne fasse comme au royaume-Uni, et pour le compte du peuple, la politique européenne... dès lors, si l'objectif n'est pas de favoriser une compréhension mutuelle des peuples, pourquoi ce nouveau traité ? pourquoi ne pas prôner le retrait de l'Union, ce qui serait plus simple et garantirait plus sûrement l'indépendance des peuples ?

Cordialement,

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