Le parti conservateur français renverse son leader en raison d'une alliance avec l'extrême droite

Martin Goujon

Le parti conservateur français renverse son leader en raison d’une alliance avec l’extrême droite

PARIS — Ces 24 heures ont été frénétiques pour la droite française.

Les dirigeants des Républicains — parti historique du conservatisme français — ont voté mercredi l’expulsion de leur propre président, Éric Ciotti, qui avait tenté de sceller un accord avec le Rassemblement national d’extrême droite pour les prochaines élections législatives.

« En menant des négociations secrètes, sans consulter notre parti politique et ses adhérents, Éric Ciotti rompt totalement avec nos statuts et la position des Républicains », a écrit dans un communiqué le comité politique du parti, précisant qu’il présenterait des candidats « avec clarté et clarté ». indépendance » lors des élections législatives prévues les 30 juin et 7 juillet.

Mardi, Ciotti a déclaré que son parti s’unirait au camp de Marine Le Pen et de Jordan Bardella dans un effort commun pour vaincre Macron. Mais la proposition a choqué des voix clés au sein des Républicains, notamment sa candidate à la présidentielle de 2022 Valérie Pécresse et le président du Sénat Gérard Larcher, et a immédiatement conduit à des appels à la démission de Ciotti.

Face à son exclusion du parti, un Ciotti provocant a écrit sur X : « Je suis et reste président de notre parti politique, élu par ses membres ! Aucune des décisions prises lors de cette réunion n’a de conséquences juridiques.

La secrétaire générale des Républicains, Annie Genevard, avait convoqué mercredi une commission politique extraordinaire pour décider du sort de Ciotti – une décision que Ciotti a qualifiée d’« illégale » en fermant le siège du parti, invoquant des problèmes de sécurité.

Malgré les objections de Ciotti, le comité politique du parti s’est réuni dans un lieu séparé et a voté son expulsion.

Genevard assurera la direction intérimaire du parti aux côtés de François-Xavier Bellamy, qui était tête de liste du parti aux élections européennes.

Macron a surpris la classe politique française lorsqu’il a annoncé sa décision de convoquer des élections anticipées après la débâcle de son parti aux élections européennes, laissant les partis des deux extrémités de l’échiquier politique pressés de construire des alliances. Alors que les forces de gauche progressent bien en s’unissant, une alliance de partis de droite semble désormais hors de propos.

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