Les législateurs européens de la commission du budget du Parlement ont adopté mercredi leur position de négociation sur le budget pluriannuel 2028-2034, proposant une augmentation de 10 % par rapport à la proposition de 2 000 milliards d’euros de la Commission européenne.
Les députés de la commission des budgets ont adopté mercredi leur position sur le budget à long terme de l’UE, appelant à une augmentation de 10 % et à ce que le remboursement de Next Generation EU – la dette commune approuvée en 2020 pour faire face à l’impact économique du COVID-19 – soit maintenu en dehors du budget de l’UE.
L’augmentation proposée de 10 % serait répartie équitablement entre les trois principales priorités politiques du budget : les plans nationaux, les fonds de compétitivité et Horizon ainsi que l’Europe mondiale.
Le Fonds pour la compétitivité soutiendra des actions visant à renforcer la position de l’Europe dans l’économie mondiale. Les fonds Horizon se concentreront sur l’innovation, l’éducation et la recherche, tandis que Global Europe couvrira l’action de l’UE en dehors du bloc, y compris la sécurité, le financement de projets dans des pays tiers et l’aide humanitaire.
Le Parlement a également proposé de placer le remboursement de la dette Next Generation EU en dehors des plafonds budgétaires, marquant une différence essentielle avec la Commission européenne, qui a proposé de maintenir les remboursements dans les limites du budget.
« La dette de l’UE de nouvelle génération doit être remboursée au-dessus des plafonds budgétaires, et non aux dépens des agriculteurs, des PME, des chercheurs ou des étudiants Erasmus », a déclaré mardi le co-rapporteur de centre-droit Siegfried Mureşan lors d’une conférence de presse.
La création de plans nationaux pour répartir le budget de l’UE est la principale nouveauté de la proposition de la Commission européenne, que le Parlement européen ne soutient pas.
« L’approche de la Commission consistant à prévoir un plan par État membre pourrait affaiblir les politiques de l’UE, réduire la transparence et créer une concurrence entre les bénéficiaires », préviennent les députés dans un communiqué de presse publié après le vote.
La proposition du Parlement européen n’introduit pas de restructuration fondamentale de l’architecture budgétaire, mais met en garde contre plusieurs risques, notamment les problèmes liés à une flexibilité accrue.
La Commission européenne a proposé d’élargir les programmes pour couvrir un plus large éventail de domaines afin de faciliter la réaffectation des dépenses, mais le Parlement a averti que cela pourrait réduire la transparence et la clarté pour les bénéficiaires. Il a également appelé à un rôle plus important dans la supervision du suivi budgétaire.
Le budget à long terme de l’UE doit être approuvé à la fois par le Parlement européen et par les 27 États membres.
Le vote en plénière du Parlement est prévu le 29 avril.
Les pays de l’UE doivent encore adopter leur position avant que les négociations avec le Parlement puissent commencer. Les colégislateurs visent à parvenir à un accord d’ici décembre.


