Des manifestants à Londres affrontent la police avant une marche pro-palestinienne

Jean Delaunay

Des manifestants à Londres affrontent la police avant une marche pro-palestinienne

Les manifestants, considérés comme de droite, ont crié « L’Angleterre jusqu’à ma mort » et ont brandi des drapeaux de Saint-Georges avant les événements du jour de l’Armistice dans la capitale.

Plusieurs affrontements ont éclaté à Londres entre la police et des manifestants de droite alors qu’ils tentaient d’atteindre le cénotaphe de la capitale.

De nombreux manifestants portaient des drapeaux de St George et se dirigeaient vers le monument aux morts en criant « L’Angleterre jusqu’à ma mort ».

Les policiers ont tenté de les empêcher d’atteindre le cénotaphe, mais le groupe a réussi à passer.

Les spectateurs affirment que certains manifestants ont crié « Allons-y ! » alors que la police frappait à coups de matraque.

Des bouteilles auraient également été lancées sur la police par les manifestants, dont beaucoup portaient des masques dans le but apparent de cacher leur identité.

Les affrontements ont eu lieu quelques instants avant les deux minutes de silence du jour de l’armistice.

Des centaines de personnes s’étaient rassemblées au cénotaphe pour commémorer les morts de la guerre au Royaume-Uni à 11 heures (GMT).

Stephen Yaxley-Lennon – plus connu sous le nom de Tommy Robinson –, ancien co-dirigeant de la Ligue de défense anglaise, était présent, après avoir appelé ses partisans de droite à se réunir dans la capitale.

Les affrontements surviennent alors que des centaines de milliers de manifestants se rassemblent à nouveau dans le centre de Londres pour exiger un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le Hamas.

La marche a suscité de nombreuses critiques de la part du Premier ministre Rishi Sunak et de la ministre de l’Intérieur Suella Braverman, car elle coïncidait avec les événements de l’Armistice.

Braverman a été critiqué pour avoir attisé les tensions après avoir accusé la police de « jouer aux favoris » lorsqu’elle a refusé d’interdire la principale marche pro-palestinienne.

Au milieu des appels lancés à Sunak pour qu’elle la licencie, Braverman a plutôt exprimé son « soutien total » à la police métropolitaine.

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