E-Privacy derogations, which currently ensure child safety online and mean that companies can voluntarily scan their services, will expire on 3 August of this year.

Jean Delaunay

Politique de l’UE. Les législateurs soutiennent la correction de l’accord absent visant à bloquer les contenus pédopornographiques en ligne

Le Parlement européen a voté aujourd’hui en faveur de l’extension d’une solution temporaire pour lutter contre les contenus pédopornographiques en ligne, car il est peu probable qu’un accord sur la législation proposée soit conclu avant la fin du mandat de la Commission européenne.

Les législateurs de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement, avec une majorité de 49 membres sur 66, ont accepté de donner leur feu vert pour entamer des discussions avec les 27 États membres de l’UE afin de maintenir en place des règles temporaires.

La position de la commission doit être approuvée par le Parlement dans son ensemble avant que les négociations avec les pays de l’UE puissent commencer, ce qui pourrait avoir lieu dès le 12 février.

Ce vote intervient alors que les négociations de l’UE sur les règles de lutte contre les abus sexuels sur enfants en ligne (CSAM), présentées en mai 2022 par la Commission européenne, sont dans l’impasse. En vertu de la proposition, les plateformes en ligne et les fournisseurs de services seraient confrontés à des obligations claires de détection, de signalement et de suppression de l’accès à ce type de matériel. Il inclut également des responsabilités spécifiques en matière de prévention, de poursuites et de protection pour les autorités nationales des États membres.

Les institutions européennes ne sont pas parvenues jusqu’à présent à s’entendre sur une position commune ; en particulier, le projet de la commission concernant les ordonnances de détection qui obligent les services de messagerie numérique à déployer une technologie d’analyse côté client pour accéder aux messages cryptés des utilisateurs, se heurte à une résistance.

Le parlement a récemment adopté sa position sur le CSAM, reconnaissant que les technologies de numérisation ne sont pas compatibles avec l’objectif d’avoir des communications confidentielles et sécurisées.

Les législateurs sont soutenus par la plupart des organisations de protection de la vie privée qui affirment que même si ce mécanisme était créé dans le but de lutter contre la criminalité en ligne, il serait également rapidement utilisé par les criminels eux-mêmes, mettant ainsi les citoyens et les entreprises plus en danger en ligne et augmentant les vulnérabilités de tous les utilisateurs.

Règles de confidentialité électronique

Lors d’un appel conjoint la semaine dernière, plus de 53 signataires, dont le groupe de pression technologique DOT Europe et l’organisation de défense des enfants 5RightsFoundation, ont soutenu la proposition de la commission visant à étendre les règles actuelles en matière de confidentialité électronique. « Si une solution permanente n’est pas mise en place d’ici 2027, nous pensons qu’il est crucial de prolonger le cadre temporaire d’au moins deux ans supplémentaires », indique la lettre.

Les dérogations e-Privacy, qui garantissent actuellement la sécurité des enfants en ligne et permettent aux entreprises de scanner volontairement leurs services, expireront le 3 août de cette année. Le Parlement demande une prolongation ponctuelle jusqu’en mai 2025, tandis que les États membres souhaitent que les règles durent encore trois ans.

Birgit Sippel, une députée allemande chargée de diriger le dossier au Parlement, a déclaré que le vote d’aujourd’hui signifie « un vote sur des mesures qui n’auraient jamais dû être prolongées » en l’absence d’un accord CSAM. « Nous avons besoin d’un délai court pour que le conseil adopte une position et d’éviter une situation où il pourrait lui falloir jusqu’à trois ans pour prendre position », a-t-elle ajouté.

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