Le Conseil de sécurité de l'ONU ne parvient pas à renouveler l'autorisation d'une aide transfrontalière vitale pour la Syrie

Jean Delaunay

Le Conseil de sécurité de l’ONU ne parvient pas à renouveler l’autorisation d’une aide transfrontalière vitale pour la Syrie

Deux résolutions rivales se sont tour à tour opposées au veto de la Russie d’une part et des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France d’autre part. Le programme avait permis d’acheminer de l’aide par voie terrestre depuis la Turquie vers les zones tenues par les rebelles de la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie.

Le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas renouvelé l’autorisation d’un programme vital d’aide transfrontalière pour la Syrie.

Deux résolutions rivales se sont tour à tour opposées au veto de la Russie d’une part et des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France d’autre part.

Le programme avait permis d’acheminer de l’aide par voie terrestre depuis la Turquie vers les zones tenues par les rebelles de la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, via le point de passage de Bab al-Hawa, où le dernier mandat de six mois a expiré lundi.

La Russie a opposé son veto à une résolution de compromis qui aurait prolongé de neuf mois l’opération de l’ONU via Bab al-Hawa, et qui a été soutenue par 13 des 15 membres du conseil, ainsi que par le secrétaire général et des organisations humanitaires.

Une résolution russe rivale qui aurait prolongé les livraisons d’aide de six mois mais ajouté de nouvelles exigences n’a pas obtenu le minimum de neuf votes «oui» pour approbation et n’a été soutenue que par la Russie et la Chine. Les trois autres membres du conseil disposant d’un droit de veto – les États-Unis, le Royaume-Uni et la France – ont voté contre la résolution et 10 pays se sont abstenus.

Cette décision plonge maintenant environ quatre millions de personnes dans le pays dans une situation de plus en plus désastreuse alors que la guerre civile du pays entre dans sa deuxième décennie.

Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré aux journalistes que Bab al-Hawa reste « le centre de gravité » des livraisons transfrontalières de l’ONU », et que « nous continuerons à plaider pour l’élargissement de toutes les voies pour fournir une aide humanitaire à des millions de personnes dans le besoin ».

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