Les vandales présumés du mémorial de la Shoah à Paris remontent à la Bulgarie

Martin Goujon

Les vandales présumés du mémorial de la Shoah à Paris remontent à la Bulgarie

Trois personnes soupçonnées d’avoir vandalisé le mémorial de la Shoah à Paris ont été retrouvées en Bulgarie, a indiqué le parquet de Paris. Certains médias soupçonnent une implication russe.

Dans la nuit du 13 mai, quelque 35 graffitis représentant des mains rouges ont été peints sur le mémorial de Paris, suscitant une condamnation généralisée dans un contexte de recrudescence des crimes de haine en France depuis le début de la guerre à Gaza en octobre dernier.

Dans une réponse écrite à L’Observatoire de l’Europe, le parquet a indiqué que trois suspects avaient été repérés par des caméras de surveillance se déplaçant du mémorial vers un hôtel de l’est de Paris, avant de prendre un bus en direction de la Belgique. « Les enquêtes ont également établi que les réserves avaient été faites depuis la Bulgarie », a ajouté le bureau.

Selon des informations de l’hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné et de la radio publique FranceInfo, les enquêteurs suivaient une possible « opération de déstabilisation russe » et avaient déterminé que les individus responsables des graffitis étaient originaires de Bulgarie.

En novembre, un couple moldave a été arrêté, soupçonné d’avoir dessiné quelque 250 étoiles de David bleues à travers Paris, attisant les craintes d’antisémitisme. Les médias AFP et Le Monde ont rapporté en février que l’opération avait été « commanditée par les services de sécurité russes ».

Ces événements ont alimenté les inquiétudes quant à l’ingérence russe dans la politique et la société françaises. Deux semaines avant les actes de vandalisme du 13 mai, les étudiants qui protestaient contre la guerre israélienne à Gaza s’étaient peint les mains en rouge. Certains médias ont associé le symbole de la main rouge au lynchage de deux réservistes des Forces de défense israéliennes à Ramallah en 2000, mais les manifestants ont nié tout lien.

Un responsable du renseignement français a déclaré à L’Observatoire de l’Europe que les « acteurs étrangers » considèrent les débats publics en cours en France comme « un moyen d’exploiter une faiblesse », ajoutant que les « questions franco-françaises » peuvent être utilisées par les « acteurs menaçants » pour faire valoir leur propre « récit ». .»

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