L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

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C'est l'Europe que tu voulais, alors mange et tais-toi !



Révisionnisme soft, hypocrisie hard…En 2005, Lellouche et ses amis oui-oui expliquaient que si le non l’emportait, l’Europe irait droit vers la guerre. On n’a pas eu la guerre, mais en échange, on a Viviane Reding qui se prend pour Mme le Préfet de la Région France. Et ça, Monsieur le secrétaire d’État aux affaires européennes, c’est un peu grâce à toi ! Cette Europe, c’est celle que tu voulais. Alors mange et tais-toi.




Viviane Reding, une Européenne modèle, par Marc Cohen

C'est l'Europe que tu voulais, alors mange et tais-toi !

On peut penser tout ce qu’on veut de Viviane Reding ; on ne pourra pas lui contester d’être à la hauteur de sa fonction de Commissaire européenne en charge des droits de l’Homme. Ou du moins de l’idée que se fait de ce blurb un vieux noniste comme moi.

Sa crise de nerfs millimétrée face caméras de mardi, où elle expliquait façon Actors Studio que ça allait barder sur le dossier rom était un précipité de cauchemar européiste absolu. Tout était raccord :
- la forme : « MA patience est à bout » ; en clair, c’est moi, Viviane Reding, la chef ;
- le fond : il ne saurait se faire en France d’autre politique que celle décidée à Bruxelles ;
- les images : en convoquant dans son argumentaire les victimes de la Seconde Guerre mondiale, donc, disons-le, des camps d’extermination nazis, pour parler de reconduites à la frontière, la Commissaire relève de l’amalgame révisionniste – je l’ai déjà écrit mais je suis très très énervé par cette obscénité, alors je me répète. Et de par ses fonctions et son supposé bagage culturel, Mme Reding est aussi coupable, à mes yeux, que le tondu plein de bière ou le pelé gavé de shit qui taguent les synas à la croix gammée. Au passage, je trouve les institutions juives et les associations de déportés un rien timides sur ce détournement de cadavres. Laissons faire sans moufter, et bientôt on invoquera l’Holocauste pour une faute d’arbitrage lors d’un OM-PSG…

Tout cela est tellement grotesque qu’on en viendrait presque à être d’accord avec l’ineffable Lellouche quand il déclare mercredi sur RTL : « Ça n’est pas comme ça qu’on s’adresse à un grand pays comme la France. Nous ne sommes pas le mauvais élève dans la classe que la maîtresse tance, le délinquant devant le procureur. » Seulement presque d’accord, parce qu’en vérité c’est bien le même Pierre Lellouche qui n’avait pas de mots assez haineux, au printemps 2005, pour injurier les opposants au TCE.
Je me souviens même, de mémoire, d’une de ses saillies en plein débat télévisé d’avant référendum : si le non l’emportait, disait-il, l’Europe allait droit vers la guerre. Tout faux, l’ami Pierrot. On n’a pas eu la guerre, mais en échange, on a Viviane Reding qui se prend pour Mme le Préfet de la Région France. Et ça, Monsieur le secrétaire d’État aux affaires européennes, c’est un peu grâce à toi ! Cette Europe, c’est celle que tu voulais. Alors mange et tais-toi.

Mais revenons à nos moutons noirs. Un autre eurobéat (si ma mémoire de 2005 ne me joue toujours pas de tours), à savoir notre président en personne, a suggéré à Viviane Reding qu’on accueille les Roms au Luxembourg. Comme il a sorti cette bonne blague devant les sénateurs UMP, on pourrait penser qu’il parlait du jardin du Luxembourg, contigu à leur hémicycle. Mais non, il conseillait en fait au Grand Duché – dont est originaire Mme Reding – de mettre ses actes en accord avec les paroles d’icelle. Cette boutade a, semble-t-il, provoqué un pataquès monstre avec Luxembourg – cette fois, on ne parle ni du parc à enfants Bonpoint, ni du pays à banques opaques, mais de la capitale éponyme, allez vous y retrouver ! Je ne sais si ce bordel diplomatique avec nos voisins d’opérette finira en conflit armé, auquel cas Pierre Lellouche aura fini – quelle horreur ! – par avoir raison. Ce que je sais, en revanche, c’est qu’il n’y a pas là-bas de problème rom. Non parce que le chef de l’État répugne à y utiliser ces migrants à des fins de politique intérieure, ce qui serait somme toute louable. Plus simplement parce que la loi luxembourgeoise leur interdit, de fait, tout séjour prolongé (cf. document téléchargeable ci-dessous).

