La start-up française d'IA Mistral atteint le statut de licorne, s'imposant comme la rivale européenne d'OpenAI

Jean Delaunay

La start-up française d’IA Mistral atteint le statut de licorne, s’imposant comme la rivale européenne d’OpenAI

Mistral propose aux entreprises des modèles de langage open source qui peuvent être utilisés pour lancer des chatbots et d’autres produits d’IA tels que les moteurs de recherche.

La start-up française d’intelligence artificielle (IA) générative Mistral AI a atteint le statut de licorne après son dernier tour de table.

La société a déclaré avoir levé 385 €, valorisant l’entreprise à environ 2 milliards d’euros, dépassant le seuil de la licorne d’un milliard d’euros.

La start-up parisienne a été fondée il y a sept mois et a été largement citée comme un rival européen du géant américain de l’IA Open AI.

La start-up, cofondée par le PDG Arthur Mensch, Guillaume Lampe et Timothée Lacroix, qui ont de l’expérience chez Meta ou DeepMind de Google, ne compte que 22 salariés.

L’ancien secrétaire d’État français au numérique Cédric O siège également au conseil d’administration de l’entreprise.

« Depuis la création de Mistral AI en mai, nous suivons une trajectoire claire : celle de créer un champion européen à vocation mondiale dans l’intelligence artificielle générative, fondé sur une approche ouverte, responsable et décentralisée de la technologie », Mensch, 31 ans, dit.

Attention de la Silicon Valley

L’annonce du financement intervient alors que les États membres européens et les législateurs ont conclu un accord sur la manière de rédiger une législation sur la manière de réglementer les modèles d’IA.

Les négociations marathon ont été largement retardées par la France, l’Italie et l’Allemagne qui se sont opposées à ce qu’elles appellent une réglementation excessive, estimant que cela nuirait à leurs start-ups dans le domaine de l’IA.

La valeur du Mistral a été multipliée par plus de sept en six mois. Elle a levé près de 500 millions d’euros en novembre et 105 millions d’euros lors de son premier tour de table.

Il a attiré l’attention des sociétés de capital-risque de la Silicon Valley Andreessen Horowitz et Lightspeed Venture Partners ainsi que des géants de la technologie tels que Salesforce.

Mistral propose aux entreprises des modèles de langage open source qui peuvent être utilisés pour lancer des chatbots et d’autres produits d’IA tels que les moteurs de recherche.

Le modèle logiciel open source permet de copier et de réutiliser librement le code informatique, ce qui donne à chacun la permission de créer son propre chatbot.

Cependant, OpenAI et Google ont averti que les logiciels open source peuvent être dangereux car la technologie peut être utilisée pour diffuser de la désinformation.

Mistral a également publié lundi son dernier modèle de langage open source à grande échelle, qui, selon lui, exploite « une technologie complexe que peu d’entreprises maîtrisent ».

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