Russian President Vladimir Putin shakes hands with diplomats upon his arrival at the international airport in Astana, Kazakhstan, Wednesday, July 3, 2024.

Jean Delaunay

Poutine et Xi se rencontrent au sommet de l’Asie centrale pour montrer l’approfondissement des liens

La collaboration de plus en plus étroite entre la Russie, la Chine et d’autres pays suscite une inquiétude croissante au sein de l’OTAN et des puissances occidentales.

Le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping se rencontreront bientôt en personne pour la deuxième fois en deux mois lors de leur visite au Kazakhstan pour une réunion d’un groupe international fondé pour contrer les alliances occidentales.

Poutine et Xi se sont rencontrés pour la dernière fois en mai, lorsque le chef du Kremlin s’est rendu à Pékin pour souligner leur partenariat étroit qui s’oppose à l’ordre démocratique dirigé par les États-Unis et cherche à promouvoir un monde plus « multipolaire ».

Désormais, ils tiendront des réunions dans le cadre de la session annuelle de l’Organisation de coopération de Shanghai, que les deux pays ont créée en 2001 pour discuter des problèmes de sécurité en Asie centrale et dans la région au sens large.

Parmi ses autres membres figurent l’Iran, l’Inde, le Pakistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.

Cette rencontre est une nouvelle occasion pour Poutine et Xi de démontrer la force des liens personnels qui unissent leurs pays respectifs dans leur « partenariat stratégique », alors qu’ils sont tous deux confrontés à des tensions croissantes avec l’Occident.

Le président Kassym-Jomart Tokayev, à gauche, et le président chinois Xi Jinping assistent à une cérémonie de bienvenue officielle au palais d'Astana, au Kazakhstan, le mercredi 3 juillet 2024.
Le président Kassym-Jomart Tokayev, à gauche, et le président chinois Xi Jinping assistent à une cérémonie de bienvenue officielle au palais d’Astana, au Kazakhstan, le mercredi 3 juillet 2024.

Poutine veut montrer que la Russie n’est pas isolée par les sanctions occidentales liées à l’invasion de l’Ukraine en 2022. Un mandat d’arrêt a été émis contre lui par la Cour pénale internationale, qui l’accuse d’être personnellement responsable des enlèvements d’enfants en Ukraine. Cependant, le Kazakhstan n’est pas partie au Statut de Rome et n’est donc pas obligé de l’arrêter.

La rencontre entre Poutine et Xi en mai dernier a montré que la Chine a offert un soutien diplomatique à Moscou et qu’elle est un marché de premier plan pour son pétrole et son gaz. La Russie compte sur Pékin comme principale source d’importations de haute technologie pour faire fonctionner sa machine militaire.

L’organisation aide la Chine à projeter son influence, notamment en Asie centrale et dans les pays du Sud. Xi Jinping a appelé la semaine dernière à la création de « ponts de communication » entre les pays et souhaite promouvoir davantage la Chine comme une alternative aux États-Unis et à leurs alliés.

Laisser un commentaire

12 + dix =