Un touriste canadien accusé d'avoir vandalisé un temple vieux de 1 200 ans au Japon

Jean Delaunay

Un touriste canadien accusé d’avoir vandalisé un temple vieux de 1 200 ans au Japon

Un temple japonais du VIIIe siècle et site du patrimoine mondial de l’UNESCO dans la préfecture de Nara, le temple Toshodaiji, a été vandalisé.

Suite à la dégradation du Colisée à Rome par un touriste britannique, un adolescent canadien est maintenant accusé d’avoir dégradé le temple Toshodaiji, reconnu par l’UNESCO, dans la ville historique de Nara, au Japon.

Le jeune de 17 ans, dont le nom n’a pas été identifié, a été interrogé par la police, selon les médias locaux, pour avoir prétendument gravé la lettre « J » et le nom « Julian » avec ses ongles dans un pilier en bois de la salle dorée du temple bouddhiste sacré.

Le personnel du temple vieux de 1 200 ans aurait été alerté par un touriste japonais qui aurait été témoin du vandalisme présumé. L’adolescent fait l’objet d’une enquête pour suspicion de violation de la loi sur la protection des biens culturels.

« Même si cela a pu être fait sans malveillance, c’est toujours regrettable et triste », a déclaré un moine du temple Toshodaiji.

Police préfectorale de Nara - Twitter
Une photo fournie par la police de la préfecture de Nara montre le nom « Julian » sculpté par l’adolescent

Le temple Toshodaiji, fondé par le moine chinois Jianzhen au VIIIe siècle, est l’un des huit sites qui composent les monuments historiques de l’ancienne Nara, que l’UNESCO a classés au patrimoine mondial en 1998.

Getty Images
Le temple bouddhiste a été achevé en 759 après JC

Ce dernier acte de vandalisme survient après qu’un touriste britannique a été accusé d’avoir dégradé le Colisée de Rome, en gravant son nom et celui de sa petite amie dans un mur intérieur avec une clé. L’incident, filmé et publié sur les réseaux sociaux, est rapidement devenu viral. S’il est reconnu coupable d’avoir endommagé un site culturel patrimonial, Dimitrov encourt une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 €, ainsi qu’une peine de prison potentielle de deux à cinq ans.

YouTube-Twitter
Dimitrov défigurant le Colisée dans une vidéo virale

Parallèlement à sa lettre d’excuses rampante au maire de Rome, Roberto Gualtieri, le résident de Bristol, Ivan Dimitrov, a déclaré qu’il n’était pas au courant de son histoire et de son âge. Un responsable du conseil municipal de Rome a répondu : « Quelle absurdité et quelle lettre surréaliste. Quel niveau d’éducation cet homme a-t-il pour ne pas connaître la signification du Colisée ? »

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