L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

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« La démondialisation », pour penser le monde autrement



"Face à la crise globale du capitalisme, on voit désormais le FMI, des gouvernements ou des économistes célèbres brûler ce qu’ils ont adoré - le marché - et réhabiliter l’État qu’ils honnissaient". Selon l'économiste Jacques Sapir, "nous vivons en fait l’amorce d’une « démondialisation ». L’histoire, la politique et les nations reprennent leurs droits avec le retour des États, que l’on disait naguère impuissants, et le recul des marchés, que l’on prétendait omniscients. Ce mouvement réveille de vieilles peurs. Et si cette démondialisation annonçait le retour au temps des guerres ? Ces peurs ne sont que l’autre face d’un mensonge qui fut propagé par ignorance et par intérêt. Non, la mondialisation ne fut pas, ne fut jamais « heureuse ». Le mythe du « doux commerce » venant se substituer aux conflits guerriers a été trop propagé pour ne pas laisser quelques traces… Mais, à la vérité, ce n’est qu’un mythe. Les puissances dominantes ont en permanence usé de leur force pour s’ouvrir des marchés et modifier comme il leur convenait les termes de l’échange. Dans ce fétichisme de la mondialisation, il y eut beaucoup de calculs et de mensonges. Il faut donc établir le vrai bilan de cette mondialisation - de ces apports et de ces méfaits - pour penser rigoureusement la phase suivante qui s’ouvre. Son livre propose précisément les voies d’une démondialisation pensée et ordonnée par une nouvelle organisation du commerce et des relations financières internationales."




« La démondialisation », pour penser le monde autrement

« La démondialisation » : la bible économique alternative de Jacques Sapir


C’est par hasard que j’ai appris la sortie du dernier livre de Jacques Sapir, « La démondialisation », le mois dernier. Passées les premières pages, qui ne surprendront pas les amateurs de l’auteur, sa lecture révèle un essai indispensable pour la pensée économique alternative.



Un livre aux multiples facettes



Que pouvait encore apporter Jacques Sapir à la réflexion pour la construction d’un nouveau monde économique ? En effet, tant de livres ont été écrits depuis quelques années qu’il pouvait sembler difficile de trouver une vraie valeur ajoutée à une telle entreprise. Et pourtant, il y parvient brillamment. Tout d’abord, il est sans doute le premier à faire une analyse globale des travers de la mondialisation.



En effet, Jacques Sapir mêle analyse de la monnaie, du commerce et de la finance dans un même ouvrage, ce qui est finalement assez rare. La « démondialisation » qu’il appelle de ses vœux est aussi globale que le monde économique dans lequel nous vivons. Et ce point est fondamental, alors que la plupart des auteurs privilégient soit une analyse financière (Frédéric Lordon, Paul Jorion), soit une analyse du libre-échange (Emmanuel Todd). L’anarchie néolibérale est bien globale.



En outre, ce livre présente d’autres atouts. L’auteur revient sur l’histoire de la construction de notre système économique actuel depuis la Seconde Guerre Mondiale dans une synthèse saisissante et passionnante des soixante-dix dernières années. Ces passages se lisent comme un roman et remettent en perspective tout ce qui se passe aujourd’hui. Ils permettent de comprendre bien plus en profondeur le débat économique entre Keynes et les Etats-Unis dans les années 1940.

Mieux, outre le fait de permettre d’enrichir ses connaissances historiques, ce livre présente une double lecture. Ses 250 pages en font un livre d’économie accessible, une synthèse utile des problématiques de la mondialisation et des solutions qu’il faut y apporter. Car, plutôt que de faire un livre de 500 pages qui aurait pu en rebuter certains, Jacques Sapir a pris le soin d’indiquer de très nombreux liens qui permettent de compléter ses analyses et d’aller plus loin.



