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Jean Delaunay

La Russie lance sa plus grande attaque contre Kiev depuis des semaines

La Russie lance sa plus grande attaque depuis des semaines sur Kiev, causant des dégâts aux structures et faisant plusieurs blessés. Les experts s’attendent à ce que les attaques en provenance de Russie reprennent.

Jeudi matin, la Russie a lancé plus de deux douzaines de missiles sur la capitale ukrainienne, Kiev, déclenchant une attaque massive. Des maisons, des établissements d’enseignement et d’autres structures civiles ont été endommagées lors de l’attaque. Les rapports font état de plus d’une douzaine de blessés, six écoles et crèches ayant été endommagées et d’autres structures ayant pris feu à cause des débris.

Environ 25 000 personnes, dont environ 3 000 enfants, ont cherché refuge dans les stations de métro de la ville alors que les sirènes des raids aériens persistaient pendant environ trois heures, selon les autorités. Malgré l’attaque, les 31 missiles ont été interceptés par la défense aérienne.

Les experts pensent que l’élection de la Russie est la raison de la récente pause des frappes aériennes, ainsi que du manque de munitions. Toutefois, les raids aériens devraient désormais être plus fréquents.

Pendant ce temps, les ministres des Affaires étrangères de quatre pays d’Europe centrale restent profondément divisés sur la manière de répondre à l’agression russe contre l’Ukraine. Réunis jeudi, les ministres des Affaires étrangères de la République tchèque, de la Pologne, de la Hongrie et de la Slovaquie ont discuté d’une proposition tchèque visant à acquérir des munitions essentielles pour l’Ukraine auprès de pays non membres de l’Union européenne.

Le ministre tchèque des Affaires étrangères Jan Lipavsky a souligné la nécessité de renforcer le soutien à l’Ukraine dans tous les secteurs, y compris l’assistance militaire. Le plan tchèque vise à fournir 800 000 obus d’artillerie à l’Ukraine, les livraisons étant prévues dès le mois de juin. Au moins 18 pays ont exprimé leur intérêt à participer à cette initiative.

Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radek Sikorski, a salué la proposition tchèque comme étant une « excellente idée » et a promis le soutien financier et l’assistance de la Pologne pour acheminer les munitions jusqu’à la ligne de front.

Cependant, le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a réitéré le refus de la Hongrie de fournir des armes à l’Ukraine, soulignant son engagement à ne pas s’impliquer dans le conflit. De même, le ministre slovaque des Affaires étrangères, Juraj Blanar, a maintenu sa position, affirmant que le conflit n’avait pas de solution militaire et que la Slovaquie restait donc peu disposée à fournir des armes à l’Ukraine.

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