La grève nationale de trois jours pour des raisons de sécurité devait durer jusqu’à mercredi mais a maintenant été annulée.
En Espagne, une grève nationale des trains a été interrompue après que les syndicats ont conclu un accord avec le gouvernement.
Initialement prévue pour durer trois jours, du 9 au 11 février, la grève a débuté lundi, provoquant des perturbations dans les services ferroviaires dans toute l’Espagne.
Les conducteurs de train et les cheminots ont convenu de mettre fin à la grève lundi après-midi après que les représentants du secteur et le ministère des Transports soient parvenus à un accord lors de la quatrième réunion entre les deux parties.
La grève aurait entraîné l’annulation de plus de 330 trains à grande vitesse et moyenne distance répartis sur trois opérateurs : Renfe, la société publique de transport ferroviaire, Iryo, un opérateur ferroviaire à grande vitesse, et Ouigo, une marque à bas prix qui opère également en France et en Belgique.
Pour garantir les déplacements essentiels des citoyens, le Secrétariat d’État aux transports et à la mobilité durable avait établi des services minimaux qui régulaient la circulation des trains pendant les jours de grève.
Le Syndicat espagnol des ingénieurs et des cheminots (SEMAF) a appelé à la grève en janvier à la suite d’un accident mortel de train à grande vitesse dans le sud de l’Espagne, qui a fait 45 morts et plus de 150 blessés. Le syndicat réclame de meilleures normes de sécurité sur l’ensemble du réseau.
La grève a débuté lundi après trois séries de négociations entre la SEMAF et le ministère des Transports.
Quels sont mes droits de remboursement ?
Si votre train a été annulé en raison d’une grève, vous avez droit à un remboursement complet dans les 30 jours en vertu de la législation européenne.
Alternativement, vous pouvez changer de train sans frais supplémentaires.
Renfe affirme que les trains touchés par la grève pouvaient annuler ou modifier leurs billets sans frais supplémentaires, quel que soit le canal de vente utilisé. Cela s’applique aussi bien aux passagers dont les trains ont été annulés qu’à ceux qui décident de ne pas voyager pendant la grève.
Les détails sur la façon de demander un remboursement ou de changer de train sont disponibles sur le site Web de l’opérateur ferroviaire.
L’association de consommateurs Facua rappelle également aux passagers retardés leur droit à une indemnisation : 25 pour cent du prix du billet lorsque le retard est compris entre 60 et 119 minutes, et 50 pour cent lorsqu’il dépasse deux heures.
Toutefois, ces compensations ne s’appliquent pas aux billets achetés pendant les jours de grève, ou lorsque le passager a été informé du retard avant l’achat du billet.
Il est conseillé aux passagers de vérifier l’état des services avant de se rendre en gare, car les horaires des trains peuvent varier tout au long de la journée.
La grève devait durer jusqu’à mercredi
La grève devait initialement se poursuivre jusqu’au mercredi 11 février, les syndicats qui l’avaient appelée n’ayant pas réussi à trouver un accord avec le ministère des Transports et les entreprises du secteur. Cependant, lundi, quelques heures seulement après le début de la grève, les deux parties sont parvenues à un accord lors de leur quatrième réunion ces derniers jours.
Les syndicats ont défendu les arrêts de travail comme une mesure visant à exiger des améliorations en matière de travail et de sécurité.
Le début de l’année a été marqué par plusieurs accidents ferroviaires en Espagne, dont le plus meurtrier depuis des décennies, ce qui a intensifié le débat sur la sécurité du réseau, les conditions de travail et la nécessité de renforcer les protocoles opérationnels. Cela a accru la pression sur les entreprises et sur l’administration en pleine négociation avec les syndicats.
L’Espagne est à la traîne dans l’inspection du réseau ferroviaire
Plusieurs conducteurs de train spécialisés qui ont été embauchés pour la supervision du réseau par le gestionnaire du réseau ferroviaire public Adif ont déclaré qu’ils se sont retrouvés sans tâches assignées pendant de longues périodes, bien qu’ils aient signé des contrats pour effectuer ce travail, selon le journal espagnol El Mundo.
Cette plainte des conducteurs de train s’inscrit dans une critique plus large de la gestion de la maintenance des infrastructures ferroviaires, jugée non coordonnée et inefficace par certains travailleurs.
La flotte conçue pour inspecter les voies est dans de nombreux cas inopérante ou en phase d’approbation prolongée, ce qui, de l’avis des plaignants, a entravé la capacité de surveiller en permanence le réseau.
Cette situation a fait l’objet d’une injonction de l’Inspection du travail et de la sécurité sociale, qui a pointé l’absence de calendriers de travail et d’horaires annuels pour ces chauffeurs, élément fondamental pour garantir qu’ils puissent exercer normalement leurs fonctions.