Alors bien sûr, on a su mettre les formes. Chez Viviane Reding, au Grand Duché des Droits de l’homme, on ne parle pas de roms, mais de « citoyens bulgares et roumains », et on ne les expulse pas, puisqu’on s’est donné la peine de leur faire une loi tout exprès pour qu’il ne puissent même pas entrer pour chercher un emploi… sauf s’ils en ont déjà un !

Et voilà comment la morale est sauve. Franchement, c’est pas beau, l’Europe ?

Marc Cohen
Journaliste
Causeur

20_1_cond_at_nem.pdf 20.1_Cond.AT.NEM.pdf  (20.08 Ko)


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1.Posté par olivier.montulet@skynet.be le 19/09/2010 11:19 | Alerter
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Votre arroguance est complètement dépassée et vootre mépris des institutions européennes montre à quel point vous êtes nationaliste orgueilleux. Non vous ne faite pas honneur à la France et confirmez à ceux qui le pensent que les français son chauvins et prétentieux. Je n'aime pas le mode de fonctionnement de l'UE et encore moins son idéologie acquise et visiblement innébrenlable qu'est le capitalisme-libéral; Cependant l'UE existe et reconnait à tous les Etats et citoyens qui la composent l'égalité devant la loi et les traités. C'est beaucoup mieux que ce que faity Sarkosy qui entre l'identité nationale, la loi antifoulard, les injres à ceyux qui ne lui plaisent pas et la chasse aux Roms montre limites étroites de son intollérances. La France nous aa donné une autre image qui était la terre d'asile de tous les opprimés.
Personnellement je regrette que Viviane Reding soit revenue sur sa déclaration. La comparaison est à 100% appropriée. Le problème c'est que les juifs n'acceptent pas ces comparaisons car elles annihilent la spécificité dont ils se réclament. Et tous ceux qui osent ces comparaisons sont si pas taxés d’antisémitismes le sont d’irrespect envers les victimes du dit holocauste (terme inapproprié, je parlerais plutôt d’acharnement xénophobe et immensément meurtrier à l’encontre des pratiquants du judaïsme). Je ne suis pas antisémite ni même anti-juif mais je suis profondément opposé à cette spécificité qui n'est pas fondée ainsi qu'à l’accaparation de l'histoire par les juifs pour en donner le récit qui leur grée en en oubliant tous les autres vécus et en interdisant, de fait, toute autre lecture historique. Cette opposition à la comparaison –comparaison même fut-elle disproportionnée- annihile un des meilleurs moyens de prise de conscience collective des dérivent qui menacent notre démocratie et nous mènent en droite ligne au totalitarisme. Rien ne sera identique aux horreurs du régime du troisième Reich mais d’autres régimes pourraient mener à des horreurs aussi grandes si pas pires. Les politiques de Sarkozy suivent le chemin qui mena le nazisme au génocide. Elles doivent être dénoncées. Et la brutale comparaison n’est pas une injure aux victimes juives mais un rappel à la mémoire de ce à quoi peuvent mener les dérives de gouvernements qui se disent de régime démocratique et tant bien même qu’ issus de la terre des droits de l’homme. Comme Sarkozy, Hitler fut élu ! Et si comparaison n'est pas raison, elle a le mérite d'interpeler. Peut-on se priver de cette capacité d'interpellation bien nécessaire et même indispensable dans le cas présent?
