La plupart des pays de l’UE ont connu une augmentation du nombre de femmes occupant des postes de direction depuis 2014, mais trois États ont enregistré une diminution.
La Journée internationale de la femme est célébrée le 8 mars et les données semblent montrer que de plus en plus de femmes accèdent à des postes d’autorité dans le monde de l’entreprise.
De nouvelles statistiques d’Eurostat indiquent qu’en 2024, 35,2 % de tous les postes de direction dans l’UE étaient occupés par des femmes, contre 31,8 % en 2014.
La proportion de jeunes femmes managers entre 15 et 39 ans est plus élevée que dans les autres tranches d’âge : près de 40 % des managers de cette tranche d’âge sont des femmes.
Cette part diminue avec l’âge, avec 34,4% des femmes managers âgées de 40 à 64 ans et 26,5% de celles âgées de 65 ans et plus.
Les chiffres changent également selon la région de l’UE où l’on regarde : les plus grandes proportions de femmes occupant des postes de direction ont été observées en Suède (44,4 %), en Lettonie (43,4 %) et en Pologne (41,8 %).
A l’inverse, les taux les plus bas ont été enregistrés à Chypre (25,3%), en Croatie (27,6%) et en Italie (27,9%).
Mais les chiffres sont en augmentation dans la grande majorité des pays de l’UE : le Luxembourg a enregistré la plus forte augmentation du nombre de femmes managers depuis 2014, à 13,7 %. Viennent ensuite Malte (10,1%) et Chypre (7,9%).
Cependant, la Slovénie (-3,8%), la Lettonie (-0,7%) et la Lituanie (-0,2%) ont en fait enregistré une baisse du nombre de femmes occupant des postes de direction au cours de cette période.
L’augmentation du nombre de femmes dirigeantes d’entreprises intervient alors que de plus en plus de femmes occupent des postes dans des domaines traditionnellement dominés par les hommes au sein de l’UE, comme la science et l’ingénierie.
Europe in Motion avait précédemment rapporté que le nombre de femmes scientifiques et ingénieurs dans le bloc était passé de 3,4 millions en 2008 à 7,9 millions en 2024.
L’augmentation du nombre de femmes managers fait également suite à une volonté de l’UE d’avoir une représentation plus équilibrée des sexes dans les conseils d’administration des sociétés cotées, notamment grâce à la mise en œuvre de sa directive sur la parité entre les sexes dans les conseils d’administration des entreprises.
La directive fixe un objectif pour les entreprises d’avoir 40 % du sexe sous-représenté parmi leurs administrateurs non exécutifs et 33 % parmi l’ensemble des administrateurs.
Alors que la date limite pour que les entreprises atteignent ces objectifs est le 30 juin 2026, la date limite pour que les membres de l’UE transposent la directive dans la loi était décembre 2024, ce qui signifie que les entreprises faisaient déjà pression pour améliorer la diversité au sein de leur direction, conformément aux données d’Eurostat.
Néanmoins, quels que soient les postes de direction, il existe toujours un écart évident en matière d’emploi entre les hommes et les femmes : d’autres chiffres récents d’Eurostat montrent que 80,8 % des hommes étaient employés à temps plein dans l’ensemble du bloc en 2024, contre 70,8 % des femmes.
La proportion de femmes travaillant à temps partiel était cependant nettement plus élevée que celle des hommes (27,8 % contre 7,7 %), et Eurostat a indiqué que l’écart d’emploi a diminué de 1,1 % dans l’UE au cours de la dernière décennie – une tendance enregistrée dans 22 pays de l’UE.


