Marine Le Pen s'engage à se présenter à l'élection présidentielle française de 2027 malgré sa condamnation pour fraude

Jean Delaunay

Marine Le Pen s’engage à se présenter à l’élection présidentielle française de 2027 malgré sa condamnation pour fraude

La leader du Rassemblement national a annoncé à la télévision française qu’elle resterait candidate à l’élection présidentielle de 2027 malgré qu’un tribunal l’ait reconnue coupable de détournement de fonds européens.

Marine Le Pen a l’intention de se présenter à l’élection présidentielle française de 2027 malgré le maintien par un tribunal français de sa condamnation pour détournement de fonds européens, a annoncé la dirigeante d’extrême droite sur la chaîne de télévision française TF1.

« Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle », a déclaré Le Pen à la chaîne, ajoutant qu’elle porterait son cas devant la plus haute juridiction de France, la Cour de cassation. ** »**Je souhaite utiliser toutes les voies d’appel disponibles afin de pouvoir défendre mon innocence dans cette affaire. »

Le Pen a précisé que le pourvoi devant la Cour de cassation viserait à annuler le jugement de première instance qui l’a condamnée à quatre ans de prison, dont deux commués en port d’appareil de surveillance électronique, à une interdiction de se présenter pendant cinq ans et à une amende de 100 000 €.

Les commentaires de Le Pen devraient apaiser les incertitudes sur l’avenir politique de la chef du Rassemblement national après qu’une cour d’appel de Paris a confirmé mardi sa condamnation en 2025 pour détournement de fonds européens, mais lui a également permis de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.

Mardi, le tribunal a condamné le triple candidat à la présidentielle à trois ans d’emprisonnement, dont un an à purger « à domicile sous surveillance électronique », à 100 000 euros d’amende et à 45 mois d’interdiction d’exercer des fonctions publiques, dont 30 mois avec sursis. Le temps qu’elle a passé à porter le bracelet a été réduit à un an.

Plus tôt, elle avait indiqué qu’elle ne ferait pas campagne avec un bracelet car cela aurait un impact sur sa capacité à se déplacer à travers le pays. Mardi, elle a adopté un ton plus provocateur.

Les juges ont décidé de réduire la période d’inéligibilité initiale de cinq ans qui lui avait été imposée en 2025, qui l’avait empêchée de se présenter aux élections. Le verdict signifie qu’elle a été condamnée à une période d’inéligibilité effective de 15 mois, peine qu’elle a déjà purgée suite à l’exécution immédiate du jugement de 2025.

Dans un communiqué publié après le verdict, les juges ont déclaré qu’ils avaient pris en compte la « liberté de choix des électeurs » lors de la détermination de l’interdiction.

La Cour d’appel a également confirmé la condamnation des onze coaccusés de Le Pen qui avaient fait appel.