Une histoire de la mondialisation



La partie sur le commerce est plus courte car la charte de la Havane fut rejetée par les Etats-Unis. Elle contenait pourtant de nombreux aspects intéressants, comme la priorité donnée à l’emploi, la possibilité de mesures protectionnistes, une volonté d’équilibre des balances des paiements. Globalement, cette charte reflétait assez fidèlement les idées de Keynes. Mais le GATT et plus encore l’OMC à partir des années 1990 sont partis dans une direction opposée.

Dans le domaine financier, il revient sur les propositions de Keynes, qui s’opposait à l’étalon-or, qui risquait de limiter les liquidités et était donc partisan d’une monnaie internationale (le bancor). Favorable au libre-échange à l’origine, il s’était ouvert au protectionnisme et surtout à l’équilibre des balances des paiements (souhaitant pénaliser déficit comme excédent). Enfin, si la coordination entre Etats est essentielle, il était très attaché à la souveraineté nationale et donc au contrôle des mouvements de capitaux.



Malheureusement, les Etats-Unis ont imposé leur système, à l’exception de l’UEP (Union Européenne des Paiements) de 1950 à 1958, pour équilibrer les balances des paiements. A partir de 1958, la France s’efforça de réformer le système dans un sens très keynésien, s’opposant à la libéralisation des capitaux, puis poussant le successeur du bancor, le DTS en 1967, et enfin cherchant à en donner l’accès aux pays en voie de développement (ce que refusaient les Etats-Unis).



Les tentatives de réforme ayant échoué, la France se retire du « pool de l’or » et échange ses dollars, contribuant à l’effondrement d’un système miné par les déficits étasuniens résultant de la guerre du Vietnam. En 1971, la convertibilité du dollar est suspendue (après avoir été limitée dès 1968) et en 1973, la conférence de Jamaïque consacre le flottement généralisé des monnaies, le prélude à la déréglementation généralisée de l’économie dans les années à venir.



C’est le cœur du nouveau livre de Jacques Sapir : produire une analyse critique systémique de la mondialisation, recoupant commerce, monnaie et finance, afin de proposer une alternative complète.



Les ravages de la globalisation marchande



L’économiste commence par une analyse des limites de la libéralisation commerciale. Il tord le cou à plusieurs mythes, soulignant que « c’est au contraire la croissance dans les principaux pays qui tire le commerce », comme l’a montré a contrario 2009. Il note aussi qu’il y a beaucoup d’effets d’optique, entre la montée considérable du prix des matières premières, ou la spécialisation qui fait progresser commerce et PIB sans forcément faire progresser le bien-être.



En évoquant les pays asiatiques, il souligne que « la globalisation marchande ne donne des résultats que dans la mesure où l’on ne joue pas son jeu mais où d’autres acceptent de le jouer ». Il montre également que les modèles qui chiffrent les bénéfices de la libéralisation aboutissent à des estimations limitées, et ne bénéficiant qu’à la Chine (d’où l’échec de Doha)…



En outre, la libéralisation de l’agriculture aboutit à une instabilité qui se révèle dévastatrice.



Il dénonce « les mesures destinées à faire baisser la part des salaires (qui passent) pour une sorte de loi de la nature ». Il en souligne tous les méfaits : effondrement de la part des salaires dans le PIB (10 points depuis 30 ans), hausse du chômage, explosion des inégalités : les salaires stagnent, à part en haut de la pyramide, où ils explosent (plus de 20% des revenus pour 1% de la population contre 9% il y a trente ans aux Etats-Unis, la France restant plus égalitaire).



Il insiste sur le décrochage entre gains de productivité et hausses de salaire et le fait que la hausse du salaire moyen (12% de 1996 à 2006) camoufle la stagnation du salaire médian (+4%).



Enfin, il distingue deux types de délocalisations, les directes et les indirectes (quand on produit un nouveau modèle ailleurs), qui ont permis de transférer 30% de la production automobile Française. En y ajoutant l’effet dépressif induit, il estime qu’on peut leur attribuer au moins 50% du niveau du chômage.



