The scope of the card will include transport services – albeit with some exceptions – as well as cultural events, museums, leisure and sports centres, and amusement parks.

Jean Delaunay

Politique de l’UE. La première carte européenne d’invalidité arrive, petit à petit

Les législateurs ont conclu un accord sur une carte d’invalidité standardisée à l’échelle européenne qui permettra aux personnes handicapées de bénéficier des mêmes avantages et facilités dans les services publics et privés dans toute l’Europe – mais cet accord n’entrera pas en vigueur d’ici trois ans et demi.

En vertu des nouvelles règles, convenues par les députés européens et les ministres de l’UE jeudi (8 février), les personnes handicapées recevront un document attestant de leur condition dans toute l’UE, garantissant l’égalité d’accès à des conditions spéciales et à un traitement préférentiel tels que des frais d’entrée réduits ou nuls, un accès prioritaire. , et des places de parking réservées.

Le champ d’application de la carte inclura les services de transport – à quelques exceptions près – ainsi que les événements culturels, les musées, les centres de loisirs et de sport et les parcs d’attractions.

Les législateurs ont également convenu d’améliorer la carte de stationnement européenne existante, qui portera désormais le même modèle standard, la rendant valable dans toute l’Europe, remplaçant la mosaïque de cartes nationales actuellement délivrées par les autorités locales.

L’accord global « marque une étape de transformation vers une société plus accessible et plus équitable », selon la ministre belge du Handicap et des Affaires sociales, Karine Lalieux. « Cela réaffirme l’engagement de l’UE à favoriser l’inclusion de tous les citoyens au sein de notre Union diversifiée », a-t-elle déclaré.

En 2022, 101 millions de personnes de plus de 16 ans au sein de l’Union européenne souffraient d’une forme de handicap, estime Eurostat. Une autre enquête des services statistiques de l’UE a révélé que 21,1 % des citoyens de l’UE handicapés âgés de 16 ans et plus étaient confrontés à un risque de pauvreté en 2021, contre 14,9 % des personnes valides.

Entre 2016 et 2018, huit pays de l’UE – Belgique, Chypre, Estonie, Finlande, Italie, Malte, Slovénie et Roumanie – ont participé avec succès à un projet pilote de carte européenne de handicap qui a convaincu la Commission européenne d’exporter le concept et l’exécutif a déposé une proposition en septembre dernier.

Les législateurs ont renforcé la proposition initiale en acceptant de rendre gratuits la réception et le renouvellement de la carte européenne des personnes handicapées, sauf en cas de perte ou de dommage.

Ils ont également modifié la loi pour créer un site Web disponible dans toutes les langues de l’UE et dans des formats accessibles afin de fournir des informations pertinentes sur la carte européenne des personnes handicapées et la carte européenne de stationnement.

Le Forum européen des personnes handicapées, qui fait campagne pour la carte depuis plus d’une décennie, a salué l’accord comme « une victoire capitale pour le mouvement des personnes handicapées ». « Nous espérons que cette carte sera bien mise en œuvre et qu’elle deviendra la pierre angulaire de la pleine inclusion des citoyens handicapés dans le projet européen », a déclaré le président d’EDF, Yannis Vardakastanis.

La période de mise en œuvre convenue par les législateurs a toutefois suscité des critiques de la part de la société civile, car elle est jugée trop longue. Les États membres auront 30 mois pour s’adapter et 12 mois supplémentaires pour mettre en œuvre les nouvelles règles, ce qui signifie qu’il faudra près de trois ans et demi pour que la carte émerge.

Le texte de l’accord politique doit encore être approuvé formellement par le Conseil de l’UE et le Parlement, l’approbation finale des députés étant attendue en avril.

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