Précisonspour les mals comprennants, je ne dis pas que Sarkosy effectue un génocide. Je constate qu'il mène des politiques qui conduisent droit à un régime qui ne verait aucun inconvénient a exécuter un génocide. Il faut dénoncer le risque avant l'acte.
Je reprends ici un extrait du texte de Daniel Vanhove " La mémoire sélective de l’Occident : les Juifs… et les autres" publié à l'adresse: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21095 "(...) La semaine passée j’exprimais mes craintes que ne soit revenu en France, le « temps des rafles ». Face à la discrimination avérée des Roms et à la déshumanisation dramatique avec laquelle le président Sarkozy et sa droite xénophobe les traitent – au point d’irriter les instances internationales – ne peut-on pas se demander pourquoi ceux-là n’auraient pas les mêmes droits que les Juifs ? En effet, ces communautés toutes deux millénaires, ont subi les mêmes traques pendant la deuxième guerre mondiale et se sont retrouvées dans les mêmes camps d’extermination de Buchenwald, Auschwitz, Ravensbrück,… où il semble qu’au moins 500.000 Roms, appelés Tziganes à l’époque, aient été supprimés. Une partie de l’Europe a donc bien vis-à-vis des Roms, la même responsabilité que vis-à-vis des Juifs dans la façon expéditive et assassine dont elle s’en est débarrassée sous le régime nazi. A moins d’une justice à géométrie variable, pourquoi donc avoir par la suite, opéré une différence dans la manière d’expier nos crimes d’alors ? (...)" Remarque: Les Roms sont installés en France de façon tout à fait légale dès lors qu'ils font partie de l'UE et qu'ils jouissent de la libre circulation des personnes au sein de l'UE. La pauvreté et le dénuement de cette communauté ne constituent pas un délit. Ici je reprend le texte de Gilbert Casasus, professeur en études européennes à l'université de Fribourg (Suisse), intitulé " Thilo Sarrazin, symptôme de la progression des droites xénophobes en Europe " et publié à l'adresse: http://www.marianne2.fr/Thilo-Sarrazin,-symptome-de-la-progression-des-droites-xenophobes-en-Europe_a197225.html " Thilo Sarrazin, membre du directoire de la Bundesbank et auteur d'un livre raciste intitulé «L'Allemagne court à sa perte» vient de démissionner de ses fonctions, au grand soulagement de la classe politique allemande. Mais ses thèses ont rencontré un franc succès auprès des franges populaires. Même en France, l’affaire Sarrazin a fait grand bruit. Pourtant, cet homme, aujourd’hui membre démissionnaire du directoire de la Bundesbank, était jusqu’à présent peu connu du grand public. Sauf à Berlin, où il fut Sénateur aux finances de 2002 à 2009. Pourtant, ce social-démocrate vient de défrayer la chronique dans une Allemagne que beaucoup espéraient nettement plus immunisée contre des idées particulièrement xénophobes que l’on aurait aimé ne plus entendre, que ce soit outre-Rhin ou partout ailleurs. Sous couvert de recherches scientifiques, Thilo Sarrazin n’a fait que remettre les thèses biologiques à l’ordre du jour, n’hésitant pas à évoquer « un gène partagé par tous les juifs » et à stigmatiser tous les musulmans incapables à ses yeux de s’intégrer en Allemagne." La xénophobie est de plus en plus tolérée et considérée comme légitime? Nous devons la dénoncer avec force.