Les ravages de la globalisation financière



Puis, Jacques Sapir analyse la globalisation financière. Il dénonce la part grandissante des profits financiers, passés de 10% dans les années 1950 à près de 40% aujourd’hui, et même 50% en prenant la part des profits financiers réalisés par les entreprises non financières (automobile, General Electric). Il souligne l’explosion des produits dérivés, passés de 1 500 milliards en 2002 à 46 000 milliards en 2007 et l’opacité du système dont seul le système financier profite véritablement.



Il souligne le rôle de la libéralisation des mouvements de capitaux dans les crises des pays émergents des années 1990 puisque leur entrée désordonnée fait monter le cours de la monnaie, créant un déficit commercial, poussant alors les capitaux à fuir. Le problème est que le FMI a alors imposé des politiques extrêmement dures, poussant les pays asiatiques à accumuler des réserves de change colossales pour se protéger du FMI, et donc à développer les exportations.



L’auteur revient également assez longuement sur l’euro, qui contribue à l’atonie économique de l’Europe. Pour lui, « parce qu’elle est unique, la politique monétaire ne peut plus prendre en compte la diversité des situations » et explique les bulles Espagnoles et Irlandaises. Pour lui, les plans actuels ne font que faire durer la situation car rien « ne peut remédier aux déficiences structurelles d’une monnaie unique sur une zone dont l’hétérogénéité économique ne fait que croître ».



Pour mettre en place la démondialisation, il reconnaît que « l’Europe est d’ailleurs moins une solution qu’une partie du problème ». Il plaide pour une action unilatérale de la France, et évoque l’article 16, tout en utilisant la concertation avec nos partenaires européens pour démultiplier « les effets de l’action unilatérale ». Pour lui, « la globalisation financière établit bien un pouvoir supérieur aux Etats qui leur impose leurs politiques, mais il n’en est ainsi que parce que ces mêmes Etats le veulent bien ».



Ce livre présente sans doute la meilleure analyse d’ensemble en faveur d’une démondialisation systémique et d’un plus grand dirigisme afin que le progrès économique profite à tous et pas seulement à quelques uns. En ce sens, il est parfaitement indispensable.



Laurent PinsolleSon blog Gaulliste Libre



« La démondialisation », Jacques Sapir, collection « Economie humaine », Seuil


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1.Posté par Ribes Gilbert le 17/05/2011 19:24 | Alerter
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RENAISSANCE DE L’INDUSTRIE ET DE L’EMPLOI EN EUROPE.

L’Union Européenne ne pourra pas assurer durablement l’équilibre de sa balance des paiements courants et le plein emploi de ses actifs sans l’existence d’un secteur industriel substantiel.
En effet, l’agriculture et les services ne suffiront pas à ;
-équilibrer nos besoins incontournables d’importations (matières premières, énergie), quels que soient nos progrès en matière de recyclage, d’économies d’énergie et de développement d’énergies renouvelables
-employer la main d’œuvre peu qualifiée que nos efforts de formation professionnelle ne parviendront malheureusement pas à résorber entièrement.
Cet impératif industriel, permettant de retrouver le plein emploi, d’équilibrer notre balance des paiements courants et de rembourser nos dettes, exige une véritable renaissance de l’industrie européenne, une réindustrialisation de l’Europe.

En France, le Rapport des Etats Généraux de l’Industrie, publié par la Documentation Française, propose plusieurs leviers pour réindustrialiser la France. Dans d’autres pays de l’Union Européenne, d’autres leviers sont proposés.Ces leviers doivent être mis en oeuvre pour éviter une accélération de la désindustrialisation.

Mais ils ne suffiront pas à inverser le phénomène, face à la concurrence de la Chine et d’autres pays émergents dont les coûts horaires de main-d’oeuvre sont plus de 9 fois inférieurs aux nôtres et dont la productivité est équivalente à celles de nos meilleures usines car elles utilisent les mêmes process, machines, outils ou robots.

