Le Kremlin déclare que Poutine ne prévoit pas d'assister à l'enterrement du chef de Wagner, Prigojine

Jean Delaunay

Le Kremlin déclare que Poutine ne prévoit pas d’assister à l’enterrement du chef de Wagner, Prigojine

Le président russe Vladimir Poutine ne prévoit pas d’assister aux funérailles du chef mercenaire Eugène Prigojine, décédé dans un accident d’avion, a annoncé mardi le Kremlin.

« La présence du président n’est pas prévue », a déclaré le porte-parole présidentiel russe Dmitri Peskov lors de son point de presse téléphonique quotidien, insistant sur le fait que toutes les dispositions relatives aux funérailles de Prigojine étaient prises en charge par sa famille.

Peskov a ajouté que le Kremlin ne dispose d’aucune information sur la date des funérailles et que la décision est prise par « les parents et amis » de l’ancien chef de Wagner.

La plus haute agence d’enquête criminelle du pays, la Commission d’enquête, a officiellement confirmé dimanche la mort de Prigojine.

Le comité n’a pas précisé ce qui aurait pu provoquer la chute du ciel de l’avion d’affaires de Prigojine quelques minutes après son décollage de Moscou en route vers Saint-Pétersbourg. Juste avant l’accident, Prigozhin revenait d’un voyage en Afrique où il cherchait à développer les activités du groupe Wagner.

Les États-Unis affirment qu’une explosion intentionnelle a provoqué le crash

Une évaluation préliminaire des services de renseignement américains a conclu qu’une explosion intentionnelle avait provoqué la chute de l’avion, et les responsables occidentaux ont pointé du doigt une longue liste d’ennemis de Poutine qui ont été assassinés.

Le Kremlin a rejeté les allégations occidentales selon lesquelles le président russe était à l’origine de l’accident, les qualifiant de « mensonge absolu ».

L’accident est survenu exactement deux mois après que Prigozhin a lancé une rébellion contre les dirigeants militaires russes, conduisant ses mercenaires à prendre le quartier général militaire de la ville méridionale de Rostov-sur-le-Don, puis à lancer une marche sur Moscou.

Ils ont abattu plusieurs avions militaires, tuant plus d’une douzaine de pilotes. Poutine a dénoncé la révolte comme une « trahison » et a juré de punir ses auteurs, mais quelques heures plus tard, il a conclu un accord selon lequel Prigojine mettait fin à la mutinerie en échange d’une amnistie et de l’autorisation pour lui et ses troupes de se déplacer en Biélorussie.

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