Cet ingrédient qu'on ajoute en pensant bien faire est en réalité un piège sucré insoupçonné

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Cet ingrédient qu’on ajoute en pensant bien faire est en réalité un piège sucré insoupçonné

Ajouté sans y penser à nos assiettes estivales, cet aliment cache pourtant un taux de sucre que peu soupçonnent. Une douceur déguisée qui mérite qu’on l’examine avec un peu plus de rigueur.

Le maïs : l’ami qui vous veut (un peu) de sucre

Dans l’imaginaire collectif, le maïs est souvent associé à l’idée de fraîcheur, de croquant, et de santé. Une salade composée ? Un peu de maïs pour la touche dorée. Un encas sain ? Pourquoi pas des galettes de maïs, “sans gluten” et donc, forcément, bonnes pour la santé… Du moins, en apparence. Car derrière ses allures inoffensives, le maïs cache une teneur en sucre qui mériterait d’être scrutée avec un peu plus de vigilance.

La confusion commence dès sa classification. Beaucoup pensent que le maïs est un légume. En réalité, c’est une céréale, et plus précisément un féculent. Ce détail change tout : là où les légumes sont généralement faibles en glucides, les féculents, eux, en regorgent. Et le maïs ne fait pas exception.

Une bombe de glucides sous une robe dorée

Un épi de maïs contient entre 16 et 20 grammes de glucides, soit une quantité équivalente à celle d’une tranche de pain blanc. Ces glucides, une fois digérés, sont convertis en sucres simples. De là à dire que vous ajoutez du sucre à votre salade lorsque vous y mettez du maïs, il n’y a qu’un pas.

Ce constat est d’autant plus problématique que le maïs entre dans la composition de nombreux produits présentés comme “sains” : snacks diététiques, barres énergétiques, biscuits sans gluten… Autant de préparations où l’on pense bien faire, alors qu’on augmente (parfois sans le savoir) sa charge glycémique quotidienne.

La prudence est donc de mise, notamment pour les personnes diabétiques, ou celles cherchant à réduire leur consommation de sucre. Lire les étiquettes nutritionnelles devient ici un réflexe nécessaire : le maïs gonfle rapidement le compteur de glucides, parfois sans en avoir l’air.

Faut-il éliminer le maïs de nos assiettes ?

Il serait exagéré – et contre-productif – de désigner le maïs comme un ennemi absolu. Son index glycémique (IG), compris entre 48 et 69, reste modéré. Cela signifie que la montée de sucre dans le sang reste progressive, contrairement à ce qu’on observe avec des produits très sucrés ou transformés.

De plus, le maïs contient des fibres – utiles pour le transit intestinal – et il affiche un apport calorique plus modéré que d’autres céréales. À ce titre, il peut tout à fait trouver sa place dans une alimentation équilibrée, à condition de ne pas en abuser.

L’enjeu est donc, encore une fois, la modération et la connaissance. Savoir que le maïs est un féculent sucré permet d’ajuster ses portions et de varier les sources de glucides. L’important, ici, n’est pas tant d’exclure que de comprendre ce que l’on consomme.

Conclusion : un “faux-ami” à apprivoiser

Ce n’est pas parce qu’un ingrédient est jaune, croquant, et associé aux salades estivales qu’il est nécessairement anodin. Le maïs, bien qu’apprécié pour sa texture et son goût, n’est pas sans impact sur notre équilibre alimentaire, notamment en raison de sa forte teneur en glucides.

Plutôt que de diaboliser, il convient d’adopter un regard critique : quelle est la place du maïs dans mon alimentation globale ? Est-il accompagné d’autres féculents ? Est-il un ajout ponctuel ou un ingrédient systématique ?

En répondant à ces questions, on se donne les moyens de reprendre le contrôle sur son alimentation, sans tomber dans l’excès inverse de l’évitement systématique. Car, comme souvent en matière de nutrition, ce sont la mesure et l’information qui restent nos meilleurs alliés.

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