2.Posté par Claude Brisset le 19/09/2010 13:20 | Alerter
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C'est bien beau de prendre parti pour les pauvres Roms , mais n'est-ce pas un choix philosophique de l'existence, le nomadisme, qui les condamne à la pauvreté ? Bien sûr que si et là est le vrai problème : l'instrumentalisation de ces minorités pour remettre en cause les fondements de la société sédentaire, et le principal de ces fondamentaux qu'est la propriété privée.

Au nom de quel principe une collectivité devrait accepter qu'une population puisse revendiquer de se voir allouer des terrains pour s'y installer alors que pour la majorité des citoyens dans notre société, l'accès à ce même terrain ne pourra se concevoir que dans le cadre d'une acquisition, pour laquelle la plupart d'entre eux devront s'endetter une bonne partie de leur vie ?

Au nom de quel principe les uns devraient-ils accepter de participer par la taxe ou l'impôt pour financer les infrastructures publics alors que d'autres se verraient allouer, de part leur spécificité culturelle revendiquée le bénéfice de ces mêmes infrastructures gratuitement?

Vous dénoncez l' U.E et son dogme capitaliste-libéral, alors qu'en fait l' U..E démontre chaque jour davantage sa nature profondément marxiste, par la négation qui y est prôné des grands ensembles culturels historiquement constitués que sont les peuples ayant forgés les états européens, avec les spécificités propres en matières de conceptions et d'organisations sociales et économiques.

Le but idéologiques de l' U.E est la décomposition des états historiques, la mise à mort de la démocratie ; voir les critiques adressées à la Suisse qui démontre pourtant qu'elle est l'une des rares véritable démocratie participative d'Europe ( alors que le principe de la démocratie participative était pourtant le crédo des ouiouistes en 2005 )

Le refus du droit des peuples à faire valoir leur héritage historique face à l'idéologie de l' U.E signe la volonté d'une classe politique en rupture d'avec leurs origines identitaires et culturelles.
A ce titre nous avons à faire à une nouvelle nomenklatura digne de l'époque soviétique.

Et comme en URSS à l'époque de Staline où l'on déportait les populations pour casser les ensembles culturels susceptible de constituer des résistances au totalitarisme communiste , on utilise les migrations légitimées au nom de la prétendue libre circulation ( sous contrôle vidéo et de passeport biométrique n'est-ce pas !) pour casser les ensembles culturels européens.

Les Roms ne constituent qu'un signe avant coureur de ce qui pourra se produire lorsque, Turquie intégrée les frontières virtuelles de l' U.E iront jusqu'au coeur de l'Asie Centrale : alors les Turkmènes du Turkménistan et Afghans d'origine turkmènes( et d'autres encore) parce que de langue turcophone pourront obtenir la nationalité turc et venir s'installer en Europe où grâce aux gentils traités voulus et adoptés par les gentils partisans du OUI et du droit de l'hommisme sans réflexion, pour lesquels tout le monde il est gentil, ils pourront exiger au nom du droit des minorités de bénéficier des mêmes avantages que, par exemple, les Roms .

Faut-il rappeler qu'en Asie centrale, le nomadisme est encore très présent dans le mode de vie de ces populations !

Mais je le confesse, m'aimant pas du tout l'actuel président de notre république en état de décomposition morale avancée, je ne lui accorde pas une seconde de penser qu'il agit de la sorte dans le cadre d'une vision d'avenir, qui serait de vouloir préserver la pérennité de notre civilisation ( Mme Valéry Pécresse n'a-t-elle pas déclaré 3 jours avant le référendum de 2005 que l'objectif était de créer une nouvelle civilisation en Europe sic ! Rien que ça, et uniquement avec des mots et de bonnes intentions ??????)

Non Monsieur Sarkozy à réagit parce qu'un duo de Roms à attaqué à main armé un casino, tiré sur la police alors qu'il nous avait promis d'agir avec plus de fermeté contre la délinquance et plus encore la récidive ( ce qui était le cas des deux individus en question ) et que cela à foutu en l'air ses beaux discours trompeurs.
Et il est déjà en pré-campagne électorale, c'est un fait, comme ses adversaires d'ailleurs.

Le problème avec la réalité, c'est qu'elle se voit et se vit sauf chez ceux qui s'enferme mentalement dans son déni.

