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Jean-Pierre Chevènement dénonce 'les pressions incroyables' sur les opposants à la Constitution


"Je sais très bien que des moyens écrasants sont à la disposition du 'oui' de tous les partis installés (UMP, PS, Verts)", ainsi que "l'essentiel de l'establishment des moyens audiovisuels", a-t-il avancé. "C'est avec très peu de moyens que nous allons aborder cette bataille."




Jean-Pierre Chevènement dénonce 'les pressions incroyables' sur les opposants à la Constitution

AFP - mercredi 12 janvier 2005, 22h08

PARIS (AP) - Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) Jean-Pierre Chevènement a dénoncé mercredi "les pressions incroyables" exercées sur les opposants à la Constitution européenne.

Invité de l'émission "Res Publica" sur France Inter avant d'être reçu par Jacques Chirac, Jean-Pierre Chevènement a expliqué qu'il "aborde cette campagne un peu comme David affrontait Goliath".

"Je sais très bien que des moyens écrasants sont à la disposition du 'oui' de tous les partis installés (UMP, PS, Verts)", ainsi que "l'essentiel de l'establishment des moyens audiovisuels", a-t-il avancé. "C'est avec très peu de moyens que nous allons aborder cette bataille."

Au cours de son entretien avec le président Chirac, l'ancien ministre de la Défense "va (lui) demander un plan d'accès égal aux partisans du 'oui' et du 'non' aux médias". "C'est le rôle du CSA".

"Il est normal que ces temps d'antenne soient repartis en fonction de la représentation obtenues par les uns et les autres aux élections présidentielle et législatives", a-t-il ajouté en soulignant que "le non a ses chances".

Pour les partisans du 'oui', "il s'agit de répandre dans l'esprit public l'idée que la Constitution européenne serait supérieure à la Constitution nationale", a regretté ce farouche opposant au projet constitutionnel européen. Ce dernier "ne peut que nous créer de la régression économique et sociale (...) saper les fondements de la démocratie (...) et marginaliser la France encore plus".

Quant à l'adhésion de la Turquie, l'ancien ministre s'est déclaré favorable à son entrée dans une "Europe des nations" tout en qualifiant de "dérive préoccupante" son arrivée "dans une Europe intégrée".

Interrogé sur une éventuelle candidature à la prochaine présidentielle, Jean-Pierre Chevènement a rétorqué qu'il ne serait "pas inerte en 2007". Fort de 1,5 million de voix au premier tour en 2002, il a souligné que "c'est quelque chose qui est considérable".

"Je mesure la responsabilité que cela me donne", a-t-il conclu. AP

ljg/sop

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