Rishi Sunak dans une situation politiquement délicate alors que la rébellion grandit suite au vote au Rwanda

Jean Delaunay

Rishi Sunak dans une situation politiquement délicate alors que la rébellion grandit suite au vote au Rwanda

Les membres du Parlement se préparent à voter sur le projet de loi révisé du Premier ministre Sunak sur le Rwanda, qui vise à répondre aux préoccupations en matière de politique d’asile, au milieu de dissensions internes au sein du Parti conservateur au pouvoir.

Dans le cadre d’une manœuvre politique à enjeux élevés, les membres du Parlement s’apprêtent à voter aujourd’hui sur le projet de loi révisé du Premier ministre Rishi Sunak sur le Rwanda, marquant un moment critique dans le débat en cours sur la politique d’asile du Royaume-Uni.

Cette législation constitue une réponse au récent blocage par la Cour suprême du Royaume-Uni d’un projet antérieur, invoquant des inquiétudes quant aux dangers potentiels auxquels sont confrontés les demandeurs d’asile.

La loi proposée décrit une stratégie selon laquelle certains demandeurs d’asile seraient envoyés au Rwanda, mais dans le but d’assurer leur sécurité.

La majorité des partis d’opposition devraient rejeter le projet de loi, ce qui posera un défi à Sunak, qui doit obtenir un soutien substantiel au sein de son propre parti conservateur.

Avant le vote, Sunak s’est engagé dans un effort de lobbying désespéré, y compris un petit-déjeuner d’urgence avec des députés conservateurs de droite.

Le groupe des Nouveaux Conservateurs, une faction au sein du parti, a exprimé des réserves quant à la forme actuelle du projet de loi, soulignant la nécessité de modifications significatives.

Si le projet de loi est rejeté, ce serait la première fois qu’un gouvernement perd un tel vote depuis 1986.

Soutien de dernière minute à une politique qui divise

La dissidence au sein du Parti conservateur est palpable, certains députés de droite affirmant que le projet de loi est fondamentalement défectueux et ne répond pas de manière adéquate aux problèmes en question.

Les inquiétudes se sont accrues depuis le week-end et des spéculations circulent sur une potentielle crise de leadership en cas de rébellion.

Même si les députés de droite détiennent le pouvoir de rejeter le projet de loi, une rébellion plus importante de la part des députés centristes, notamment du groupe One Nation, pourrait se matérialiser si le projet de loi subit des amendements significatifs.

Ce groupe, composé d’une centaine de membres, a déclaré son soutien au projet de loi dans sa forme actuelle et a exhorté le gouvernement à résister aux amendements qui pourraient compromettre son intégrité.

Keir Starmer, du Parti travailliste, a ajouté sa voix aux critiques, dénonçant cette politique comme un « gimmick coûteux » et suggérant que les fonds pourraient être mieux utilisés pour lutter contre les gangs criminels facilitant les traversées illégales de la Manche.

Le ministre des Migrations illégales, Michael Tomlinson, a confirmé que le vote aurait lieu et que des efforts étaient en cours pour persuader ses collègues députés conservateurs. Le projet de loi de Sunak sur le Rwanda est devenu un point central de sa stratégie visant à résoudre le problème des passages de la Manche, malgré des doutes persistants quant à son efficacité.

Alors que le drame politique se déroule, le sort du projet de loi rwandais reste incertain, avec des conséquences potentielles importantes tant au sein du Parti conservateur que dans le paysage politique plus large.

Le résultat du vote d’aujourd’hui façonnera la trajectoire de la politique d’asile du Royaume-Uni et influencera la position politique du Premier ministre Rishi Sunak.

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