3.Posté par olivier.montulet@skynet.be le 19/09/2010 15:25 | Alerter
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Monsieur Brisset, j’ai hésité à vous répondre tant j’estime vos propos déplacés. Mais je ne peux laisser circuler de fausses affirmations et des analyses erronées, fussent-elles apparemment de bon sens.
Ici, il s’agit de défendre les principes même de la démocratie et des droits de l’homme. S’opposer à la stigmatisation ethnique des Roms, ce à quoi vos propos participent amplement, c’est défendre nos droits à tous.
Les Roms n’ont pas votre culture, mais leur culture n’est pas moins digne et légitime que la vôtre. D’ailleurs elle s’inscrit, peut-être à la marge, mais s’inscrit elle aussi dans notre patrimoine culturel commun européen, comme bien d’autres.
Votre attachement à la propriété privée n’est pas universel. La preuve en est que vous craigniez sa disparition. Donc cet attachement n’est pas plus légitime que le nomadisme face au sédentarisme.
Le problème des Roms c’est que l’on leur refuse de prendre en comptes leur mode de vie. Eux ne demandent rien d’autre que de vivre en paix et en harmonie avec les autres populations. Il serait urgent d’enfin s’attaquer à un règlement des commodités communes à mettre en œuvre pour que cette cohabitation se passe sans heurt ou à tout le moins pour que les conflits puissent se régler par des règles de droit admises par tous. Voilà une responsabilité majeure des autorités politiques auxquels elles se soustraient depuis des générations. Monsieur Sarkozy, plutôt que de s’attaquer au problème, préfère la voie du populisme et de l’exclusion ethnique en prétextant une délinquance qui n’est pas avérée tant bien même que certains Roms soient coupables d’actes délictueux. Ces individus doivent être poursuivis mais non leur communauté. Il s’agit sinon de mesures arbitraires.
C’est bien ce que reproche la Commission Européenne (qui n’est pas une Luxembourgeoise, même si elle est représentée en ce cas par une ressortissante de ce pays au même titre qu’en d’autres matière c’est une personnalité de nationalité française qui la représente). Reproche d’autant plus grand que la France a signé les traités qui instituent la libre circulation au sein de l’UE de tout les ressortissants de pays de l’UE, ce dont vous jouissez. Trouveriez normal que les français soit chassés de Bruxelles où ils constituent la seconde communauté après les francophones belges sous prétexte qu’un de vos ressortissants aurait commis un délit ?
Lorsque vous prétextez qu’il faut sauvegarder les cultures et leurs particularisme vous oubliez (comme souvent en France) les guerres d’invasions et coloniales que votre charmant Etat a mener par le passé pour étendre sa culture (notamment). Vous oubliez aussi l’apport des cultures étrangères dont c’est nourrie la culture française comme vous oubliez l’uniformisation culturelle qui fut conduite par le jacobinisme au sein de votre état. Inversement vous oubliez que par exemples un grand nombres de mots du vocabulaire anglais vient en droite ligne du français.
Par ailleurs il n’existe aucune culture figée, à moins d’être géographiquement isolée, ce qui n’existe plus aujourd’hui. Et le cas où elle se replie sur elle-même en s’isolant, elle en vient à dépérir comme un corps qui n’est plus nourri.
Vous ne saurez jamais vous opposer aux influences culturelles extérieures. Le défit est de rendre sa propre culture suffisamment riche, vivante pour qu’elle soit séduisante pour que des traits soient intégrés dans d’autres cultures. Vous opposants aux autres cultures vous faites déjà barrage à l’attrait que votre culture pourrait exercer.
++++
Vous avez raison, les responsables politiques sont actuellement incapables de réduire la délinquance et de faire rayonner nos cultures en intégrant les migrants.
Mais cela est du uniquement au fait qu’ils usent et abusent de répression et de replis sur soit. C’est en investissant massivement dans des actes d’ouverture, d’échange et de tolérance que les cultures et donc les peuples et les individus se rencontreront. Je reprends ici la citation de Martin Luther King « Avec la violence, vous tuez le haineux mais pas la haine ; La haine ne peut éteindre la haine, seul l’amour peut le faire ».
N’oubliez pas le plus beau des principes de la république qui est la Fraternité.
++++
Je l’ai dis, je n’aime pas l’Europe institutionnelle actuelle et les valeurs Libérales-capitalistes qu’elle véhicule aveuglément, mais à cette face regrettable s’oppose une face qui est celle de faire vivre ensemble des communautés nationales et culturelles alors qu’elles se sont faites d’éternelles guerres au cours des siècles passés. Sur ce point l’Europe n’a pas trop mal réussi. Le repli sur soit, le non respect de l’Institution Européenne à laquelle la France à souscrit dès les origines (et donc a participé à en faire ce qu’elles sont) dont fait montre Nicolas Sarkozy et le Gouvernement Filon mènent droit aux conflits. Et déjà ils commencent entre français dits de souche et Roms, et Musulmans (même français), et Commission Européenne, et Commissaire Luxembourgeoise. Peut-être seront nous à nouveau en guerre avec la Bulgarie et la Roumanie qui « envoient leurs Roms » chez nous ?
Les nazis commencèrent par reconduire les juifs et les Roms nommés alors Tziganes aux frontières. Ils finirent par les mener aux chambres à gaz avec les homosexuels, les artistes moderne et biens d’autres qu’ils considéraient dangereux pour la belle culture Aryenne qui ne pouvait souffrir ces « bâtards » ces « barbares », ces « étrangers…
Sarkozy comme Hitler fut élu, et use d’une politique populiste pour séduire les citoyens déconcertés face à leurs angoisses d’un lendemain qui s’annonce différent de ce qu’ils connaissent. Sarkozy mène des combats pusillanimes qu’ils convient de dénoncer si nous ne voulons pas que ces lendemains déchantent.

