Les négociations sur une alliance d’extrême droite française échouent

Martin Goujon

Les négociations sur une alliance d’extrême droite française échouent

PARIS — Les pourparlers entre les partis d’extrême droite en France sur la collaboration à la campagne électorale anticipée ont échoué moins de 24 heures après leur début.

Le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen, qui a battu le parti du président Emmanuel Macron lors des élections européennes de dimanche, étudiait une éventuelle alliance avec la Reconquête, le parti fondé et dirigé par le fervent d’extrême droite Eric Zemmour.

Mais ce processus s’est brutalement arrêté après la rencontre des deux parties lundi, selon Marion Maréchal, figure de proue du parti Reconquête.

« C’est une grande déception pour la France », a écrit Maréchal après avoir rencontré Le Pen lundi pour discuter d’une éventuelle alliance.

Dans un communiqué, Maréchal a accusé Jordan Bardella, président du Rassemblement national, d’avoir « changé de position » et a déclaré que son parti « refusait désormais le simple concept d’alliance ».

Selon Maréchal, Bardella a expliqué son changement de ton par le fait que le RN ne veut pas être associé à Zemmour.

Ancien journaliste et personnalité médiatique, Zemmour a été condamné à de nombreuses reprises pour incitation à la haine et au racisme. Il est entré en première ligne de la politique lors de l’élection présidentielle de 2022, où il a remporté 7 % des voix. Zemmour a attaqué à plusieurs reprises Le Pen pour sa trop grande indulgence sur des questions telles que l’islam dans la société française.

Mais la présence d’un candidat encore plus à sa droite a aidé Le Pen à adoucir son image et à poursuivre ses projets visant à rendre son parti plus acceptable auprès du grand public.

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