« Pas une question de préservatifs » : les habitants de Pékin ignorent la taxe chinoise sur les contraceptifs

Milos Schmidt

« Pas une question de préservatifs » : les habitants de Pékin ignorent la taxe chinoise sur les contraceptifs

La Chine a rendu les préservatifs et autres contraceptifs plus chers pour tenter d’augmenter le taux de natalité, mais les habitants de Pékin affirment que cette mesure aura peu d’impact.

La Chine a augmenté le prix des préservatifs et autres contraceptifs dans le cadre de ses efforts visant à augmenter le taux de natalité, mais les habitants de Pékin et les analystes estiment que cette décision n’aura probablement pas beaucoup d’effet.

Depuis le 1er janvier, les consommateurs doivent payer une taxe sur la valeur ajoutée de 13 % sur les contraceptifs après la suppression des exonérations, tandis que les services de garde d’enfants et de courtage matrimonial restent exonérés de taxe.

Cette politique intervient alors que les autorités tentent d’inverser le déclin du taux de natalité en Chine, entraîné par une population vieillissante et des niveaux de nuptialité record.

Les jeunes de Pékin ont déclaré que taxer les contraceptifs ne résout pas les raisons plus profondes qui empêchent les gens d’avoir des enfants. Une femme d’une trentaine d’années, qui s’appelle uniquement Jessica, a déclaré à l’AFP que les véritables problèmes étaient les pressions liées à l’emploi, à la vie quotidienne et aux inégalités sociales.

« Les gens manquent de confiance en leur avenir et peuvent donc ne pas vouloir avoir d’enfants », a-t-elle déclaré.

Xu Wanting, 33 ans, a déclaré que ceux qui ont besoin de contraceptifs continueront à les acheter, soulignant qu’ils sont également importants pour la santé reproductive des femmes.

La population chinoise a diminué pendant trois années consécutives et pourrait diminuer fortement d’ici 2100, selon les projections de l’ONU.

Alors que les dirigeants, dont le président Xi Jinping, se sont engagés à stabiliser le nombre de naissances, les experts estiment que la taxe sur les contraceptifs est insignifiante comparée au coût élevé d’élever un enfant.

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