4.Posté par olivier.montulet@skynet.be le 19/09/2010 15:56 | Alerter
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A lire: http://www.rue89.com/laurent-mucchielli/2010/09/17/hortefeux-flirte-avec-les-demons-de-la-xenophobie-et-du-populisme-1671

5.Posté par Claude Brisset le 19/09/2010 21:03 | Alerter
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Vouloir faire vivre ensemble des gens sans se soucier de savoir s'ils le désiraient réellement était au fondement de l'idéologie communiste en URSS.

C'est pourquoi le communisme à inventé le camps de rééducation et utilisé la psychiatrie à des fins de destruction mentale des êtres humains, quand il s'agissait d'opposants.

Le nazisme à été plus radical encore en considérant qu'il était pur perte de vouloir "conditionner" certaines catégories d'humains désignés selon des critères racistes comme n'étant pas digne de vivre.

Assimiler Nicolas Sarkozy à Adolf Hitler est totalement délirant, et nous sommes là face à ce qu'est le discours de l' eurobéatitude: tous ceux qui ne pensent pas comme nous sont des europhobes / racistes / xénophobes etc........

Souvenez-vous des commentaires à l''encontre du Président Vaclav Klaus , présenté comme europhobe alors qu'il faut se souvenir qu'avant d'être élu président de son pays, il contribua au redressement économique de celui-ci quand il était ministre des finances, et fit entrer la Tchéquie dans les critères de convergences économiques impliqués par l'adoption du pacte de stabilité budgétaire de Maastricht.

Donc on connait le discours de l'UE : se soumettre point final !

Quant à la devise de la république qui serait la fraternité, rappelez vous que ceux qui ont couché sur le papier la fameuse déclaration des droits de l'homme et du citoyen, ont imposé leur idéologie par le meurtre de masse avec l'instauration du régime de la terreur.

Curieuse manière de concevoir le principe de fraternité, sauf si l'on considère justement que seuls ceux qui pensent comme le veux l'idéologie officielle ont le droit d'exister.

Quant aux guerres d'invasions coloniales dont vous parlez, c'est le plus souvent au nom des valeurs républicaines que vous prétendez défendre qu'elles furent faites ( faut-il rappeler que l'une des conséquences majeure de la colonisation du continent africain aura été la fin de l'esclavage, du moins officiellement dans la plupart des pays du continent. Qu'en aurait-il été sans la colonisation ?)

Bref, la terreur idéologique à encore de beaux jours devant elle.

En fait je crois que vous ne comprenez pas ce que l'on dit : au-delà d'une certaine limite, la cohabitation pacifique devient impossible à réaliser lorsque les différences culturelles et philosophiques sont à ce point trop marquées.

L'UE se veut un empire, comme l'a déclaré Mr José Manuel Barroso et un empire est intrinsèquement anti-démocratique. De plus , plus il s'étant plus il se décompose.
Sa destiné est l'éclatement et les peuples se retournent vers ce qu'étaient les structures antérieurs à la création de l'empire.
Je pense comme je le crois ceux qui partage mon point de vue que nous vivrons ce mécanisme de manière accélérée.

Nous ne sommes pas recroquevillé sur nous mêmes .Nous avons appris de l'histoire que ceux qui déclenchent les guerres sont ceux la mêmes qui caressent des chimères.

