French Prime Minister Gabriel Attal

Milos Schmidt

Les dirigeants français condamnent trois adolescents accusés de viol antisémite

Le Premier ministre Gabriel Attal a qualifié l’attaque contre une jeune fille d' »absolument ignoble, insupportable et innommable ».

La France est sous le choc d’apprendre que trois garçons âgés de 12 à 13 ans ont été arrêtés en lien avec le viol d’une fillette de 12 ans, que la police considère comme un acte de violence antisémite.

Les faits se sont produits en banlieue parisienne. Selon la plainte de la victime, elle a été victime de violences verbales, notamment en étant traitée de « sale juive » par ses agresseurs. Elle a déclaré avoir été agressée physiquement, notamment avoir reçu des coups de pied, des gifles et s’être fait tirer les cheveux.

Elle a en outre allégué qu’elle avait été violée à plusieurs reprises par deux des trois adolescents et que l’un d’eux avait menacé de la brûler.

Deux des accusés ont été placés en garde à vue et ont fait l’objet d’accusations préliminaires, tandis que le troisième bénéficie du statut de témoin assisté.

Plus tard, l’avocat et leader juif Elie Korchia a déclaré dans une interview à la chaîne française BFM que la jeune fille était juive et que la Palestine avait été mentionnée lors de l’attaque.

Les dirigeants prennent la parole

Le Premier ministre français Gabriel Attal a écrit sur X, anciennement Twitter, que la jeune fille avait été « violée parce qu’elle est juive ».

Lors d’un entretien accordé mercredi soir à la chaîne de télévision française TF1, Attal a exhorté les dirigeants des partis politiques à éviter d’aggraver une situation déjà critique concernant l’antisémitisme en France.

« J’appelle tous les dirigeants politiques à lever les barrières autour de la question de l’antisémitisme. Assez de rhétorique qui banalise, assez de propos tolérés, qui créent dans le pays un climat qui, je le dis, est meurtrier. Malheureusement, depuis le 7 En octobre, l’antisémitisme est de nouveau en hausse dans notre pays. »

Il a qualifié l’incident de « absolument méprisable, insupportable et indescriptible ».

L’attaque intervient en pleine campagne pour des élections législatives anticipées et les dirigeants des différents partis ont réagi rapidement, notamment l’extrême gauche et l’extrême droite.

Jean-Luc Mélenchon, leader du parti de gauche La France Insoumise, a posté sur le réseau social X : « Horrifié par ce viol à Courbevoie et tout ce qu’il met en lumière sur le conditionnement des comportements criminels masculins dès le plus jeune âge et le racisme antisémite.

« Solidarité et sympathie envers la victime et ses proches. J’espère que les soins et le soutien d’urgence seront correctement pris en charge. Et que ce crime et les souffrances qu’il provoque ne se transforment pas en spectacle médiatique ».

Marine Le Pen, qui dirige le groupe d’extrême droite du Rassemblement national à l’Assemblée nationale, s’est adressée à X pour condamner l’attaque tout en critiquant l’extrême gauche, l’accusant d’exploiter le conflit Israël-Hamas pour ses propres gains politiques.

« La récente attaque antisémite et le viol d’une adolescente de 12 ans dans les Hauts-de-Seine sont odieux », a-t-elle écrit. « La recrudescence des incidents antisémites, en hausse de 300 % par rapport aux trois premiers mois de 2023, devrait servir de signal d’alarme à tous les citoyens français.

« Le fait que l’extrême gauche fasse des Juifs des boucs émissaires en utilisant le conflit israélo-palestinien constitue une véritable menace à l’harmonie sociétale. Tout le monde doit le reconnaître à l’approche des 30 juin et 7 juillet. »

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