Cartographié : la droite montante en Europe

Martin Goujon

Cartographié : la droite montante en Europe

Les efforts de longue date visant à maintenir les forces extrémistes à l’écart du gouvernement en Europe sont officiellement terminés.

Pendant des décennies, les partis politiques de tous bords ont uni leurs forces pour maintenir l’extrême droite loin des leviers du pouvoir. Aujourd’hui, cette stratégie, connue en France comme une cordon sanitaire (ou pare-feu) – s’effondre, à mesure que les partis populistes et nationalistes se renforcent à travers le continent.

Cinq pays de l’UE – l’Italie, la Finlande, la Slovaquie, la Hongrie et la République tchèque – ont des partis d’extrême droite au gouvernement. En Suède, la survie de l’exécutif repose sur un accord de confiance et d’approvisionnement avec les nationalistes démocrates suédois, la deuxième force parlementaire. Aux Pays-Bas, le brandon anti-islamique Geert Wilders est au bord du pouvoir, après avoir conclu un accord historique pour former le gouvernement le plus à droite de l’histoire récente des Pays-Bas.

Pendant ce temps, les partis d’extrême droite dominent les sondages dans une grande partie de l’Europe. En France, le Rassemblement national de Marine Le Pen, leader d’extrême droite, dépasse les 30 %, loin devant le parti Renaissance du président Emmanuel Macron, selon le sondage L’Observatoire de l’Europe. Outre-Rhin, Alternative pour l’Allemagne, parti sous surveillance policière pour ses opinions extrémistes, arrive en deuxième position, face aux sociaux-démocrates.

À l’approche des élections européennes du mois prochain, ces partis pourraient utiliser leur élan pour former un bloc politique puissant – s’ils parviennent à maintenir leur unité.

Un parti d’extrême droite est défini aux fins du présent article comme un membre des deux partis paneuropéens situés à l’extrême droite de l’échiquier politique ou des groupes du Parlement européen portant le même nom.

Il s’agit notamment du parti nationaliste des Conservateurs et Réformistes européens, dominé par le parti des Frères d’Italie et le parti polonais Droit et Justice, et du parti d’extrême droite Identité et Démocratie, qui compte parmi ses membres le Rassemblement national français (et regroupait Alternative pour l’Allemagne avant son expulsion). jeudi à la suite d’une série de scandales). Le parti hongrois Fidesz, qui a quitté le Parti populaire européen de centre-droit en 2021 en raison d’inquiétudes concernant un recul démocratique, est également inclus.

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