Dans les pays développés, la recherche et l’innovation permettent, aujourd’hui encore, la création de nouveaux produits. Si cette innovation permet de maintenir ou de créer des emplois dans la RD, le marketing, la vente et l’après-vente, en revanche elle n’entraîne pas nécessairement le maintien ou la création d’emplois dans la fabrication. Pour s’en convaincre il suffit de constater que les nouveaux produits lancés par Apple, Dell, Sony ou HP par exemple sont immédiatement industrialisés et fabriqués en Chine (ajoutons que l’éloignement géographique de la conception des produits par rapport à leur industrialisation constitue un handicap pour leur optimisation technico-économique).

Mais, d’ores et déjà, la Chine dispose d’un réservoir d’ingénieurs et de techniciens qui lui permet de s’affranchir des transferts de technologies dans plusieurs domaines, de maîtriser les technologies les plus avancées (voir les dépôts de brevets) et de créer de nouveaux produits issus de ces technologies (ex.spatial, ordinateurs, téléviseurs, portables, smartphones, panneaux solaires, éoliennes,TGV).

Le cas des TGV préfigure ce qui va se passer dans les prochaines années pour les avions moyens courriers, puis pour les avions long-courriers, les centrales nucléaires et tous les produits de haute technologie. Après deux commandes (l’une à Siemens, l’autre aux japonais), accompagnées de transferts de technologies, les chinois ont mis au point un nouveau TGV, purement chinois, qui leur permet, d’une part de réaliser eux-mêmes la gigantesque extension de leur réseau ferré et d’autre part d’exporter leur TGV à des prix imbattables.Une première commande leur serait acquise en Afrique du Sud et une deuxième commande pourrait leur être attribuée en Californie.


Car les chinois ont une stratégie délibérée d’indépendance, d’autosuffisance et d’exportation dans tous les domaines pour assurer le plein emploi et l’amélioration du pouvoir d’achat de leur énorme réservoir de main d’œuvre, qualifiée et non qualifiée.

Par ailleurs, ses 3.000 milliards de réserves monétaires lui permettent de racheter non seulement des marques et des réseaux de vente et d’après-vente dans les pays développés mais aussi certaines technologies qui lui feraient encore défaut. A titre d’exemple, le rachat de Volvo par Geely ne devrait pas tarder à faire souffrir les salariés européens des constructeurs européens d’automobiles.

En résumé, le dernier avantage compétitif des pays développés par rapport à la Chine (la recherche et l’innovation) va rapidement disparaître. Restera alors l’énorme avantage compétitif de la Chine par rapport aux pays développés :des coûts horaires de main d’œuvre, qualifiée et non qualifiée, très inférieurs aux nôtres, avec une productivité équivalente à celles de nos meilleurs usines et laboratoires. S’y ajouteront deux atouts supplémentaires :un marché intérieur et un réservoir de main d’œuvre qualifiée aux potentiels deux fois plus importants que ceux de l’Union Européenne.

C’est pourquoi il est indispensable d’instaurer un protectionnisme commercial européen, « raisonnable et raisonné », prôné par Maurice Allais et d’autres économistes libéraux, vis-à-vis des pays qui ne respectent pas les normes sociales fixées par l’ONU et par l’OIT et des normes environnementales et juridiques comparables à celles de l’Union Européenne et dont les balances de paiements courants avec l’Union Européenne sont largement excédentaires.

Ceci ne sera possible que si les peuples européens imposent un débat démocratique sur ce sujet, en contrepoids aux lobbys de la finance internationale et des firmes transnationales, qui se délectent d’une mondialisation sans foi ni loi.




2.Posté par Ribes Gilbert le 17/05/2011 19:25 | Alerter
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INITIATIVE CITOYENNE EUROPEENNE.


EXPOSE DES MOTIFS



Les normes sociales et environnementales y étant radicalement différentes, la libre concurrence entre les entreprises et les salariés, des pays européens d’une part, des pays émergents d’autre part, a entraîné des délocalisations et des pertes d’emplois massives dans l’Union Européenne.Ces pertes d’emplois auraient pu être compensées partiellement si les échanges commerciaux avec les pays émergents avaient été équilibrés. Malheureusement ces échanges, équilibrés avec de nombreux pays émergents(dont l’Inde), sont très déséquilibrés avec d’autres pays, notamment avec la Chine.


