People gather at Republique square to protest the far-right National Rally, which came out strongly ahead in first-round legislative elections, Sunday, June 30, 2024 in Paris.

Jean Delaunay

Les partis d’opposition français s’unissent pour bloquer le Rassemblement national d’extrême droite

Un pacte improbable entre les partis d’opposition français les voit se retirer de la course pour empêcher le Rassemblement national de Marine Le Pen d’obtenir une victoire écrasante, après que le parti d’extrême droite soit arrivé en tête au premier tour des élections législatives anticipées.

Les candidats des partis centristes et de gauche français se sont rassemblés pour tenter d’empêcher le Rassemblement national de Marine Le Pen d’accéder au pouvoir.

Le premier tour des élections législatives du 30 juin a vu le Rassemblement national, dirigé par le président du parti Jordan Bardella, obtenir le plus grand nombre de voix, mais ne pas réussir à remporter une victoire totale qui ferait de lui le premier gouvernement d’extrême droite en France depuis la Seconde Guerre mondiale.

Des candidats, dont plusieurs ministres, du parti centriste du président français Emmanuel Macron et de l’alliance de gauche du Nouveau Front populaire se sont retirés pour favoriser les candidats les plus susceptibles de réussir face à un adversaire du Rassemblement national.

Quelque 218 candidats qui devaient concourir au second tour des élections législatives se sont retirés, selon le journal français Le Monde.

Parmi eux, 130 venaient de la gauche et 82 du parti Ensemble de Macron, rapporte le journal français.

« Nous avons un objectif aujourd’hui, celui de refuser la majorité absolue au Rassemblement national », a commenté François Ruffin, du parti d’extrême gauche La France insoumise, qui fait partie de la nouvelle alliance du Front national avec les Verts, les socialistes et les communistes français.

Jordan Bardella, président du parti d'extrême droite Rassemblement national, répond aux journalistes à son arrivée au siège du parti, lundi 1er juillet 2024 à Paris.
Jordan Bardella, président du parti d’extrême droite Rassemblement national, répond aux journalistes à son arrivée au siège du parti, lundi 1er juillet 2024 à Paris.

La décision de se retirer pourrait déterminer l’issue du second tour de scrutin, qui doit avoir lieu dimanche.

La politique française est plongée dans le chaos, après que le président français Emmanuel Macron a décidé de convoquer des élections anticipées suite à sa défaite aux élections européennes, où le Rassemblement national a obtenu le plus de voix.

Son pari semble toutefois s’être retourné contre lui puisque le Rassemblement national s’est hissé en première place au premier tour des élections législatives organisées dimanche, selon les résultats publiés par le ministère français de l’Intérieur.

Bien que le parti soit arrivé en tête, l’extrême droite pourrait ne pas être suffisante pour obtenir une majorité à la chambre basse du Parlement français, qui compte 577 sièges.

La coalition Ensemble de Macron a obtenu un score inférieur de 21 % des voix, en baisse par rapport au résultat obtenu lors des élections législatives de 2022, mais supérieur à celui des récentes élections européennes.

Si le Rassemblement national obtenait la majorité absolue, il aurait le droit de nommer un Premier ministre et un cabinet, mais Macron lui-même a exclu de démissionner de son poste de président.

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