Amazon promet 10 milliards d'euros pour l'Europe avec 25 000 nouveaux emplois et des robots d'entrepôt

Milos Schmidt

Amazon promet 10 milliards d’euros pour l’Europe avec 25 000 nouveaux emplois et des robots d’entrepôt

Amazon fait l’un de ses nouveaux paris les plus importants sur l’Europe, en annonçant plus de 10 milliards d’euros d’investissements pour étendre et moderniser son réseau d’entrepôts et de livraison à travers le continent au cours des années à venir.

Amazon lance une importante campagne d’investissement en Europe, avec plus de 10 milliards d’euros destinés à l’expansion et à la modernisation de son réseau d’entrepôts et de livraison à travers le continent au cours des prochaines années.

Cette annonce, faite jeudi lors de l’événement Delivering the Future d’Amazon à Londres, intervient après que la société a annoncé avoir investi plus de 60 milliards d’euros dans toute l’Europe en 2025, son plus gros investissement annuel sur le continent, soulignant l’ampleur de ses efforts sur le continent.

Une partie des nouveaux investissements sera consacrée à la robotique et à l’automatisation des centres de distribution.

Amazon a déclaré que les systèmes sont conçus pour gérer des tâches physiquement exigeantes, telles que le déplacement de charges lourdes ou le levage répétitif, afin que les employés puissent se concentrer sur d’autres tâches sur ses sites.

Parmi les technologies incluses dans l’investissement figure une nouvelle version de Proteus, le robot d’entrepôt autonome d’Amazon, qui, selon l’entreprise, sera capable de comprendre les instructions des employés en langage humain.

L’effort d’investissement portera également sur l’expansion et la modernisation des centres de distribution, les grands entrepôts d’Amazon où les commandes sont traitées, emballées et expédiées, en ajoutant de nouvelles technologies et en augmentant la capacité de ses opérations européennes.

Amazon n’a pas précisé tous les centres de distribution européens qui bénéficieront d’un financement dans le cadre du nouveau plan de 10 milliards d’euros. Son réseau de distribution s’étend déjà sur plusieurs pays européens, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie.

La société a déclaré que les investissements soutiendraient également la création de 25 000 emplois supplémentaires dans toute l’Europe dans les années à venir.

Amazon a également annoncé un fonds d’un milliard de dollars (860 millions d’euros) pour la formation ciblée des travailleurs d’ici 2030, dans le cadre d’un programme mondial plus large de développement des compétences de 2,5 milliards de dollars.

La société a déclaré que le financement aidera les employés à se former à des postes dans des domaines tels que la cybersécurité, le développement de logiciels, la logistique, les énergies renouvelables et la mécatronique, le programme étant disponible dans certains pays européens, dont le Royaume-Uni.

Ces chiffres soulignent l’ampleur de la présence croissante d’Amazon en Europe. L’entreprise affirme qu’elle soutient déjà plus de 1,5 million d’emplois à travers le continent, dont 230 000 employés directs d’Amazon, plus de 400 000 personnes dans son effectif élargi, y compris des sous-traitants et des travailleurs saisonniers, et plus de 600 000 emplois liés aux 200 000 petites entreprises et entrepreneurs européens qui vendent via Amazon.

Cette annonce intervient alors que l’Europe est confrontée à la perte de certaines de ses entreprises les plus prometteuses au profit des États-Unis et à sa place dans la course mondiale à l’IA et à la robotique, où la Chine et les États-Unis ont progressé à une vitesse fulgurante.

Selon un rapport de Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne, parmi les start-ups fondées en Europe entre 2008 et 2021 et devenues plus tard des licornes, près de 30 % ont déménagé leur siège à l’étranger, la plupart aux États-Unis.

Les décideurs politiques européens ont préconisé des mesures pour faciliter le démarrage, la croissance et le maintien des entreprises en Europe, notamment EU Inc., une initiative qui permettrait aux start-ups de s’enregistrer une seule fois et d’opérer plus facilement dans tout le bloc.