L’Irak possède les cinquièmes réserves prouvées de pétrole au monde, estimées à 145 milliards de barils, ce qui représente environ 17 % des réserves totales du Moyen-Orient et environ 9 % des réserves mondiales, selon l’Energy Information Administration (EIA) des États-Unis.
Le ministère irakien du Pétrole a annoncé la découverte d’un important champ pétrolier dans la province méridionale de Najaf, près de la frontière avec l’Arabie saoudite.
Cette découverte est considérée comme l’une des plus importantes dans le secteur énergétique irakien de ces dernières années, car les premières estimations indiquent que l’une des zones d’exploration contient des réserves dépassant 8,8 milliards de barils de pétrole brut.
Le bloc Qurnain est situé dans le sud-ouest de l’Irak, dans la province de Najaf, à environ 180 kilomètres de Bagdad, le long de la frontière irako-saoudienne. C’est l’une des zones les plus prometteuses pour l’exploration pétrolière, couvrant une superficie de 8 773 kilomètres carrés. Le contrat pour le développement, l’exploration et la production de pétrole a été signé le 17 octobre 2024.
Selon les données annoncées par le ministère, les opérations de forage au puits d’exploration Shams-11 ont montré la présence de pétrole brut léger, avec une capacité de production initiale de 3 248 barils par jour.
L’annonce a été faite lors d’une réunion officielle entre le ministre irakien du Pétrole Hayan Abdul Ghani et des représentants de la société chinoise ZhenHua Oil, au cours de laquelle ils ont examiné les progrès réalisés sur le site de Qurnain et discuté des techniques de forage avancées pour accroître l’efficacité des opérations d’exploration et de production et accélérer le développement.
ZhenHua, à travers sa filiale Qurnain Petroleum Limited, est le principal opérateur des opérations de forage exploratoire et de prospection sismique en partenariat avec la partie irakienne.
Un pari chinois sur le désert irakien
La société chinoise a soumis un plan d’investissement rapide visant à accélérer le développement du champ et à le faire entrer en production commerciale dans les plus brefs délais, a indiqué le ministère du Pétrole.
Bagdad s’efforce d’accélérer un projet stratégique visant à construire un pipeline reliant la province de Bassora, au sud, à la ville de Haditha, dans la province d’Anbar, près de la frontière syrienne, avec une capacité d’exportation prévue de 2,5 millions de barils par jour.
Pendant ce temps, l’Irak est confronté à des pressions sur ses exportations de pétrole en raison de la guerre au Moyen-Orient et des perturbations dans le détroit d’Ormuz, un corridor vital pour les expéditions d’énergie irakienne vers les marchés mondiaux.
Avant l’escalade des tensions régionales, l’Irak produisait environ 4,5 millions de barils de pétrole par jour, ce qui en faisait le troisième producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), et exportait environ 3,5 millions de barils par jour, dont environ 90 % transitaient par le détroit d’Ormuz.
Selon les données officielles publiées par le ministère du Pétrole, les exportations de pétrole de l’Irak sont tombées à 18,6 millions de barils en mars, générant des revenus de 1,96 milliard de dollars (1,77 milliard d’euros), soit une baisse d’environ 71 % en termes de revenus par rapport à février, lorsque l’Irak avait exporté plus de 99 millions de barils et gagné 6,81 milliards de dollars (6,15 milliards d’euros).