En effet, dans une vision à long terme, la Chine a préféré fonder sa croissance sur les exportations et accumuler plus de 2.700 milliards de dollars de réserves monétaires, plutôt que développer sa demande intérieure et équilibrer sa balance des paiements courants. Du point de vue des pays développés cette stratégie est regrettable. Mais, du point de vue chinois, elle s’explique par la volonté de prendre le contrôle de ressources énergétiques, minières et agricoles extérieures et de réseaux logistiques indispensables à son développement et de racheter des entreprises étrangères dont les réseaux commerciaux, les marques et les technologies lui assureront, dans le monde entier, les débouchés nécessaires à sa capacité de production et d’exportation (voir le récent rachat de Volvo).

A long terme, cette stratégie représente donc un danger majeur pour l’indépendance économique des pays développés et des pays moins avancés, entraîne une abondance mondiale de liquidités, facilitant les excès d’endettements publics et privés dans le monde entier, et limite l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages chinois et le développement de la demande intérieure et des importations chinoises.

A court terme,cette stratégie entraîne une désindustrialisation et d’énormes dégâts dans l’Union Européenne : 22 millions de chômeurs,80 millions de pauvres, développement du travail précaire, apparition de travailleurs pauvres, stagnation des salaires et du pouvoir d’achat, creusement des inégalités de revenus, surendettements publics et privés.


Atteinte majeure à la dignité, à l’égalité des chances et à la liberté, le chômage est la première cause d’exclusion sociale, de pauvreté et de désespérance, en particulier pour les plus jeunes, les seniors et les chômeurs de longue durée.
Outre les drames humains qu’il provoque, le chômage se traduit par la perte d’une partie du potentiel de production de richesses, un « gâchis économique ».
Le premier devoir économique et social des pouvoirs publics est donc de créer les conditions du plein emploi et de l’amélioration du niveau de vie de tous les citoyens.

Face aux ravages économiques et sociaux provoqués dans l’Union Européenne et aux dangers à long terme crées par l’accumulation des réserves chinoises, nous proposons que l’Union Européenne taxe où contingente les importations dans l’Union Européenne de certains produits ou services provenant de pays qui ne respectent pas :

-Les normes sociales fixées par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (articles 23 à 26) et par le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels de l’ONU (articles 2 à 15)
-Les Conventions Fondamentales de l’OIT (C87, C105, C138, et C182 notamment)
-Des Normes environnementales et sanitaires comparables à celles de l’Union Européenne

et dont les Balances de paiements courants avec l’Union Européenne sont fortement excédentaires.

Cette décision permettrait à l’Union Européenne de sortir de la crise,provoquant une réindustrialisation,une forte croissance de l’emploi et une réduction des déficits et des endettements publics.

Cette décision conduirait la Chine à freiner radicalement son accumulation de réserves monétaires et à accélérer la croissance de sa demande intérieure, de l’emploi et du pouvoir d’achat des centaines de millions de chinois qui ne bénéficient pas encore des retombées de son développement économique. Pour y parvenir elle serait conduite à renforcer et généraliser son système de protection sociale pour réduire le taux d’épargne des ménages chinois, accélérer le relèvement des salaires minimaux (troisième principe du « fordisme »), réévaluer le yuan dans le cadre d’un nouveau Système Monétaire International et ouvrir davantage son marché aux importations de l’Union Européenne.


LANCEMENT D’UNE INITIATIVE CITOYENNE EUROPEENNE.


Cette décision est contestée par les partisans d’un libre échange mondial non régulé.

Pour trancher le débat sur l’instauration d’un protectionnisme commercial européen «raisonnable et raisonné », prôné par Maurice Allais (Prix Nobel d’Economie), préconisé par un nombre croissant d’économistes (y compris libéraux) et par de nombreux responsables politiques européens.

Pour centrer les campagnes électorales, qui auront lieu dans l’Union Européenne en 2012 et au delà ,sur l’emploi ,qui conditionne le pouvoir d’achat et le désendettement, c’est-à-dire la sortie de la crise.

