Julian Assange obtient le droit de faire appel de son extradition américaine

Martin Goujon

Julian Assange obtient le droit de faire appel de son extradition américaine

LONDRES — Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a obtenu le droit de faire appel de sa décision d’extradition vers les États-Unis pour espionnage.

La Haute Cour de Londres a statué lundi que l’éditeur australien pouvait contester son expulsion du Royaume-Uni vers les États-Unis, une décision qui prolonge sa longue bataille juridique.

En mars, la Haute Cour a accordé à Assange un sursis temporaire et a donné trois semaines au gouvernement américain pour fournir des « assurances satisfaisantes » qu’il bénéficierait d’un procès équitable ; faire protéger les droits à la liberté d’expression de son premier amendement ; et ne risquera pas la peine de mort.

Mais la décision rendue lundi par le tribunal retardera encore davantage l’expulsion d’Assange et signifiera que son statut juridique continue d’être contesté. L’argumentation juridique de lundi s’est concentrée sur la question de savoir si Assange bénéficierait des protections du premier amendement.

Assange est recherché pour 17 chefs d’accusation pour violation de la loi américaine sur l’espionnage, obtention de documents militaires secrets et complot en vue de pirater un réseau informatique du Pentagone. S’il est reconnu coupable, il risque une peine pouvant aller jusqu’à 175 ans de prison.

Cette décision prolongera la détention d’Assange dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans le sud-est de Londres, où il est détenu depuis avril 2019.

Les poursuites judiciaires contre Assange ont débuté en 2010 après la publication de centaines de milliers de documents divulgués sur les guerres en Afghanistan et en Irak.

L’éditeur a passé sept ans à l’ambassade d’Équateur à Londres entre 2012 et 2019 pour éviter d’être extradé vers la Suède dans le cadre d’une enquête distincte qui a ensuite été abandonnée.

Les partisans d’Assange soutiennent que son travail représente un journalisme d’intérêt public vital, tandis que les États-Unis ont déclaré que la publication de documents confidentiels mettait en péril la vie de leurs agents.

Laisser un commentaire

quatre × 1 =