L’association DAUBMA a déposé une plainte auprès de la Garde civile après la mort d’un dauphin sur la plage Trampolín de Ceuta, en fournissant des images pour clarifier ce qui s’est passé et identifier les coupables présumés.
Un petit dauphin a été retrouvé mort mercredi vers midi sur la plage Trampolín de Ceuta, selon ‘El Faro de Ceuta’, et dans des circonstances que l’Association pour la défense des arbres urbains, de la biodiversité et de l’environnement (DAUBMA) considère comme une attaque. L’organisation a déposé une plainte officielle auprès de la Guardia Civil et a demandé l’ouverture d’une procédure pour clarifier ce qui s’est passé.
Selon le récit de l’association, l’animal a atteint le rivage vivant, désorienté, peut-être à cause du brouillard qui régnait dans la zone ce matin-là. Une fois à terre, raconte DAUBMA, plusieurs personnes l’ont traîné hors de l’eau et l’ont frappé à la tête avec un bâton.
L’organisation affirme disposer de photographies, de vidéos et de captures d’écran sur les réseaux sociaux montrant également du sang sous l’un des yeux de l’animal, ainsi que certaines des personnes présentes essayant de l’essuyer. Selon elle, cela témoigne d’une attaque directe et d’une manipulation de la carcasse incompatible avec toute tentative d’assistance à l’animal. Tout ce matériel a été mis à la disposition de la Guardia Civil.
Une vidéo vérifiée qui a largement circulé, sans que les auteurs ne soient identifiés
Les images, partagées pour la première fois sur les réseaux sociaux, ont été enregistrées sur la partie de la plage où campent les personnes entrées à Ceuta lors de la traversée massive des 30 et 31 juillet.
Un employé de l’entreprise de nettoyage Ecoservicios, qui se trouvait sur place, a été témoin de la scène et a averti les personnes présentes qu’elles devaient arrêter ce qu’elles faisaient et appeler un service de collecte environnementale.
Après cet avertissement, selon des témoins, ils ont tenté de remettre l’animal à la mer, alors qu’il ne montrait plus aucun signe de vie. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu d’identification formelle des responsables : c’est précisément ce que demande la DAUBMA avec sa plainte auprès de la Guardia Civil.
L’affaire a suscité l’indignation en ligne et une habitante locale, Nadia García Gómez, a lancé une pétition sur change.org appelant à l’identification des responsables.
García Gómez souligne qu’elle n’appartient à aucune association et plaide pour une réponse ferme à la maltraitance animale : « Cet acte cruel doit être jugé et puni », a-t-elle écrit en ligne, dans laquelle elle demande aux autorités « de faire quelque chose ». La pétition souligne que le grand dauphin est une espèce strictement protégée dans l’UE et que blesser ou tuer un individu peut constituer une infraction pénale.
DAUBMA et CECAM répondent aux critiques
Répondant à ceux qui demandent où se trouvent les associations de défense des droits des animaux lorsque des animaux sauvages sont découverts à Ceuta, la DAUBMA et la CECAM affirment que leur travail consiste à documenter les cas et à les transmettre aux institutions, tout en déplorant l’absence de réponse.
Ils expliquent qu’ils ont soumis il y a plus de trois mois à la délégation gouvernementale un dossier sur d’autres cas d’animaux morts ou atteints, parmi lesquels des dauphins et des tortues montrant, disent-ils, des signes d’avoir été victimes des filets dérivants, interdits dans l’UE, mais n’ont reçu aucune réponse.
Ils ajoutent qu’une tentative de dépôt de plainte auprès de Seprona n’a pas abouti dans un premier temps et qu’ils se sont donc adressés au tribunal de permanence avec du matériel technique et graphique ; le tribunal, selon leurs dires, a ordonné le classement provisoire de l’affaire dans l’attente d’un rapport Seprona qui n’est toujours pas arrivé.
Les deux organisations affirment se coordonner avec les services d’urgence, la Guardia Civil, la Semar et les sociétés de collecte, et appellent les autorités à veiller à ce que la protection de la faune ne reste pas une simple rhétorique.

