Inhalation is a common exposure route to micro and nanoplastics.

Milos Schmidt

De minuscules particules de pollution plastique pourraient pénétrer profondément dans nos poumons à chaque respiration

L’inhalation est l’une des voies les plus probables d’exposition humaine aux microplastiques.

De minuscules particules de pollution plastique pourraient pénétrer profondément dans nos poumons à chaque respiration, révèle une nouvelle recherche.

Connues sous le nom de microplastiques ou nanoplastiques, une étude de l’Université de technologie de Sydney a utilisé des modèles informatiques complexes pour découvrir ce qui se passe lorsque nous respirons ces particules et où elles se retrouvent dans notre corps.

« La pollution atmosphérique par les particules plastiques est désormais omniprésente et l’inhalation se classe au deuxième rang des voies d’exposition humaine les plus probables », explique l’auteur principal, le Dr Suvash Saha. L’ingestion orale, c’est-à-dire le fait de les manger et de les boire, est la voie d’exposition la plus courante.

Des recherches antérieures ont montré que les microplastiques et les nanoplastiques sont tous deux répandus en extérieur et en intérieur, ce qui signifie qu’il s’agit d’un problème aveugle.

Qu’est-ce qui détermine où les plastiques finissent dans les poumons ?

L’étude a révélé que les habitudes respiratoires jouent un rôle dans la destination de ces particules de plastique. Une respiration rapide, où l’air circule rapidement dans le nez et la gorge, peut entraîner la capture de particules plus grosses dans les voies respiratoires supérieures.

Une respiration plus lente donne aux particules plus petites – en particulier les nanoplastiques – plus de temps pour voyager plus profondément dans le système respiratoire. Ils peuvent potentiellement atteindre des structures sensibles et délicates situées au plus profond des poumons.

La forme peut également avoir une importance en ce qui concerne l’endroit où aboutissent ces particules. La recherche suggère que les fragments de forme irrégulière pourraient mieux échapper aux mécanismes de filtration naturels du corps.

Il existe certaines zones des poumons où les plastiques sont également plus susceptibles de s’accumuler, ce qui pourrait potentiellement entraîner des problèmes de santé.

Quels problèmes de santé sont liés aux plastiques dans les poumons ?

Les principales sources de ces plastiques sont intentionnellement fabriquées pour une large gamme de produits cosmétiques et de soins personnels. Les sources secondaires sont des fragments créés par la décomposition de produits en plastique plus gros comme des bouteilles d’eau ou des vêtements.

La recherche suggère désormais fortement que ces particules de plastique amplifient la susceptibilité humaine à une série de troubles pulmonaires, notamment la maladie pulmonaire obstructive chronique, la fibrose, la dyspnée (essoufflement), l’asthme et des lésions anormales dans les poumons connues sous le nom de nodules de verre dépoli.

Le Dr Saha souligne qu’il existe de plus en plus de preuves de l’impact des microplastiques et des nanoplastiques sur la santé respiratoire. Cette étude peut contribuer à fournir des informations essentielles pour lutter contre les risques potentiels et garantir des interventions de santé efficaces.

Laisser un commentaire

3 × cinq =