A view of the port of Malaga.

Jean Delaunay

Malaga rejoint d’autres villes dans la lutte contre l’hébergement touristique

La ville espagnole est l’une des nombreuses villes d’Europe où les loyers des résidents ont grimpé en flèche tandis qu’AirBnB et d’autres plateformes prospèrent.

Pour la première fois, Malaga freine la prolifération des hébergements touristiques, la municipalité limitant désormais les nouvelles licences aux propriétés disposant d’une entrée séparée.

Malaga rejoint ainsi d’autres villes et territoires qui ont promu des mesures similaires ou plus restrictives, comme les Îles Baléares, Saint-Sébastien, Barcelone, Gijón, Madrid, Séville et Valence, où un moratoire d’un an sur les nouvelles licences de logement touristique est entré en vigueur le 30. Peut.

Selon le Registre du Gouvernement Régional d’Andalousie, Malaga compte 12 124 logements autorisés à usage touristique. Dans toute l’Espagne, il y en a plus de 350 000, avec 1,75 million de places proposées, selon les données publiées par l’Institut national de la statistique en février dernier.

Parmi les villes espagnoles de plus d’un demi-million d’habitants, Malaga possède la plus grande présence d’appartements touristiques : 2,7% de toutes ses propriétés sont destinées aux visiteurs, contre une moyenne nationale de 1,33%. Plus précisément, la ville a connu une multiplication par 14 du nombre de logements touristiques ces dernières années.

Les conséquences pour les résidents sont graves, les experts attribuant à cette tendance la forte hausse des coûts de location et d’achat de propriétés. La ville se classe régulièrement en tête du classement des coûts immobiliers.

L’Union des locataires de Málaga a tiré la sonnette d’alarme sur l’impact de l’essor de l’hébergement touristique, affirmant qu’il a conduit à l’expulsion effective des résidents de divers quartiers, car les logements deviennent indisponibles et les loyers montent en flèche.

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