Ursula Von der Leyen pitches plan to shield EU from foreign interference if re-elected

Jean Delaunay

Ursula von der Leyen redouble d’efforts pour créer un bouclier contre les ingérences étrangères

La chef de la Commission européenne a une fois de plus évoqué sa proposition d’un soi-disant « bouclier démocratique européen » qui protégerait l’Europe des ingérences étrangères suite aux retombées du scandale Pravfond.

Ursula von der Leyen a réitéré son projet de créer un « bouclier de la démocratie » européen pour faire face aux ingérences étrangères.

Le président de la Commission européenne était en Suède lundi pour rencontrer le Premier ministre suédois Ulf Kristersson et le vice-Premier ministre Ebba Busch dans une petite exploitation forestière au nord de Stockholm.

Au cours de la conférence de presse, on a demandé à von der Leyen comment l’Europe pouvait empêcher le type d’influence étrangère négative observé dans l’affaire Pravfond récemment révélée. La réponse du président de la Commission a été que les pays doivent « unir leurs forces au niveau européen ».

L’affaire Pravfond, initialement rapportée par les principaux médias européens dimanche, a révélé qu’une organisation russe a dépensé des millions d’euros dans 48 pays européens et ailleurs pour financer de la propagande et d’autres campagnes.

Également connu sous le nom de Fonds de soutien et de protection des droits des compatriotes vivant à l’étranger, le Pravfond a servi à financer les équipes de défense du trafiquant d’armes condamné Viktor Bout et de l’assassin Vadim Krasikov.

Les documents internes divulgués par Pravfond, obtenus par la chaîne publique danoise DR auprès d’une source de renseignement européenne et partagés avec un consortium de journalistes européens, montrent également que l’organisation comptait plusieurs anciens officiers du renseignement russe travaillant comme chefs de ses opérations à travers l’Europe.

Le bouclier de Von der Leyen serait chargé de détecter et de supprimer la désinformation en ligne – en s’appuyant sur le travail du règlement numérique de l’UE, la loi sur les services numériques (DSA) – et de « vacciner » le bloc contre toute influence malveillante en permettant aux Européens de reconnaître les menaces.

Le chef de la Commission a évoqué cette proposition pour la première fois à la mi-mai, alors que le bloc se préparait à une vague attendue de désinformation et d’ingérence malveillante à l’approche des élections européennes de juin.

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