Salamis Shipyards on the Greek island of Salamis, May 2024

Jean Delaunay

La Grèce va recevoir trois frégates de construction française pour renforcer sa marine

Après la livraison des frégates, les marines grecque et française utiliseront en mer les mêmes systèmes de défense avancés.

La livraison de trois nouvelles frégates de classe Belharra à la marine grecque, destinées à renforcer les capacités défensives du pays et à renforcer la coopération de défense avec la France en mer, se déroulerait comme prévu et dans les délais prévus.

Deux des frégates ont été lancées et subissent actuellement des essais en mer avant d’être remises à la Grèce, tandis que la troisième a vu sa quille fixée en avril dernier.

Les frégates ne seront prêtes à être mises en service qu’en 2025 et 2026.

Certaines parties des navires sont construites aux chantiers navals de Salamine, sur l’île grecque de Salamine, avec une technologie de défense avancée provenant principalement de France.

Les frégates seront équipées de missiles anti-surface Exocet, de missiles anti-aériens Aster, de missiles RAM et de torpilles anti-sous-marines, ainsi que d’hélicoptères et de véhicules aériens sans pilote. De plus, ils seront dotés de la dernière technologie radar, éliminant ainsi le besoin d’une rotation à 360 degrés.

« C’est un panneau fixe, ça veut dire que le radar ne tourne pas, ça fait qu’à chaque instant, à chaque seconde, l’équipage voit partout », explique Cyrille Brett de Naval Group.

Les navires sont présentés comme les premières frégates entièrement numériques.

Et comme le groupe naval français partage l’essentiel de sa technologie avec les chantiers navals de Salamine, il devrait ouvrir une nouvelle ère pour la construction navale grecque.

« Grâce à ces connaissances, je pense que la Grèce peut tourner la page et devenir un constructeur naval de défense très important », a déclaré le président des chantiers navals de Salamine à L’Observatoire de l’Europe.

« Je pense que nous allons voir de nouveaux projets de la part des chantiers navals de Salamine et j’espère de la part d’autres chantiers navals qui seront très importants pour la Grèce, mais aussi pour l’Europe et le transport maritime international », a ajouté le Dr Goerge Koros.

La Grèce a signé le contrat pour les trois navires avec la France en septembre 2021 pour un coût d’environ 3 milliards d’euros. Dans le même temps, le pacte de défense franco-grec a été signé, comprenant une clause de défense mutuelle déclenchant un soutien si l’une ou l’autre nation était confrontée à l’agression d’un tiers.

Tensions avec la Turquie

Les frégates font partie d’une stratégie visant à renforcer les capacités de défense de la Grèce en Méditerranée orientale dans un contexte de tensions récurrentes avec la Turquie, son ennemi de longue date.

Les tensions se sont accrues ces dernières années au sujet des droits d’exploration gazière en Méditerranée orientale et dans les eaux entre les deux pays.

Les deux pays sont en désaccord depuis des décennies sur une longue série de questions, notamment les droits territoriaux dans la mer Égée, les frontières maritimes et aériennes et les droits des minorités.

La Grèce a déjà acheté 18 avions de combat français Rafale et envisage d’en acheter six autres pour moderniser ses forces armées.

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