Palestinians shop at a local market next to a destroyed residential building by the Israeli airstrikes, during the Muslim holy month of Ramadan, in Rafah, Gaza Strip, Thursday

Jean Delaunay

Au moins 20 morts dans une autre frappe sur une ligne d’aide humanitaire, Israël nie toute implication

L’attaque contre une file d’attente pour de la nourriture au rond-point du Koweït survient alors que le chef de l’Autorité palestinienne nomme un nouveau Premier ministre

Le ministère de la Santé de Gaza a déclaré que 20 Palestiniens morts et 155 blessés ont atteint l’hôpital al-Shifa de la ville de Gaza après une frappe israélienne sur le rond-point du Koweït, à l’est de la ville de Gaza, où les civils attendaient une aide alimentaire.

« Les blessés gisent sur le sol du complexe médical d’al-Shifa », a indiqué le ministère dans un communiqué. Ils ont notamment indiqué que les équipes médicales avaient du mal à gérer le volume et le type de blessures en raison de capacités affaiblies.

Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont nié toute responsabilité dans l’attaque, affirmant qu’elles évaluaient l’incident.

L’Autorité palestinienne nomme un nouveau Premier ministre mais fait face au scepticisme

Pendant ce temps, le président palestinien Mahmoud Abbas, confronté aux pressions américaines pour réformer l’Autorité palestinienne, a nommé son conseiller économique de longue date comme prochain Premier ministre.

Mohammad Mustafa, économiste formé aux États-Unis et politiquement indépendant, dirigera un gouvernement technocratique en Cisjordanie occupée par Israël, qui pourrait potentiellement administrer Gaza avant un éventuel État.

Mais ces projets se heurtent à des obstacles majeurs, notamment la forte opposition du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Il n’est pas clair si la nomination d’un nouveau cabinet dirigé par un proche allié d’Abbas serait suffisante pour répondre aux demandes de réforme des États-Unis, dans la mesure où le président de 88 ans conserverait le contrôle général.

Washington a salué sa nomination mais a exhorté Mostafa à former rapidement un gouvernement pour mettre en œuvre le changement.

Les États-Unis imposent des sanctions

L’administration Biden a imposé jeudi des sanctions à trois colons israéliens extrémistes en Cisjordanie occupée, accusés d’avoir harcelé et attaqué des Palestiniens pour les forcer à quitter leurs terres.

Deux fermes gérées par les colons ont également été ciblées dans cette décision qui risque d’accroître les tensions déjà accrues entre les États-Unis et Israël à propos de la guerre à Gaza.

L’annonce du Département d’État et du Trésor intervient à un moment de frictions croissantes entre le président Joe Biden et Netanyahu, dont le gouvernement d’extrême droite a réagi avec colère aux précédentes sanctions imposées contre les colons de Cisjordanie.

Les responsables américains, dont Biden et le secrétaire d’État Antony Blinken, ont exprimé à plusieurs reprises leurs inquiétudes quant à une recrudescence de la violence des colons contre les Palestiniens en Cisjordanie depuis le début de la guerre israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza.

Israël a déclaré qu’il prenait des mesures contre de telles attaques et a fait valoir que les sanctions étaient inutiles.

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