La première semaine de juillet a été la "plus chaude jamais enregistrée", selon l'agence météorologique de l'ONU

Jean Delaunay

La première semaine de juillet a été la « plus chaude jamais enregistrée », selon l’agence météorologique de l’ONU

La déclaration, faite lundi par l’Organisation météorologique mondiale, fait suite à plusieurs journées torrides qui ont vu les records de température mondiale chuter.

La première semaine de juillet a été la semaine la plus chaude jamais enregistrée, selon les données de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) de l’ONU. Jeudi dernier a vu le pic moyen mondial quotidien à 17,08 degrés Celsius.

« Le monde vient de connaître la semaine la plus chaude jamais enregistrée, selon des données préliminaires », a déclaré l’OMM dans un communiqué après que le changement climatique et les premiers stades de la configuration météorologique d’El Nino ont conduit au mois de juin le plus chaud jamais enregistré.

El Niño est un phénomène climatique naturel associé à des températures de surface océaniques plus chaudes dans le centre et l’est de l’océan Pacifique tropical. L’épisode actuel devrait se poursuivre avec « une intensité au moins modérée », selon l’OMM.

L’annonce fait suite à une série de jours torrides qui ont vu les records de température mondiale chuter.

Les villes de France ont enregistré des températures maximales de 37°C à 38°C dimanche lors de ce que Météo-France a qualifié d’épisode de canicule non exceptionnel pour la saison.

Les données préliminaires du Service météorologique allemand (DWD) ont montré que les températures ont également atteint 38 ° C à Tönisvorst en Rhénanie du Nord-Westphalie dimanche.

Cette série de températures sans précédent a débuté le 3 juillet (16,88°C), battant le précédent record de 16,80°C établi en août 2016, l’année la plus chaude jamais mesurée par Copernicus.

Plus de 60 000 décès liés à la chaleur

Les scientifiques affirment que les températures écrasantes qui ont recouvert l’Europe l’été dernier pourraient avoir entraîné plus de 61 000 décès liés à la chaleur, soulignant la nécessité pour les gouvernements de faire face aux effets du réchauffement climatique sur la santé.

L’augmentation des décès liés à la chaleur était plus élevée chez les personnes âgées, les femmes et dans les pays méditerranéens, ont-ils constaté. Mais les données ont également indiqué que les mesures prises en France depuis une vague de chaleur meurtrière il y a deux décennies pourraient avoir contribué à y prévenir des décès l’année dernière.

Le système d’alerte français comprend des annonces publiques avec des conseils sur la façon de rester au frais et d’encourager les gens à boire de l’eau et à éviter l’alcool.

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