L’UE est-elle prisonnière de sa propre règle de l’unanimité ?

Jean Delaunay

L’UE est-elle prisonnière de sa propre règle de l’unanimité ?

Un État membre devrait-il être capable de tenir l’ensemble de l’UE sous son emprise ? Et comment l’UE peut-elle remédier à son propre piège du veto ? Répondez à notre sondage, rejoignez la conversation !

Depuis 1966, les États membres peuvent utiliser leur pouvoir à l’unanimité pour stopper les décisions du Conseil européen. Un seul pays opposé suffit à bloquer les travaux du Conseil.

L’application stratégique du droit de veto s’est renforcée après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Selon les experts, les gouvernements utilisent la règle de l’unanimité pour arracher des concessions à Bruxelles sur des questions d’intérêt national.

Cela a déclenché des discussions sur la réforme visant à modifier les règles de vote actuelles au Conseil. Remplacer l’unanimité par la majorité qualifiée est compliqué. Cela nécessiterait que tous les États membres acceptent de renoncer à leur « pouvoir de levier ».

Le conflit du veto a atteint un point où l’UE ne peut plus l’ignorer. À mesure que les scénarios géopolitiques s’aggravent, l’unité interne est nécessaire pour éviter une impasse politique et garantir une prise de décision efficace.

Si l’UE ne trouve pas de solution, elle risque de se retrouver paralysée par sa propre nature.

L’UE peut-elle trouver une solution à l’impasse du veto ? Et à quelle vitesse devrait-elle agir pour trouver une alternative ? Notre sondage est anonyme et ne prend que quelques secondes. Les résultats seront diffusés dans toute l’UE. Une couverture XL – sous forme de vidéos, d’articles et de newsletters – et contribuera à façonner nos reportages alors que nous explorons comment l’Europe peut assurer sa place à l’ère de l’intelligence artificielle.