Après la défaite au référendum sur la justice, le vote est considéré comme un nouveau test pour le gouvernement de coalition de droite de Giorgia Meloni.
Les bureaux de vote pour les élections municipales dans quelque 749 municipalités italiennes rouvriront lundi après le premier jour de vote dimanche, dernier test électoral avant les élections générales de 2027.
Plus de six millions d’Italiens ont le droit de voter lors de l’élection des maires et des nouveaux conseils municipaux dans 700 municipalités, dont Venise, la capitale régionale, et quinze capitales provinciales.
Selon les rapports locaux, le scrutin de dimanche a enregistré un taux de participation d’environ 46,5 %, légèrement inférieur à celui des élections précédentes, où le taux de participation avait été de 50,1 %.
Le second tour, pour les communes de plus de 15.000 habitants, est prévu les 7 et 8 juin, dates auxquelles auront également lieu les votes en Sardaigne dans 149 communes concernées ; là, le second tour est fixé aux 21 et 22 juin.
Les électeurs se rendront aux urnes à Venise et dans quinze capitales provinciales : Andria, Agrigente, Arezzo, Avellino, Chieti, Crotone, Enna, Fermo, Lecco, Macerata, Mantoue, Messine, Pistoia, Prato, Reggio de Calabre, Salerne et Trani.
Nouveau test pour Meloni après sa défaite au référendum
Ce vote est un premier test crucial pour le gouvernement Meloni, un moyen de mesurer la solidité de son soutien dans le pays avant les élections générales prévues l’année prochaine.
Cela survient également après la défaite de Meloni lors du référendum sur la réforme de la justice en mars, brisant l’aura d’invincibilité politique du Premier ministre italien.
Le scrutin pourrait soit rassurer la majorité de centre-droit sur la stabilité de ses liens avec l’électorat, soit sonner une nouvelle sonnette d’alarme avant les élections générales de l’année prochaine.
Dans le même temps, le vote mesurera la force et la portée réelle du « grand camp » progressiste, qui doit évaluer si une alternative unie pour 2027 est réalisable. Les coalitions semblent fragmentées d’une région à l’autre, avec des dynamiques locales qui voient Azione s’allier au centre-droit dans certaines villes clés et le centre-gauche se diviser dans d’autres.
Le principal concours dans les grandes villes
Le principal conflit se déroule dans 118 municipalités de plus de 15 000 habitants, où les deux blocs se disputent des bastions clés qui étaient auparavant gouvernés par le camp opposé.
À Venise, le centre-gauche tente de reconquérir la ville après dix ans de gouvernement de centre-droit sous Brugnaro, tandis qu’à Reggio de Calabre, la situation est inversée, le centre-droit cherchant une percée après les mandats du démocrate Falcomatà.
Tout aussi complexes sont les scénarios à Crotone et à Salerne, où la candidature civique de l’ancien gouverneur Vincenzo De Luca se détache sur fond de camp progressiste divisé.
C’est précisément l’issue de ces courses locales spécifiques et délicates qui est susceptible de faire pencher la balance et de déterminer quelle coalition sortira gagnante.