Après L'URSS, L'UERSS sera vouée à l'échec. Tout comme la volonté des USA de maintenir leur hégémonie mondiale ne survivra pas à notre défaite, je dis bien notre défaite, celle des occidentaux, par la faute des obligations vis à vis de l'OTAN impliqué par la mise en oeuvre du TCE, , dans le conflit en Afghanistan.

Nous ne sommes pas des passéistes. Nous pensons à l'hypothèse de l'échec du projet européen alors que vous refusez catégoriquement de l'envisager comme pouvant être possible.

De plus je ne considère pas que l'Europe doive être considéré comme un laboratoire, ni les européens comme devant être les cobayes d'une expérimentation délirante : la fusion de toutes les cultures au sein d'un grand tout dont le fondement serai la négation de soi même, de son être propre et de ses origines.

Si les cultures ont survécu dans leurs diversités c'est justement parce que de tout temps des humains ont refusé de se soumettre. Cela s'appelle l'Histoire et vous voudriez en sortir sans comprendre que cela n'est pas possible.


6.Posté par Torsade de Pointes le 20/09/2010 23:34 | Alerter
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Voilà qui est excellemment dit. Les nations sont toujours accusées, ou suspectées, de déclencher des guerres, mais on feint d’oublier que les empires multinationaux, et sans doute y compris l’empire européen, ne sont pas moins enclines aux actions belliqueuses. Celles-ci peuvent, pour un empire, avoir plusieurs buts: pour les oligarchies économiques, d’assurer ses intérêts économiques à l’extérieur; de renforcer la cohésion interne de l’empire en agitant l’épouvantail d’un ennemi extérieur à combattre; et bien sûr, de lutter, le cas échéant, en de sanglantes guerres civiles, contre les peuples soumis qui auraient le mauvais goût de se révolter et de vouloir s’émanciper. L’empire autrichien est une belle illustration de ce deuxième point: pour souder l’empire en cours de liquéfaction avancée, et pour tenter un tant soit peu de recoller les morceaux, ledit empire n’a pas hésité, dans un pari risqué, à mettre en route une bonne petite guerre mondiale. Autre exemple, l’empire des Habsbourg (encore eux!), et sa prétention hégémonique dans l’Europe du XVIe siècle, sorte de construction européenne avant la lettre, prétention qui, face à la résistance des Hollandais, conduisit à une guerre de 80 ans aux Pays-Bas. L’Union européenne n’est-elle pas, d’ores et déjà, par son irrépressible inféodation aux États-Unis, et par son intégration à l’OTAN, impliquée dans des guerres destructrices et meurtrières en Irak et en Afghanistan? Le cas de l’empire autrichien du XVIe siècle tend du reste à prouver que l’idée européenne actuelle, cette obsession des eurolâtres, loin d’être une idée moderne et innovante, est au contraire une vieille lune, délétère, et éculée avant que de naître.

7.Posté par Torsade de Pointes le 20/09/2010 23:35 | Alerter
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Je précise que je commentais la pensée de Claude Brisset, ainsi formulée:

« Nous avons appris de l'histoire que ceux qui déclenchent les guerres sont ceux-là mêmes qui caressent des chimères.»

8.Posté par Samy le 25/09/2010 10:28 | Alerter
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Je cite :

" Alors bien sûr, on a su mettre les formes. Chez Viviane Reding, au Grand Duché des Droits de l’homme, on ne parle pas de roms, mais de « citoyens bulgares et roumains », et on ne les expulse pas, puisqu’on s’est donné la peine de leur faire une loi tout exprès pour qu’il ne puissent même pas entrer pour chercher un emploi… sauf s’ils en ont déjà un !

Et voilà comment la morale est sauve. Franchement, c’est pas beau, l’Europe ? "

C'est clair ! Ont peut dire que l'on c'est bien fait avoir.
A quand un président qui sera à contre-courant de tout ce système corrompue (Il faut pas rêver UMP / PS c'est exactement le même chose) ?

Une Europe certes, mais pas celle d'actuelle.

Ce n'est même plus notre gouvernement qui décide pour notre Pays, c'est les bureaucrates de Bruxelles; un comble ! A l'époque tous le monde critiquait le système de l'URSS. Là on est en pleins dedans...

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