Plusieurs gouvernements européens dont des ressortissants figurent parmi les personnes arrêtées ont appelé Israël à libérer les militants et ont qualifié son action de violation flagrante du droit international, tandis que Washington a soutenu les autorités israéliennes, qualifiant la flottille de « coup monté ».
Des dizaines de militants d’une flottille humanitaire à destination de Gaza qui a été interceptée par les forces israéliennes dans les eaux internationales près de la Crète ont débarqué vendredi sur l’île grecque.
Escortés par les garde-côtes grecs, quelque 175 militants ont été emmenés dans quatre bus vers une ville dont le nom n’a pas été divulgué par les autorités.
Les militants seront ensuite transportés par avion de Crète à Athènes, et le ministère grec des Affaires étrangères, en coordination avec les ambassades et les consulats des pays d’origine, les rapatriera tous, ont indiqué les autorités.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré plus tôt qu’environ 175 militants avaient été évacués de plus de 20 bateaux jeudi. Les organisateurs de la flottille évaluent ce nombre à 211.
« En coordination avec le gouvernement grec, les individus transférés des navires de la flottille vers le navire israélien seront débarqués sur une plage grecque dans les prochaines heures », a écrit jeudi soir le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa’ar, remerciant la Grèce « pour sa volonté de recevoir les participants de la flottille ».
« A l’occasion de l’opération israélienne contre les navires de la flottille Global Sumud dans les eaux internationales au large de la Crète, nous appelons à la retenue et au respect universel du droit international, y compris du droit international de la mer et du droit international humanitaire », a déclaré vendredi soir le ministère grec des Affaires étrangères dans un communiqué.
Plusieurs gouvernements européens dont des ressortissants figurent parmi les personnes arrêtées ont appelé Israël à libérer les militants et ont qualifié son action de violation flagrante du droit international.
Washington a soutenu les autorités israéliennes, qualifiant la flottille de « coup monté ».
« Les Etats-Unis attendent de tous nos alliés (…) qu’ils prennent des mesures décisives contre cette opération politique insensée en refusant l’accès au port, l’accostage, le départ et le ravitaillement aux navires participant à la flottille », a déclaré le porte-parole du département d’Etat américain, Tommy Pigott.
Initialement composée de plus de 50 bateaux, la flottille avait pour objectif, selon les organisateurs, de briser le blocus de Gaza et d’acheminer l’aide humanitaire vers le territoire palestinien, dont l’accès reste largement restreint malgré un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas, en vigueur depuis octobre.