Pour poursuivre les débats ouverts en 2005, lors du rejet du projet de Traité Constitutionnel Européen.

Pour offrir une solution alternative à l’abandon de l’euro ,qui affaiblirait l’Europe face à la Chine et aux Etats-Unis.

Nous proposons, en application du Traité sur l’Union Européenne (Traité de Lisbonne),de lancer une Initiative Citoyenne Européenne portant sur

« L’emploi et l’instauration d’un protectionnisme commercial européen ».

Ce traité dispose,dans son article 8B,que « Des citoyens de l’Union,au nombre d’un million au moins,ressortissants d’un nombre significatif d’Etats membres,peuvent prendre l’initiative d’inviter la Commission Européenne,dans le cadre de ses attributions,à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu’un acte juridique est nécessaire aux fins d’application des traités ».

TEXTE DE LA PROPOSITION.


« Nous proposons de taxer ou de contingenter les importations dans l’Union Européenne de certains produits ou services provenant de pays qui ne respectent pas :

-Les normes sociales fixées par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (articles 23 à 26) et par le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels de l’ONU (articles 2 à 15)

-Les Conventions Fondamentales de l’OIT (C87, C105, C138, et C182 notamment)

-Des Normes environnementales et sanitaires comparables à celles de l’Union Européenne

Et dont les Balances de paiements courants avec l’Union Européenne sont fortement excédentaires »


COLLECTE DES DECLARATIONS DE SOUTIEN DE L’INITIATIVE.


Le Règlement du Parlement Européen et du Conseil relatif à l’Initiative Citoyenne Européenne permet de collecter les déclarations de soutien via un système de collecte en ligne,qui implique l’ouverture,dans chaque Etat membre de l’Union Européenne,d’un site Internet spécifique.Dans chaque Etat, le système doit être doté de dispositifs de sécurité adéquats, certifié conformes par cet Etat, et doit garantir la protection des données à caractère personnel.

La Commission Européenne disposera d’un délai de 2 mois pour décider de la recevabilité de l’Initiative et pour l’enregistrer.

Dès lors que 1.000.000 déclarations de soutien auront été collectées,provenant d’au moins 7 Etats membres(avec un minimum dans chacun des 7 Etats,égal au nombre de ses députés au Parlement Européen multiplié par 750) :
-l’autorité compétente de chaque Etat membre disposera d’un délai de 3 mois maximum pour vérifier et certifier les déclarations de soutien le concernant
-puis la Commission Européenne disposera d’un délai maximum de 3 mois pour examiner l’Initiative et présenter l’action qu’elle compte entreprendre pour y donner suite.

Les personnes qui soutiennent l’Initiative doivent être inscrites sur les listes électorales de l’Etat membre dont ils font partie.


3.Posté par chaussures converse le 30/05/2011 15:35 | Alerter
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de ces apports et de ces méfaits - pour penser rigoureusement la phase suivante qui s’ouvre. Son livre propose précisément les voies d’une démondialisation pensée et ordonnée par une nouvelle organisation du commerce et des relations financières internationales."
Le Règlement du Parlement Européen et du Conseil relatif à l’Initiative Citoyenne Européenne permet de collecter les déclarations de soutien via un système de collecte en ligne,qui implique l’ouverture,dans chaque Etat membre de l’Union Européenne,d’un site Internet spécifique.Dans chaque Etat, le système doit être doté de dispositifs de sécurité adéquats, certifié conformes par cet Etat, et doit garantir la protection des données à caractère personnel.

4.Posté par shox en france le 03/03/2012 08:06 | Alerter
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Il est en effet - je ne pourrai jamais rendre les réunions réelles de sorte Je m'appuie sur le flux Internet, mais dans ma hâte hier soir, j'ai oublié d'inclure le lien dans le liveblog . Aurait pu être utile . Vous pouvez regarder des réunions ici. Il possède des archives des réunions mensuelles , plus vous pouvez regarder en direct les réunions locaux aussi.

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