L'inflation française ralentit sur les coûts de l'énergie avant la publication des données de la zone euro

Jean Delaunay

L’inflation française ralentit sur les coûts de l’énergie avant la publication des données de la zone euro

Les prix de l’énergie ont chuté de manière plus spectaculaire en décembre tandis que les prix des produits alimentaires ont augmenté à un rythme plus rapide.

L’inflation en France s’est ralentie en décembre — un chiffre qui intervient après la décision de la Banque centrale européenne de maintenir ses taux d’intérêt à la fin de l’année dernière.

Les prix à la consommation (IPC) ont augmenté de 0,8% sur un an en décembre, après 0,9% en novembre, selon l’organisme statistique Insee. L’indice des prix à la consommation harmonisé ou IPCH, qui permet de comparer les pays de l’UE, s’élève à 0,7 %. Cela faisait suite à une lecture de 0,8% en novembre.

« La baisse de l’inflation doit être attribuée à une baisse plus prononcée des prix de l’énergie, principalement ceux des produits pétroliers », précise l’Insee.

En revanche, les prix des produits alimentaires ont augmenté à un rythme plus rapide, tandis que les coûts des services et du tabac ont augmenté à un rythme constant.

Les prix des produits manufacturés ont baissé en décembre, mais à un rythme légèrement plus lent.

La BCE a laissé son taux directeur inchangé à 2 % en décembre, dans un contexte de ralentissement de l’inflation et de croissance robuste dans la zone euro.

Parmi les membres du comité de fixation des taux, il existe cependant un manque de consensus sur la trajectoire des pressions sur les prix. Isabel Schnabel, membre du directoire, a mis en garde début décembre contre une inflation des services et une croissance des salaires plus fortes que prévu. Elle a donc ajouté qu’elle était « à l’aise » avec le fait que les investisseurs parient que la prochaine étape serait une hausse.

Le Français François Villeroy de Galhau, un autre membre de la commission, s’est écarté de ce discours, avertissant que l’inflation pourrait tomber trop en dessous de l’objectif de 2 %.

« Les risques baissiers sur les perspectives d’inflation restent au moins aussi importants que les risques haussiers, et nous ne tolérerions pas un dépassement durable de notre objectif d’inflation », a-t-il déclaré.

L’inflation de la zone euro a été enregistrée à 2,1 % en novembre et se situe à proximité de l’objectif de 2 % de la BCE depuis début 2025.

Les projections des services de l’Eurosystème montrent une inflation globale moyenne de 1,9 % en 2026, de 1,8 % en 2027 et de 2,0 % en 2028.

De nouveaux chiffres de l’inflation pour la zone euro devraient être publiés mercredi.

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