From left to right: MEP Karima Delli, transport committee chair, Belgian deputy PM Georges Gilkinet, EU transport commissioner Adina Valean.

Jean Delaunay

Politique de l’UE. La Déclaration sur le cyclisme saluée comme un moment « historique » pour l’Europe

Bien qu’il n’ait aucune force juridique, les défenseurs du cyclisme ont salué l’engagement des gouvernements et des députés européens visant à faire de l’Europe un endroit plus favorable au vélo, le considérant comme une reconnaissance importante des avantages pour la santé et l’environnement et comme une étape importante dans la politique des transports de l’UE.

Le cyclisme est « l’un des moyens les plus durables, les plus sains et les plus efficaces » de réduire les émissions de gaz à effet de serre, ont convenu les gouvernements de l’UE en s’engageant à construire davantage de pistes cyclables et de places de stationnement sécurisées, à améliorer la sécurité des usagers et à promouvoir des programmes visant à encourager l’abandon du vélo. quatre roues contre deux.

Cet engagement fait partie d’une déclaration européenne sur le cyclisme signée à Bruxelles mercredi 3 avril lors d’une réunion des ministres des transports organisée par la Belgique, qui préside actuellement les négociations intergouvernementales en tant que président tournant du Conseil de l’UE.

Les gouvernements s’engagent à « augmenter de manière significative les infrastructures cyclables sûres et cohérentes à travers l’Europe » et à accroître la sécurité pour les cyclistes, « notamment en séparant physiquement les pistes cyclables de la circulation motorisée, le cas échéant, ou en garantissant des vitesses sûres dans le trafic mixte ».

La Fédération européenne des cyclistes a salué cette déclaration. « Aujourd’hui, nous célébrons… une réalisation véritablement historique », a déclaré la directrice du groupe de défense, Jill Warren. « Cette déclaration a le potentiel de libérer les bénéfices du cyclisme pour des millions de citoyens européens. »

La déclaration a également été approuvée par le Parlement européen, qui avait demandé au début de l’année dernière à l’exécutif européen d’élaborer une stratégie dédiée au cyclisme dans le but de doubler le nombre de kilomètres parcourus à vélo dans l’Union d’ici 2030.

Contribuant également à la dynamique générée par l’essor du vélo et le déploiement de pistes cyclables pendant la pandémie de covid, les États membres de l’UE pro-cyclisme, la Belgique, le Luxembourg, l’Autriche, l’Irlande, le Danemark et les Pays-Bas, ont produit leur propre déclaration en 2022. Ils ont ensuite été rejoints par dix autres, dont la France et l’Espagne.

La Commission européenne a donné suite en octobre dernier avec le projet de texte d’une déclaration commune de l’UE. Le texte signé cette semaine par les trois institutions européennes ne va pas aussi loin que le Parlement le souhaitait, sans objectifs concrets ni obligations juridiques, mais il a néanmoins été salué comme « une étape importante » par le vice-Premier ministre belge Georges Gilkinet.

« La déclaration était le tout premier texte au niveau européen définissant une politique générale en matière de cyclisme », a déclaré Gilkinet, qui est également ministre belge de la Mobilité, aux journalistes aujourd’hui (4 avril) à la fin de la réunion ministérielle de deux jours qu’il a présidée. « Pour la première fois, le vélo est reconnu comme un élément de la politique de mobilité au niveau européen », a-t-il déclaré.

La commissaire aux Transports Adina Valean, qui a signé au nom de l’exécutif européen, a déclaré que la mise en œuvre des engagements énoncés dans la déclaration relevait des gouvernements et des régions « qui choisissent de le faire ».

Elle a toutefois souligné que la Commission avait cherché à promouvoir le vélo à travers d’autres textes législatifs, comme une loi récemment adoptée sur les droits des passagers qui oblige les opérateurs ferroviaires à fournir des espaces pour le transport des vélos.

Le sommet ministériel a également débouché sur une Déclaration de Bruxelles sur « la mobilité de demain » qui, en plus de faire écho aux principaux points de l’accord sur le vélo, appelle également la prochaine Commission à faire « du report modal vers le transport ferroviaire un objectif central de Politique européenne de mobilité ».

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