FILE - The leader of the NVA (New Flemish Alliance) Bart De Wever, May 2014

Jean Delaunay

Le roi des Belges demande au chef du parti flamand de rechercher des partenaires de coalition

Bart De Wever, président de la Nouvelle Alliance flamande nationaliste, a été choisi pour déterminer quels partis pourraient former une coalition gouvernementale.

Le roi de Belgique a nommé Bart De Wever, président de la Nouvelle Alliance flamande (N-VA), nationaliste flamande, pour explorer les possibilités de coalition.

Dans un résultat surprise, la N-VA de De Wever a battu le parti d’extrême droite Vlaams Belang aux élections européennes la semaine dernière, ce qui signifie qu’elle reste le plus grand parti politique de Belgique.

Le roi Philippe a rencontré mercredi après-midi De Wever qui lui a chargé « d’identifier les partis souhaitant former rapidement une coalition stable au niveau fédéral ».

Il fera son rapport au roi dans une semaine, le 19 juin.

Les partis nationalistes flamands ont dominé les élections alors que le parti libéral du Premier ministre Alexander De Croo a été touché.

Malgré les sondages prévoyant que le parti d’extrême droite anti-immigration Vlaams Belang deviendrait la principale force politique dans ce pays de 11,5 millions d’habitants, la N-VA a conservé sa première place, avec 22 % des voix attendues, selon aux résultats provisoires fournis par le ministère de l’Intérieur.

Le Vlaams Belang arrive en deuxième position, avec une part de 17,5%, devant le parti socialiste Voruit, qui a obtenu environ 10,5% des voix.

Le parti de De Croo a obtenu moins de 7 % des voix, loin derrière l’extrême gauche, et il a démissionné peu après l’annonce des résultats.

Les négociations seront compliquées car le pays est divisé par la langue et par de profondes identités régionales. La Belgique est divisée selon des lignes linguistiques, avec la Wallonie francophone au sud et la Flandre néerlandophone au nord, et les gouvernements sont invariablement formés par des coalitions composées de partis des deux régions.

Le Vlaams Belang a jusqu’à présent été empêché d’accéder aux gouvernements, car les partis traditionnels se sont engagés à l’exclure du pouvoir en vertu de la doctrine du « cordon sanitaire », faisant référence à la barrière de protection mise en place pour arrêter la propagation des maladies infectieuses.

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