UniCredit autorisé par la BCE à prendre le contrôle de Commerzbank

Milos Schmidt

UniCredit autorisé par la BCE à prendre le contrôle de Commerzbank

La Banque centrale européenne a autorisé UniCredit à dépasser le seuil de participation de 30 % dans Commerzbank. Le prêteur italien espère pouvoir prendre le contrôle de la banque allemande vers la fin de l’année, sous réserve des mesures et conditions réglementaires restantes.

UniCredit a reçu l’autorisation de la Banque centrale européenne de dépasser le seuil de 30% de sa participation dans Commerzbank et d’augmenter encore sa participation, sans plafond, a annoncé jeudi la banque italienne.

L’achèvement des étapes réglementaires restantes et la réalisation des conditions requises pour finaliser l’offre sur Commerzbank sont attendus vers la fin de l’année, a indiqué UniCredit.

A ce stade, UniCredit espère détenir environ 50% des droits de vote de Commerzbank et pouvoir prendre le contrôle de la banque.

UniCredit a décrit cette décision comme une étape clé dans son acquisition de Commerzbank et un signe de la confiance de la BCE dans l’opération et dans la solidité financière de la banque italienne.

Cette décision souligne « l’évaluation positive de la Banque centrale européenne concernant la transaction et la confiance placée dans les fondamentaux solides d’UniCredit et dans sa position solide au sein du secteur bancaire européen », a indiqué la banque dans un communiqué.

En acquérant Commerzbank, valorisée 35 milliards d’euros (39 milliards de dollars), UniCredit entend consolider son statut de poids lourd européen.

UniCredit a acquis une première participation dans Commerzbank en septembre 2024 et a depuis obtenu l’accès à près de 50 % de ses droits de vote, malgré la résistance farouche du prêteur allemand et de Berlin. L’État allemand détient toujours environ 12 % de la banque.

La Commerzbank a supprimé des milliers d’emplois et relevé ses objectifs financiers pour obtenir le soutien des actionnaires en faveur de son indépendance. Mais alors qu’UniCredit est proche du contrôle, la directrice générale Bettina Orlopp a appelé fin juillet à des négociations « constructives » avec le prêteur italien.

Le mois dernier, le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a rencontré le directeur général d’UniCredit, Andrea Orcel, pour obtenir des garanties sur l’avenir de la banque. Il a déclaré qu’il était « d’une importance primordiale » que la Commerzbank « continue à remplir son rôle vital dans le financement de l’économie allemande ».

UniCredit affirme qu’une fusion renforcerait le secteur bancaire européen fragmenté et l’aiderait à rivaliser avec ses rivaux américains plus importants.