Les passagers à bord du navire affecté par l’hantavirus rendent compte de la vie à bord, décrivant les conditions de la situation actuelle.
Deux des cinq passagers français à bord du MV « Hantius », navire touché par des cas d’hantavirus, ont décidé de s’exprimer, mais ils ont choisi de le faire via un email envoyé jeudi à France Inter.
Julia et Roland, un couple de retraités d’une soixantaine d’années, décrivent une situation bien plus calme que ne le suggèrent les rapports extérieurs. « Il n’y a pas de panique à bord », écrivent-ils, ajoutant qu’il n’est « pas nécessaire de dramatiser à l’excès » la situation.
Selon eux, aucun nouveau cas n’a été détecté, et les conditions restent stables pour les trois autres passagers français ainsi que le reste des touristes et de l’équipage. Bien que de nouveaux cas suspects aient été signalés.
Le couple affirme qu’« un fardeau psychologique important s’est allégé » suite à l’évacuation des passagers infectés. Au total, trois personnes sont mortes et cinq personnes infectées ont été évacuées plus tôt.
La vie à bord, expliquent-ils, est restée « presque normale ». Les passagers peuvent toujours interagir, bien qu’en petits groupes et à distance, avec des masques obligatoires dans les espaces partagés. Les repas sont servis dans la salle à manger selon des règles strictes de distanciation.
Ils soulignent également que les autorités françaises restent activement impliquées. « Nous sommes en contact avec la cellule de crise du ministère, qui a contacté tous les Français à bord et mis à disposition des lignes de contact d’urgence, y compris un soutien psychologique », ont-ils écrit.
Dans leur message, Julia et Roland soulignent également qu’il ne s’agit pas d’une croisière de luxe, mais d’une expédition scientifique et passionnée, réunissant ornithologues, historiens, géographes, botanistes, ou encore spécialistes des cétacés et de l’astronomie.
Le navire, parti d’Ushuaïa le 1er avril à destination du Cap-Vert, se dirige désormais vers Tenerife, où il devrait jeter l’ancre et commencer l’évacuation des passagers restants.


